TOBIAS MORETTI

TOBIAS MORETTI

Louis van Beethoven : Interview KURIER (20/12/20)

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Tobias Moretti als Beethoven: "Einen Giganten beim Schopf packen“
Tobias Moretti dans le rôle de Beethoven : « Saisir un géant par la peau du cou »

Tobias Moretti spielt in „Louis van Beethoven“ (23.12., ORF) eindrucksvoll den alternden, ertaubten Komponisten.
Tobias Moretti joue de façon impressionnante le compositeur vieillissant et sourd dans "Louis van Beethoven" (23.12., ORF).

Von Gabriele Flossmann

Aufbrausend, jähzornig, griesgrämig – das ist das gängige Bild von Ludwig van Beethoven bis heute. Zweieinhalb Jahrhunderte, nachdem er in Bonn, genau am 17. Dezember 1770, getauft wurde, sind die Klischees noch in Kraft. An welchem Tag Beethoven geboren wurde, wissen wir bis heute nicht.
Coléreux, irascible, grognon - telle est l'image courante de Ludwig van Beethoven à ce jour. Deux siècles et demi après son baptême à Bonn, le 17 décembre 1770 pour être exact, les clichés sont toujours en vigueur. Nous ne savons toujours pas quel jour est né Beethoven.

Doch es gab auch einen anderen Beethoven – jung, verführerisch, temperamentvoll, und vor allen Dingen kämpferisch. Als der Komponist Ludwig van Beethoven im Alter von 56 Jahren in Wien stirbt, taucht ein Testament auf, das er 25 Jahre vor seinem Tod verfasst hat. Es offenbart: Bereits in jungen Jahren ist Beethoven praktisch taub, noch bevor er die meisten seiner bahnbrechenden Werke komponiert hat.
Mais il y avait aussi un autre Beethoven - jeune, séduisant, fougueux et surtout combatif. Lorsque le compositeur Ludwig van Beethoven meurt à Vienne à l'âge de 56 ans, un testament qu'il a écrit 25 ans avant sa mort apparaît. Il révèle : Beethoven était pratiquement sourd dès son plus jeune âge, avant même d'avoir composé la plupart de ses œuvres révolutionnaires.

Tobias Moretti spielt den vereinsamten Patriarchen am Ende seines Lebens: Überzeugender kann man Beethoven kaum darstellen.
Tobias Moretti joue le patriarche solitaire à la fin de sa vie : Beethoven peut difficilement être représenté de façon plus convaincante.

KURIER: Sie haben die womöglich „undankbarste“ Lebensphase übernommen: Sie spielen den alternden Beethoven, der sich von der Welt unverstanden fühlt. Was hat Sie an dieser Rolle gereizt?
KURIER : Vous avez abordé ce qui est peut-être la phase la plus "ingrate" de la vie : Vous jouez le Beethoven vieillissant, qui se sent incompris par le monde. Qu'est-ce qui vous a attiré dans ce rôle?

Tobias Moretti: Man hat immer das Klischee des alten Komponisten vor Augen, der nichts mehr hört und sich daher immer mehr in seine Innenwelt verstrickt. In Wahrheit begann Beethovens Gehörleiden schon im 27. Lebensjahr, weshalb die Lebensphasen des revolutionären und des zurückgezogenen, verbitterten Komponisten viel mehr ineinander verschwimmen. Natürlich ist man als Schauspieler von einem so unglaublichen Genie fasziniert. Aber zu viel Ehrfurcht ist da auch hinderlich. Man sucht daher, wie man so einen Giganten beim Schopf packen kann. In seinem Fall ist es klarerweise die Taubheit. Also versucht man, sich in den klaustrophoben Zustand hineinzuversetzen, aus dem Beethoven nur durch seine Musik ausbrechen konnte.
Tobias Moretti : On a toujours en tête le cliché du vieux compositeur, qui n'entend plus rien et s'empêtre donc de plus en plus dans son monde intérieur. En vérité, les problèmes d'audition de Beethoven ont commencé à l'âge de 27 ans, c'est pourquoi les phases de la vie du révolutionnaire et du compositeur retiré et amer se confondent. Bien sûr, en tant qu'acteur, on est fasciné par un génie aussi incroyable. Mais trop de respect est aussi une entrave. On cherche donc des moyens de saisir un tel géant par la peau du cou. Dans son cas, il s'agit clairement de surdité. On essaie donc de se mettre dans l'état de claustrophobie dont Beethoven ne pouvait s'échapper qu'au travers de sa musique.

