TOBIAS MORETTI

TOBIAS MORETTI

Deutschstunde : interview Maximumcinema CH

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https://www.maximumcinema.ch/deutschstunde-ein-interview-mit-tobias-moretti-johanna-wokalek-und-heide-schwochow/?fbclid=IwAR0wUkPdIgYa31jzW6bl7jxkr8A8ksb5wg-ijPldCbcd4zWX2Cj6xaS6bY8

Das Interview/L’interview

Wir haben uns im Rahmen des Zurich Film Festival,wo «Deutschstunde» Schweizer Premiere feierte, mit den SchauspielerInnen Johanna Wokalek und Tobias Moretti sowie der Drehbuchautorin (und Mutter des Regisseurs) Heide Schwochow getroffen und mit ihnen über geschickte Figurenkonstellation, umstrittene Emil-Nolde-Referenzen und die Aktualität, die in historischen Filmen mitschwingt, diskutiert.
Dans le cadre du Festival du film de Zurich, où « Deutschstunde » fêtait sa Première Suisse, nous avons rencontré les acteurs Johanna Wokalek et Tobias Moretti ainsi que l’auteure du scénario (et mère du réalisateur) Heide Schsochow et discuté avec eux de l'habile configuration des personnages, des références controversées à Emil Nolde et de l'actualité qui transparait dans les filmshistoriques .

MaximumCinema (MXC): Der Roman «Deutschstunde» von Siegfried Lenz gehört zu der Pflichtlektüre im Deutschunterricht. Habt ihr den knapp 600-seitigen Roman gelesen, bevor ihr das Rollenangebot angenommen habt?
MaximumCinema (MXC) : Le roman "la leçon d’allemand" de Siegfried Lenz fait partie des lectures obligatoires dans les cours d'allemand. Avez-vous lu le roman de 600 pages avant d'accepter l'offre du rôle ?

Johanna Wokalek (JW): Ich kannte nur den Titel, als ich für die Rolle angefragt wurde. Ich habe also zuerst das Drehbuch gelesen, dann erst den Roman.
Johanna Wokalek (JW) : Je connaissais seulement le titre, lorsque l’on m’a proposé le rôle. J’ai donc d’abord lu le scénario, ensuite seulement le roman.

Tobias Moretti (TM): Um Siegfried Lenz’ Roman habe ich mich in der Schule ein wenig  herumge-schwindelt. Ich fand seinen Umfang unerträglich. Ich kannte [Christian] Schwochow schon in seiner Stringenz und habe mich erst gewundert, dass er diese monumentale Geschichte verfilmen will. Er erzählt sie jedoch so dicht, dass  mir klar geworden ist, wie grossartig, auch wie zeitlos die Geschichte ist.
Tobias Moretti (TM): J’ai un peu esquivé le roman de Siegfried Lenz à l’école. Je trouvais sa taille insupportable. Je connaissais déjà [Christian] Schwochow dans sa rigueur et j'ai été surpris qu'il veuille filmer cette histoire monumentale. Mais il le raconte de façon si dense que j'ai réalisé à quel point l'histoire est géniale, intemporelle.

MXC: Tobias,du spielst den Maler Max Ludwig Nansen, seine Ehefrau wird von dir gemimt, Johanna. Was hat euch besonders an euren Rollen gereizt?
MXC :Tobias, tu joues le peintre Max Ludwig Nansen, tu interprètes sa femme, Johanna. Qu’est-ce qui vous a particulièrement attiré dans vos rôles ?

