TOBIAS MORETTI

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Tobias Moretti: Inakzeptabel, dass "Theater mit Puff gleichgesetzt wird": Interview der Standard

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"LOUIS VAN BEETHOVEN" IM TV/A LA TELEVISION
Tobias Moretti: Inakzeptabel, dass "Theater mit Puff gleichgesetzt wird"
Tobias Moretti : Il est inacceptable que "le théâtre soit assimilé à un bordel".

Moretti erhält den Europäischen Kulturpreis 2021. Am Mittwoch ist er im ORF in "Louis van Beethoven" als altersgrimmiges Musikgenie zu sehen
Moretti reçoit le prix européen de la culture 2021. Mercredi, on pourra le voir sur ORF dans "Louis van Beethoven" dans le rôle d’un vieux génie de la musique furibond.

INTERVIEW
Doris Priesching 23. Dezember 2020,

Dass er nur einen Tag später mit dem Europäischen Kulturpreis ausgezeichnet werden würde, wusste Tobias Moretti zum Zeitpunkt des Gesprächs mit dem STANDARD entweder nicht, oder er ließ es sich nicht anmerken. Im Nachhinein lässt sich das nicht so leicht feststellen, denn Moretti – prinzipiell schwer erreichbar – ist schon wieder ganz woanders. Mit hoher Wahrscheinlichkeit sitzt er gerade auf seinem Traktor, um dringende Arbeiten an seinem Bauernhof in Tirol zu erledigen.
Au moment de l'interview avec le jounal STANDARD, Tobias Moretti ne savait pas ou n'a pas laissé entendre qu'il recevrait le Prix Européen de la Culture un jour plus tard. Rétrospectivement, ce n'est pas si facile à dire, car Moretti - en principe difficile à joindre - est déjà de nouveau tout à fait ailleurs. Il est fort probable qu'il soit actuellement assis sur son tracteur et qu'il effectue des travaux urgents dans sa ferme au Tyrol.

Heute, Mittwoch, ist Moretti in "Louis van Beethoven" um 20.15 Uhr in ORF 2 und ARD als Musikgenie zu sehen. Der Film (Buch und Regie: Niki Stein) erzählt biografische Stationen des Komponisten mithilfe dreier Darsteller: Colin Pütz als Kindgenie, Anselm Bresgott als 20-jähriger Komponist und Moretti in den späten, von Taubheit und Weltenzorn gekennzeichneten Jahren. Beethovens Geburtstag jährte sich in diesem Dezember zum 250. Mal. Vor der TV-Ausstrahlung sorgt der Film bereits für internationale Aufmerksamkeit.
Aujourd'hui, mercredi, On pourra voir Moretti dans le rôle du génie musical dans "Louis van Beethoven" à 20h15 sur ORF 2 et ARD. Le film (écrit et réalisé par Niki Stein) raconte les étapes biographiques du compositeur avec l'aide de trois acteurs : Colin Pütz en tant qu’enfant prodige, Anselm Bresgott en tant que compositeur de 20 ans et Moretti dans les dernières années marquées par la surdité et la colère du monde. Ce mois de décembre a marqué le 250e anniversaire de la naissance de Beethoven. Avant sa diffusion à la télévision, le film attire déjà l'attention internationale.

STANDARD: Der Film ruft in New York, in Italien und auch in Südamerika großes Interesse hervor – was ist da los?
STANDARD: Le film suscite un grand intérêt à New York, en Italie et aussi en Amérique du Sud - que se passe-t-il?

Moretti: Abgesehen vom Weltvertrieb erklär ich’s mir durch das Zusammenwirken von Corona und Trump. In diesem Jahr hat niemand an einen Beethoven-Film auch nur gedacht, und nun hat eine Kulturbesinnung, in Kombination mit Weihnachten, wahrscheinlich für dieses Interesse gesorgt. Wie ich gehört habe, wird der Film in Amerika als Kinofilm gezeigt. Bei uns in Europa läuft er über die Fernsehanstalten.
Moretti: Outre les ventes mondiales, j'explique cela moi-même au travers de l'interaction entre le Corona et Trump. Personne n'a même pensé à un film sur Beethoven cette année, et maintenant un sens de la culture, combiné à Noël, a probablement alimenté cet intérêt. J'ai entendu dire que le film était projeté en tant que long métrage en Amérique. Ici en Europe, il est diffusé à la télévision.

STANDARD: Es heißt, Bach ist gut für die Gesundheit, Mozart ist gut für das Gemüt – in welche Stimmungslage bringt Sie Beethoven?
STANDARD: On dit que Bach est bon pour la santé, que Mozart est bon pour l'esprit - dans quelle humeur Beethoven vous met-il ?