Beethoven war einer der ersten, der versuchte, sich aus der Abhängigkeit von Adelshäusern zu befreien. Hätte er sich Ihrer Meinung nach als freier Komponist musikalisch anders entwickelt?
Beethoven fut l'un des premiers à essayer de se libérer de la dépendance vis-à-vis des maisons nobles. Selon vous, se serait-il développé musicalement différemment en tant que compositeur indépendant?

Was seine revolutionären Ideen und die Ausbruchsversuche aus der Abhängigkeit betrifft, da heroisieren wir aus heutiger Sicht etwas, was sich vielleicht nicht ganz so abgespielt hat. Beethoven hat am Anfang sehr wohl versucht, diverse Hof-Stellungen zu ergattern. Dazu die Enttäuschung seiner Liebe zu Eleonore von Breuning und die Horrorvorstellung eines „Hauslehrer“-Schicksals. Eine Heirat wäre nie akzeptiert worden. Das hat sich auch in ihn hineingefressen. Aber all das treibt ihn in seine Radikalität als Künstler. Seine Musik hätte kaum radikaler sein können, wenn er unabhängig gewesen wäre. Eher umgekehrt. Wenn wir an die Große Fuge denken – damit war er ganz einfach fast 100 Jahre voraus.
En ce qui concerne ses idées révolutionnaires et ses tentatives pour sortir de la dépendance, nous héroïsons aujourd'hui quelque chose qui n'a peut-être pas eu lieu comme cela. Au début, Beethoven a en effet essayé de s'emparer de diverses fonctions à la cour. A cela s'ajoutent la déception de son amour pour Eleonore von Breuning et l'horreur du destin d'un "précepteur". Un mariage n'aurait jamais été accepté. Cela l'a également rongé. Mais tout cela le pousse à son radicalisme d'artiste. Sa musique n'aurait guère pu être plus radicale s'il avait été indépendant. C'est plutôt l'inverse. Si l'on pense à la Grande Fugue – avec cela, il avait tout simplement presque 100 ans d'avance.

In der Zeit von Corona hat man das Gefühl, dass Künstler aufgrund des Lockdowns wieder in die Abhängigkeit der „Herrschenden“ geraten. Da Theater und Opernhäuser geschlossen werden, sind sie auf finanzielle Unterstützung der Regierung angewiesen. Sind diese Zustände mit jenen zu Beethovens Zeiten vergleichbar?
En période de Corona, on a le sentiment que les artistes redeviennent dépendants des "dirigeants" en raison du confinement. Comme les théâtres et les opéras sont fermés, ils dépendent du soutien financier du gouvernement. Ces conditions sont-elles comparables à celles de l'époque de Beethoven ?

Für mich ist das absolut nicht vergleichbar. Wir durchleben die schlimmste Pandemie seit der Spanischen Grippe, und die erfordert gewisse Maßnahmen. Es gibt begrenzte Verordnungen, die ständig überprüft und evaluiert werden, aber es gibt ja keine unbegrenzten „Ermächtigungsgesetze“. Es ist einfach unendlich traurig, dass die Theater und Opernhäuser geschlossen wurden, dass Konzerte nicht stattfinden dürfen. Unsere Gesellschaft braucht die Kunst. Aber Corona zu leugnen und die Maßnahmen prinzipiel abzulehnen, hat nichts mit Freiheit und schon gar nicht mit Kunstverständnis zu tun.
Pour moi, il n'y a absolument aucune comparaison. Nous vivons la pire pandémie depuis la grippe espagnole, et cela nécessite certaines mesures. Il existe des règlements limités qui sont constamment révisés et évalués, mais il n'existe pas de "lois d'habilitation" illimitées. Il est tout simplement infiniment triste que les théâtres et les opéras aient été fermés, que les concerts ne puissent pas avoir lieu. Notre société a besoin des arts. Mais nier le Corona et rejeter les mesures par principe n'a rien à voir avec la liberté et certainement pas avec une compréhension de l'art.

Hat die Verschärfung der Situation auch mit dem Verhalten der Menschen zu tun?L'aggravation de la situation est-elle également liée au comportement des gens ?