TM:Was mir am Drehbuch besonders gefallen hat, ist, dass die Rolle des Malers immer in Verbindung mit den anderen Figuren  und erst in der Dreiecksbeziehung zum Polizisten Jepsen und dessen Sohn Siggi sowie weiterer Figuren vollständig wird. Dieses Zusammenspiel kann man nicht auseinander dividieren. Viele Leute denken ja, dass Nansen schon in Lenz’ Roman ein fiktiona-lisierter Nolde ist. Das stimmt meiner Meinung nach aber nicht. in «Deutschstunde» geht es nicht um die Biografie eines antisemitischen Malers, sondern um eine Freundschaft, die  aufgrund der politischen Manipulation in deren Antipode umschwingt. Dies ist eine absurde Situation, die an einen kleinen, abgegrenzten Ort spielt.
TM :Ce qui m’a particulièrement plu dans le scénario, c’est que le rôle du peintre devient complet toujours en relation avec les autres personnages et seulement dans la relation triangulaire avec le
policier Jepsen et son fils Siggi ainsi qu’avec les autres personnages. Cette interaction ne peut pas être divisée. Beaucoup de gens pensent déjà que Nansen est un Nolde de fiction dans le roman de Lenz. Mais ce n'est pas vrai à mon avis. « La leçon d’allemand »ne parle pas de la biographie d'un peintre antisémite, mais d'une amitié qui, à la suite d'une manipulation politique, se transforme en son antipode. C'est une situation absurde qui se déroule dans un petit endroit isolé.

MXC: Während Max sein Schicksal nahezu ohnmächtig entgegennimmt, wehrt sich Ditte  lautstark gegen die neue Regelung. Johanna, spielst du damit nicht dem typischen Bild der hysterischen Frau zu?
MXC :Pendant que Max accepte son sort presque avec impuissance, Ditte s’élève avec véhémence contre le nouveau règlement. Johanna, n’est-ce pas là l’image typique de la femme hystérique ?

JW: Ich finde Ditte überhaupt nicht hysterisch. Sie tut nur etwas, was ich gar nicht könnte: Sie stellt sich selbst vollkommen zurück. Ditte hat eigentlich Gesang studiert, findet Max als Künstler aber so stark, dass er und sein Werk erste Priorität in ihrem Leben wird. Ich habe mich gefragt: Inwieweit ist sie damit mit sich im Reinen? Es ist ein Verzicht, der fraglich ist. So ergibt auch ihre starke Reaktion, als die NS die Bilder aus Max’ Atelier konfisziert, Sinn: Denn jemand, der schon auf seine eigene Passion verzichtet, kann gar nicht verstehen, wie der, den man bewundert, es so ruhig aushalten kann, wenn ihm seine Kunst, seine Passion, gestohlen wird.
JW :Je ne trouve pas du tout que Ditte est hystérique. Elle fait juste quelque chose que je ne pourrais pas faire : Elle se met complètement en retrait. Ditte a étudié le chant, mais trouve Max si fort comme artiste que lui et son travail deviennent la première priorité dans sa vie. Je me suis demandé : dans quelle mesure est-elle en paix avec elle-même ? C'est une renonciation discutable. C'est ainsi que sa forte réaction quand le nazi confisque les tableaux de l'atelier de Max a un sens : parce que quelqu'un qui renonce déjà à sa propre passion ne peut même pas comprendre comment lui, qu'on admire, peut le supporter si calmement quand son art, sa passion, lui sont volés.

TM: Der Ausgangspunkt dieser Rollenverteilung ist das Sittengebilde dieser Zeit. Frauen gaben oft den Beruf für das Gemeinsame auf. Die lähmende Situation, in der sich Max nach dem Malverbot
wiederfindet, lässt ihn in die Apathie gleiten. Er ist nicht feige, er reagiert nüchterner. Ditte reagiert einfach radikaler.
TM :Le point de départ de cette répartition des rôles est la structure morale de cette époque. Les femmes ont souvent abandonné leur profession pour le bien commun. La situation paralysante dans laquelle se trouve Max après l'interdiction de peindre le fait sombrer dans l'apathie. Il n'est pas lâche, il réagit plus sobrement. Ditte réagit simplement de façon plus radicale.

JW: Ditte kann diese Situation einfach nicht mehr ertragen. Als würde sie für sich entscheiden: «Wenn das jetzt das Leben sein soll, sterb ich». Es ist ihr Protest.
JW :Ditte ne peut simplement plus supporter cette situation. Comme si elle devait décider pour elle-même : « Si cela doit être la vie maintenant, je vais mourir ». C’est sa protestation.

MXC: «Deutschstunde» spielt während des Zweiten Weltkriegs und in der Nachkriegszeit. Würdet ihr den Film dennoch als aktuell beschreiben?*
MXC :« La leçon d’allemand » se déroule pendant la seconde guerre mondiale et dans la période d’après-guerre. Décririez-vous le film comme étant toujours d'actualité ?