Moretti: Mit solchen Bildungsbürgerkategorien kann ich wenig anfangen, auch nicht mit Stimmungslagen, wenn’s um so jemanden wie Beethoven geht. Diese Musik packt einen so, dass sich die eigene Stimmungslage automatisch unterordnet, so kommt es mir vor. Aber ich kann auch keinen Bach oder Mozart so nebenbei in der Kuchl hören, da werd ich narrisch.
Moretti: Je ne peux pas faire grand-chose avec ces catégories de citoyens éduqués, même pas avec des questions d’humeurs quand il s'agit de quelqu'un comme Beethoven. Cette musique vous saisit de telle manière que votre propre humeur se subordonne automatiquement, me semble-t-il. Mais je ne peux pas non plus écouter Bach ou Mozart avec désinvolture dans la cuisine, là, je deviendrais fou.

STANDARD:Wie wichtig ist Musik für Sie während eines Drehs? Woraus bestand Ihre Playlist während des Drehs zu Beethoven?
STANDARD: Quelle importance accordez-vous à la musique pendant un tournage? En quoi consistait votre playlist lorsque vous tourniez Beethoven?

Moretti: Sie meinen zur Berieselung? Während des Drehs habe ich gar keine Musik gehört. Vor den Dreharbeiten habe ich mir immer wieder die "Große Fuge" angehört, und während des Drehs habe ich dann eher, wenn ich irgendein Klavier erwischt hab, ein paar Sequenzen dessen gespielt, was ich für die Rolle gebraucht habe.
Moretti: Vous voulez dire comme musique de fond ? Je n'ai pas écouté de musique pendant le tournage. Avant le tournage, j'ai écouté la "Grande Fugue" encore et encore, et pendant le tournage, j'ai joué quelques séquences de ce dont j'avais besoin pour le rôle, si je pouvais trouver un piano.

STANDARD:Zum Film: Da geht es in Ihrem Part um die letzten Jahre Beethovens – war das Ihr Wunschabschnitt?
STANDARD: À propos du film: Votre rôle concerne les dernières années de Beethoven - était-ce la partie que vous souhaitiez?

Moretti: Die Auswahl der Lebensabschnitte haben mich am Anfang irritiert, weil sie schnell in ein Klischee rutschen könnten: der Wunderknabe, der junge Wilde und der Unverstandene. Diese Lebensabschnitte verzahnen sich ja doch ineinander.
Moretti: Le choix des étapes de la vie m'a irrité au début, car elles pouvaient rapidement glisser dans un cliché : le garçon prodige, le jeune sauvage et l'incompris. Ces étapes de la vie s'imbriquent les unes dans les autres.

STANDARD: Wie kamen Sie zur Rolle?
STANDARD: Comment en êtes-vous arrivé au rôle?

Moretti: Es war ein Angebot da, und ich habe es lange Zeit stehen lassen, weil mich an Beethoven eben hauptsächlich die Zeit rund um das Heiligenstädter Testament interessiert hat und der frühe Übergang vom jungen Erwachsenen zum Ertaubten. Niki Stein aber hat nicht lockergelassen, immer wieder angerufen, und es war ganz einfach diese Herausforderung und Vorstellung, den Menschen in diesem ständigen Ausnahmezustand, der Ertaubung, die ja schon mit seinem 27. Lebensjahr begonnen hat, zu spielen. Der späte Abschnitt um die "Große Fuge" herum hat mich dann doch sehr fasziniert.
Moretti; Il y avait une offre et je l'ai laissée longtemps de côté parce que je m'intéressais principalement à Beethoven à l'époque du Testament de Heiligenstadt et à la transition précoce du jeune adulte à la personne sourde. Niki Stein, cependant, n'a pas abandonné, a appelé à maintes reprises, et c'était tout simplement ce défi et l'idée de jouer la personne dans cet état d'urgence constant, la surdité qui a commencé à l'âge de 27 ans. La dernière partie autour de la "Grande Fugue" m'a vraiment fasciné.

STANDARD:Wie spielt man Taubheit? Die Herausforderung muss sein, es zu schaffen, im Zuschauer das Gefühl zu erzeugen: Der hört jetzt nichts, wie muss es ihm gehen?
STANDARD; Comment joue-t-on la surdité ? Le défi doit être de créer le sentiment chez le spectateur : il ne peut plus rien entendre, comment doit-il se sentir ?