Schweden hat derzeit die höchsten Todeszahlen statt der viel zitierten „Herdenimmunität“, mehr als je in einem November seit 100 Jahren, seit der Spanischen Grippe. An der sind vor 100 Jahren weltweit über 25 Millionen Menschen verreckt, mehr als im Ersten Weltkrieg. Das Wichtigste ist jetzt wohl, dass man eine Zivil- und Kulturgesellschaft rettet, bevor Ärzte nach fixen Vorgaben entscheiden müssen, wer überleben darf und wer nicht.
La Suède a actuellement le plus grand nombre de décès au lieu de la fameuse "immunité collective", plus qu'en tout autre mois de novembre en 100 ans, depuis la grippe espagnole. Cela a tué plus de 25 millions de personnes dans le monde il y a 100 ans, soit plus que pendant la Première Guerre mondiale. Le plus important maintenant est probablement de sauver une société civile et culturelle avant que les médecins ne doivent décider, selon des directives fixes, qui peut survivre et qui ne le peut pas.

Schauspieler verleihen den Figuren immer auch ein Stück der eigenen Lebenserfahrung. Wie viel Moretti steckt in Beethoven?
Les acteurs prêtent toujours aux personnages une part de leur propre expérience de vie. Combien y a-t-il de Moretti dans Beethoven ?

Es wäre eine schreckliche Selbstüberhebung, persönliche Parallelen ins Spiel bringen zu wollen. Aber auch ein Genie „menschelt“ und daraus ergeben sich auch Anhaltspunkte. Auch ein Beethoven mäkelt am Essen, grantelt mit der Magd, ist geizig aus Überlebensangst – aber sein Aus-der-Haut-Fahren und seine Ungeduld kommen auch mir nicht ganz unbekannt vor (lacht). Das Besondere an dieser Figur für den Schauspieler ist der ständige Ausnahmezustand. Die Vorstellung von diesem unfassbaren Drang, Gefühlswallungen in Musik zu fassen zu müssen, ohne etwas zu hören.
Ce seraitune terrible arrogance que de mettre en jeu des parallèles
personnels. Mais même un génie est "humain" et cela donne aussi des indices. Un Beethoven se plaint aussi à propos de la nourriture, grogne contre la bonne, est avare par peur de ne pas pouvoir survivre - mais le fait de sortir de ses gonds et son impatience ne me sont pas totalement inconnus non plus (rires). La particularité de ce personnage pour l'acteur est l'état d'urgence constant. L'idée de cette inconcevable envie de devoir capter des élans d'émotion en musique sans rien entendreSie spielen Beethoven in einer Lebensphase, in der er unter der Angst leidet, die Kunst des Komponierens zu verlieren. Für Sie nachvollziehbar, oder wäre für Sie ein Rückzug aus der Schauspielerei kein Problem?

Vous incarnez Beethoven dans une phase de la vie où il souffre de la peur de perdre l'art de la composition. Est-ce compréhensible pour vous, ou est-ce que le fait d’arrêter de jouer ne vous poserait aucun problème?

Nachvollziehbar ja, aber wie schon erwähnt, kann keiner von uns sich die Dimension dieses Schicksals nur im Geringsten vorstellen. Die Frage nach Parallelen zur eigenen Existenz, stellt sich da nicht. Wenn ich so eine Rolle zu spielen habe, geht es um was anderes, dann bin ich mir wurscht.
Compréhensible oui, mais comme nous l'avons déjà mentionné, aucun d'entre nous ne peut imaginer la dimension de ce destin à la légère. La question des parallèles avec notre propre existence ne se pose pas. Si je dois jouer un tel rôle, il s’agit d'autre chose, alors je m'en fiche.

Würde Sie wieder eine Operninszenierung reizen?
Seriez-vous tenté de mettre de nouveau en scène un opéra ?

Oper als dramatische Ausdrucksform macht mir generell Freude. Besonders mit der jungen Sänger-Generation wird es immer spannender. Aber was Beethoven betrifft, habe ich mich immer gefragt, warum das Spektrum seines Schaffens sich nicht in Opern verwirklichen wollte. Abgesehen davon, dass er, glaube ich, eher nicht vokal gedacht hat, findet man bei ihm schon in einem Klavierstück das ganze symphonische Werk wieder. Das Klavier war Orchester. Das ist mir heuer beim Beethoven-Zyklus von Igor Levit in Salzburg klar geworden.
J'apprécie généralement l'opéra comme forme d'expression dramatique. Surtout avec la jeune génération de chanteurs, cela devient de plus en plus passionnant. Mais en ce qui concerne Beethoven, je me suis toujours demandé pourquoi le spectre de son travail créatif ne voulait pas être réalisé dans des opéras. En dehors du fait que je ne pense pas qu'il avait tendance à penser vocalement, dans son cas, on trouve déjà toute l'œuvre symphonique dans un seul morceau de piano. Le piano était un orchestre. Cela m'est apparu clairement cette année lors du cycle Beethoven d'Igor Levit à Salzbourg
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