 TM: Die Aktualität, die in «Deutschstunde» herrscht, muss man nicht in konkrete Beispiele übersetzen, denn sie ist allgegenwärtig. Politische Gewalt knackt noch immer die Seelen der Menschen. Diese Machtgefüge sind Umstände, die aus der Präposition der Menschen entspringen. Als Zuschauer fragt man sich: Ist das heute noch möglich? Der Film macht deutlich, wie ein totalitäres System jede Sozialität des Menschen aushöhlt und verschworene Gemeinschaften sprengt.
TM :L'actualité qui prévaut dans "Deutschstunde" ne doit pas être traduite en exemples concrets, car elle est omniprésente. La violence politique fait encore craquer l'âme des gens. Ces structures de pouvoir sont des circonstances qui découlent de la préposition des êtres humains. En tant que spectateur, vous vous demandez : est-ce encore possible aujourd'hui ? Le film montre clairement comment un système totalitaire sape toute collectivité humaine et brise les communautés conspi-ratrices.

JW: Eine Freundin mit Familie in der Türkei war nach dem Film total aufgewühlt. Denn genau diese Spaltung in der Familie, diese Unmöglichkeit zu kommunizieren erlebt sie gerade. Die Spaltung einer Gesellschaft durch die Brexitfrage ist auch ein aktuelles Beispiel, dass sich hier einreihen lässt. Ditte bekämpft im Film diese Unfähigkeit miteinander zu sprechen, in dem sie bei Max’
Geburtstag ein Lied von früher anstimmt, welches bald die gesamte Festgesellschaft singt. Dies ist ein kluger Schritt: Diese gemeinsame, emotionale Erinnerung von früher ist ihr Versuch eine zerbrochene Freundschaft wieder zu kitten. Aber letztlich erzählt der Film vor allem die Geschichte des Jungen, der von allen anderen nur benutzt und auf diese Weise missbraucht wird.
JW :Une amie avec de la famille en Turquie a été totalement bouleversée après avoir vu le film. Elle vit actuellement exactement cette division dans la famille, cette impossibilité de communiquer. La
division d'une société au travers de la question du Brexit est également un exemple actuel que l'on peut classer ici. Dans le film, Ditte lutte contre cette incapacité à communiquer en chantant une
chanson du passé le jour de l'anniversaire de Max, qui est bientôt chantée par les participants à la fête. C’est un geste intelligent : cette mémoire émotionnelle commune du passé est sa tentative de réparer une amitié brisée. Mais à la fin, le film raconte l'histoire du garçon, qui est seulement utilisé par les autres et de ce fait, est maltraité.

MXC: Wie bist du beim Drehbuchschreiben vorgegangen und wie sehr bleibst du der Buchvorlage von Sigfried Lenz treu?
MXC :Comment en es-tu arrivée à écrire le scénario et à quel point es-tu restée fidèle au roman de Siegfried Lenz ?

Heide Schwochow (HS): Die Romanvorlage von Lenz hat über 500 Seiten, es ist ein sehr opulentes Werk mit unendlich vielen Figuren. Dieses Buch zu verfilmen – Das geht eigentlich gar nicht. Wir mussten viele Grundentscheidung  treffen, die den Drehbuchprozess auf eine Dauer von  dreieinhalb Jahre ansteigen liess. Unsere Leitfragen waren: Was ist die Kerngeschichte? Welche Figuren werden weggelassen? Welche werden verändert? Im Mittelpunkt steht der Junge Siggi, der zwischen den seines Vaters und denen des Malers sowie allen anderen Erwachsenen zerrieben wird. Somit ist Siggi in einer Situation, in der er immer nur alles falsch machen kann. Alle Figuren sind unter einem grossen Druck in den Strukturen, in denen sie sich bewegen, was zu der grossen Fallhöhe führt. Dies ist ein archaischer Konflikt, dem etwas ganz Universelles innewohnt. 
Heide Schwochow (HS): Le roman de Lenz compte plus de 500 pages, c'est une œuvre très opulente avec un nombre infini de personnages. Filmer ce livre - ce n'est pas vraiment possible. Nous avons dû prendre de nombreuses décisions de base qui ont fait durer le processus de scénario pendant trois ans et demi. Nos questions étaient les suivantes : Quelle est l'histoire principale ? Quels sont les personnages que l’on peut supprimer ? Lesquels seront changés ? L'accent est mis sur le jeune Siggi, qui est écrasé entre les exigences de son père et celles du peintre et de tous les autres adultes. Siggi est donc dans une situation où il ne peut que tout faire de travers. Tous les personnages sont soumis à une forte pression dans les structures dans lesquelles ils se déplacent, ce qui conduit à une grande hauteur de chute. C'est un conflit
archaïque qui a quelque chose de très universel.