Moretti: Es ist ein innerer Zustand, eine Abkapselung. Wie ein Blinder einen trüben Blick bekommt und seine Außenwelt kaum mehr wahrnimmt, ist es ein Gefängnis, eine hermetische Innenwelt, und das noch dazu bei einem Menschen dieses Genies, der seine Musik selbst nicht mehr hören kann. Das muss eine ständige Zerreißprobe an der Grenze zur Schizophrenie sein. Klar hat er die Musik im Kopf gehabt, aber wenn man diese Musik hört, ist das in einem menschlichen Spektrum nicht mehr nachvollziehbar. Ich hab es am Anfang mit äußeren Mitteln, mit Ohrstöpseln probiert, aber es war schnell klar, dass man das nicht simulieren kann, sondern einen inneren Schleier darüber legen muss.
Moretti: C’est un état interne, une isolation. Comme un aveugle peut avoir un regard trouble et un monde extérieur à peine perceptible, c’est une prison, un monde intérieur hermétique, et encore plus chez un être humain avec un tel génie qui ne peut pas entendre sa musique.Cela doit être une épreuve constante au bord de la schizophrénie. Bien sûr, il avait la musique dans sa tête, mais quand on écoute cette musique, ce n'est plus compréhensible dans un spectre humain. Au début, j'ai essayé des moyens externes, avec des bouchons d'oreille, mais il est vite devenu clair qu’on ne peut pas simuler cela, mais qu’on doit plutôt mettre un voile intérieur dessus.

STANDARD: Beethoven war das, was man heute als "schwierigen Künstler" bezeichnen würde. Früher galt man als solcher als geheimnisumwittert und interessant. Wie sehr darf man sich als Künstler das "Schwierige" noch erlauben?
STANDARD: Beethoven était ce qu'on appellerait aujourd'hui un "artiste difficile". Dans le passé, on était considéré comme mystérieux et intéressant en tant que tel. Jusqu'à quel point peut-on encore se permettre d'être "difficile" en tant qu'artiste ?

Moretti: Beethoven war kein schwieriger Künstler, sondern ein schwieriger Mensch – die Essenz des Begriffs, er war der Künstler an sich. Und zwar nicht im äußeren Gehabe, sondern in dem Anspruch an sich selbst und in seiner Kompromisslosigkeit. Das, was man als geheimnisumwitternd und interessant bezeichnet, ist eher die Wahrnehmung seiner Zuhörer, des gerade aufkeimenden Bildungsbürgertums, und eine posthume Romantisierung, so glaube ich. Und dazu gehört auch, dass der Künstler dann der Schwierige sein muss. In der Tat stelle ich mir seinen Charakterzug, sein Leben, seinen Zustand auch in der Kommunikation als sehr schwierig vor, und das ist diesen beiden Umständen geschuldet: der Taubheit und seinem Wesen.
Moretti; Beethoven n'était pas un artiste difficile, mais une personne difficile - l'essence du terme, il était l'artiste lui-même. Et certes, pas dans le comportement extérieur, mais dans les exigences envers lui-même et dans son attitude intransigeante. Ce qu'on appelle mystérieux et intéressant, c'est davantage la perception du public, la classe moyenne éduquée émergente, et une romantisation posthume, je crois. Et cela signifie aussi que l'artiste doit alors être le plus difficile. En fait, j'imagine ses traits de caractère, sa vie, sa condition de communication comme très difficile, et cela est dû à ces deux circonstances: la surdité et sa nature.

STANDARD: Gibt es sie noch, die Starallüren?
STANDARD: Cela existe-t-il encore, les caprices de Star?

Moretti: Starallüren gibt es noch immer, aber diese Allüren im heutigen Sinne haben nichts mit Beethoven zu tun.
Moretti: Il y a toujours des caprices de Stars, mais ces caprices au sens d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec Beethoven.

STANDARD:Wie sehen Sie sich in dem Zusammenhang? Völlig frei? Oder was sollte man tunlichst vermeiden, wenn man Tobias Moretti nicht verärgern will?
STANDARD: Comment vous voyez-vous dans ce rapport ? Complètement libre ? Ou que faut-il éviter à tout prix si l'on ne veut pas contrarier Tobias Moretti ?

Moretti:Ich sehe mich in keinem Zusammenhang mit Beethoven.
Moretti: Je ne me vois dans aucun rapport avec Beethoven.

STANDARD: Hat Corona Einfluss auf die Auswahl Ihrer Rollen in Zukunft? Denkt man so was mit beim Lesen eines Drehbuchs?
STANDARD: Le Corona influencera-t-il le choix de vos rôles à l'avenir? Pensez-vous à quelque chose comme cela lorsque vous lisez un scénario?