MXC: Inwiefern habt ihr die Charaktere für die Filmadaption verändert?
MXC :Comment avez-vous changé les personnages pour l'adaptation cinématographique?

HS: Bei der Figurengestaltung haben wir den Polizisten ambivalenter gezeichnet, während der Maler im Film mehr falsch macht als im Roman und nicht mehr eine reine «Positivfigur» ist. So bringt Max Nansen Siggi das Malen nur im Film bei, um den Jungen so für seinen Nutzen einzusetzen. Vor allem haben wir die Geschichte verdichtet und den Zwiespalt, in dem sich Siggi befindet, verstärkt. Dadurch ist der Film eher eine Parabel geworden.
HS :Dans la conception des personnages, nous avons représenté le policier de façon plus ambivalente, tandis que le peintre dans le film fait plus de mal que dans le roman et n'est plus une pure "figure positive". Ainsi dans le film, Max Nansen n’enseigne pas seulement la peinture à Siggi, pour ainsi utiliser le garçon à son profit. Surtout, nous avons condensé l'histoire et intensifié la dichotomie dans laquelle se trouve Siggi. En conséquence, le film est devenu une parabole.

MXC: Die Erzählperspektive ist geschickt gewählt: Aus der Sicht des Jungen Siggi wird ein unvoreingenommenes, beinahe naives Auge auf die Geschehnisse geworfen.
MXC :La perspective narrative est judicieusement choisie : Du point de vue du garçon Siggi, un regard impartial, presque naïf, est jeté sur les événements.

HS: Die Figur des Kindes Siggi ist kein kleiner niedlicher Junge. Er hat etwas Indifferentes in sich, aber auch etwas Morbides und etwas Fragiles, behält dennoch eine gewisse Distanz zu allen. Am liebsten würde er alle vereinen, kommt aber gegen die Umstände nicht an. Dieses Weggucken und Ausnutzen der Erwachsenen, dem er ausgesetzt ist, der Vater, der ihn zum Spitzel macht – Für mich ist «Deutschstunde» eine Geschichte über emotionalen Missbrauch eines Kindes , auch wenn Christian das nicht so sieht. Siggi nimmt die ganze Last der Erinnerung auf sich und schreibt darüber. Vielleicht wird ja ein Dichter aus ihm? Siegfried Lenz hat sicher ein wenig an sich selbst gedacht.
HS :Le personnage de l'enfant Siggi n'est pas un mignon petit garçon. Il y a quelque chose d'indifférent en lui, mais aussi quelque peu de morbide et un peu de fragilité, tout en gardant une certaine distance avec tout le monde. Il aimerait tous les unir, mais il ne peut pas rivaliser avec les circonstances. Le fait de détourner le regard et de profiter des adultes auxquels il est exposé, le père qui fait de lui un informateur - pour moi "la leçon d’allemand" est une histoire de violence psychologique envers un enfant, même si Christian ne le voit pas de cette façon. Siggi prend en charge tout le fardeau de la mémoire et écrit à ce sujet. Peut-être deviendra-t-il poète ? Siegfried Lenz a certainement pensé un peu à lui.

MXC: Warum sollte der Romanklassiker von Siegfried Lenz genau jetzt (nochmals) verfilmt werden? Was war eure Motivation dahinter?
MXC :Pourquoi le roman classique de Siegfried Lenz devrait-il être (encore) filmé maintenant ? Qu'est-ce qui vous a motivé ?