Moretti:Nein. Beim Lesen eines Drehbuchs geht es um einen dramatischen Zusammenhang, um die Vorstellung einer Idee, die Verwirklichung einer Figur im Zusammenhang mit der Geschichte. Der Einfluss von Corona beschäftigt natürlich den Regisseur und die Produktion in Bezug auf die Durchführung. In diesen Zeiten sind natürlich Massenszenen undenkbar, und das würde sich beim Lesen herauskristallisieren.
Moretti; Non. La lecture d'un scénario concerne un contexte dramatique, la présentation d'une idée, la réalisation d'un personnage en relation avec l'histoire. L'influence du Corona, bien sûr, préoccupe le réalisateur et la production en termes d'exécution. En ces périodes, bien sûr, les scènes de foule sont impensables, et cela se cristalliserait lors de la lecture.

STANDARD: Wie schätzen Sie die zukünftige Situation am Theater ein? Es wird vermutlich für die Häuser schwieriger werden, Zusagen zu bekommen – wenn man nicht weiß, ob die Aufführung dann stattfinden wird.
STANDARD: Comment évaluez-vous la situation future du théâtre ? Il sera probablement plus difficile pour les maisons d'obtenir des engagements - si on en sait pas si la représentation aura alors lieu.

Moretti: Das ist wohl in der Tat so, und ich habe die schwere Befürchtung, dass, bei allem Verständnis für Maßnahmen, dramatische Kultur und Theater an sich in ihrem gesellschaftlichen Stellenwert nicht ausreichend gewürdigt werden. Die strengen Regeln der Salzburger Festspiele haben gezeigt, dass Kultur und Aufführungen möglich sind, wenn wir die Infektionszahlen wieder einigermaßen im Rahmen haben. Ich kann jedenfalls nicht akzeptieren, dass in der politisch-bürokratischen Wahrnehmung ein Theater gleichgesetzt wird mit einem Wettbüro oder einem Puff, als Freizeitvergnügen. So was darf nicht sein. Dazu hat die Kultur in unserem Lande zu viel für die Gesellschaft getan.
Moretti: C’est bien le cas, et je crains gravement que, malgré toute compréhension des mesures, la culture dramatique et le théâtre ne soient pas suffisamment reconnus dans leur statut social. Les règles strictes du Festival de Salzbourg ont montré que la culture et les performances sont possibles lorsque nous maintenons le nombre d'infections dans des limites raisonnables. En tout cas, je ne peux pas accepter que, dans la perception politico-bureaucratique, un théâtre soit assimilé à un bureau de paris ou à un bordel, comme activité de loisir. Quelque chose comme ça ne doit pas être. La culture de notre pays en a trop fait pour la société.

STANDARD: Welche Konsequenzen hat die Planungsunsicherheit auf Ihre Zusagen? Wieder mehr TV bzw. interessiert Sie Streaming?
STANDARD: Quelles conséquences l'incertitude de planification a-t-elle sur vos engagements? Encore plus de télévision ou êtes-vous intéressé par le streaming?

Moretti: In diesem Jahr konnten wir zwei Filmproduktionen, mit der Kombination von Arbeits- und Wohnquarantäne, ohne Zwischenfall machen. Diesen Vorteil gibt es leider am Theater nicht, weil man die Theaterschauspieler nicht kasernieren kann, wie das in einem Filmdreh temporär möglich ist.
Moretti; Cette année, nous avons pu réaliser deux productions cinématographiques avec une combinaison de travail et de vie en quarantaine sans incident. Malheureusement, il n'y a pas un tel avantage au théâtre parce qu’on ne peut pas encaserner les acteurs du théâtre, comme cela est temporairement possible dans un tournage de film.

STANDARD: Zum Schluss noch ein Anspieltipp: Wo fange ich an, wenn ich Beethoven entdecken will?
STANDARD: Pour finir, encore un conseil: Où dois-je commencer, si je veux découvrir Beethoven?

Moretti: Man kann bei Beethoven schwer sagen, wo Anfang und Ende ist. Es hat letztendlich eine Sonate dasselbe Spektrum wie eine Sinfonie. Ich getrau mich da nicht, so was auseinanderzudividieren und in leicht, mittel und schwer einzuteilen. Das kann ich mir nicht vorstellen, weder für den Musiker noch für den Hörer.
Moretti: Avec Beethoven, il est difficile de dire où se trouvent le début et la fin. En fin de compte, une sonate a le même spectre qu'une symphonie. Je n'ose pas diviser les choses et les classer en facile, moyen et difficile. Je ne peux pas me représenter cela, ni pour le musicien ni pour l'auditeur.

(Doris Priesching, 23.12.2020)
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