HS: In «Deutschstunde» wabert ein Gift in den Familien, etwas Böses breitet sich aus – dies habe ich als sehr aktuell empfunden. Zudem schmecke ich als Norddeutsche das Salz unter der Haut sowie die Mentalität des Schweigens, die in dieser Gegend vorherrscht. Jeder weiss alles, aber keiner sagt was, niemand will richtig über den Krieg sprechen. Was ich zudem am Buch mochte, ist, dass nicht mit den gängigen Symbolen des Nationalsozialismus gearbeitet wird, die oftmals in den Filmen über diese Zeit gezeigt werden: In «Deutschstunde» wird über die Natur erzählt. Dazu ist die
norddeutsche Kulisse sehr bildgewaltig und eignet sich hervorragend für das Kino.
HS : Dans "la leçon d’allemand", un poison flotte dans les familles, quelque chose de mauvais se répand - j'ai trouvé cela très actuel. En tant qu'Allemande du Nord, je goûte aussi le sel sous ma peau et la mentalité de silence qui règne dans cette région. Tout le monde sait tout, mais personne ne dit rien, personne ne veut vraiment parler de la guerre. Ce qui m'a aussi plu dans ce livre, c'est qu'il ne fonctionne pas avec les symboles communs du national-socialisme, qui sont souvent montrés dans les films sur cette période : « La leçon d’allemand » parle de la nature. De plus, le paysage de l'Allemagne du Nord est très puissant et convient parfaitement au cinéma.

MXC:Wie ist es, als Mutter-Sohn-Gespann zusammen einen Film von der Wiege an zu kreieren?MXC :Comment est-ce, de créer un film ensemble en tant qu'équipe mère-fils dès le berceau ?

HS: Unsere Zusammenarbeit funktioniert dank unserer Kritikfähigkeit und der Lust am gemeinsame Geschichtenspinnen und Nachdenken. Ganz wichtig sind zwei Aspekte: Respekt und Vertrauen. Unsere enge Zusammenarbeit bedeutet Luxus für die ganze Produktionsgeschichte: Die Vision des Filmes entsteht schon im Drehbuchprozess, alles läuft sehr organisch ab – Das Ideal eines kreativen Teams. Ich schätze auch sehr, dass nach dem Schreiben nicht Schluss ist für mich: Ich werde auch bei der Inszenierung und beim Schnittprozess zu Rate gezogen und bin so ein Teil vom ganzen Grossen.
HS :Notre coopération fonctionne grâce à notre capacité à critiquer et notre désir d'inventer les histoires et de réfléchir ensemble. Deux aspects sont très importants : le respect et la confiance.
Notre étroite collaboration est synonyme de luxe pour toute l'histoire de la production : la vision du film est déjà créée dans le scénario, tout se passe de manière très organique - l'idéal d'une équipe créative. J'apprécie aussi beaucoup le fait qu'après l'écriture n'est pas la fin pour moi : je suis également consultée pendant le processus de mise en scène et de montage et je fais donc partie de l'ensemble du tableau.

MXC: Die Figur Max Nansen wurde nach Erscheinung des Romans von vielen als fiktionalisierter Emil Nolde gelesen. Ihr habt euch dafür entschieden, jegliche Referenz zu Nolde aus dem Film zu lassen.
MXC :Le personnage de Max Nansen a été interprété par beaucoup comme un Emil Nolde de fiction après que le roman ait été publié. Vous avez décidé de ne pas faire référence à Nolde dans le film.

HS: Siegfried Lenz hat sich von Emil Nolde inspirieren lassen und es gibt in «Deutschstunde» eindeutige Zuordnung zum Künstler. Aber so geschehen kreative Prozesse: Ein Schriftsteller hört eine Geschichte und baut daraus einen universellen Konflikt. Uns hat es nicht interessiert, das Bild, dass die Gesellschaft von Nolde hat, mit unserem Film zu verändern. Für uns war Max Nansen eine fiktionale Romanfigur, aus der wir eine weitere fiktionale Filmfigur geschaffen haben. Zudem würde der Konflikt von «Deutschstunde» gar nicht mehr funktionieren, wenn dies ein Nolde-Porträt wäre: Siggi würde dann ja zwischen zwei gleichgesinnten Nazis stehen. Aus diesen Gründen haben wir bewusst keine Gemälde von Nolde im Film gezeigt.
HS :Siegfried Lenz a été inspiré par Emil Nolde et il existe une association claire avec l'artiste dans «la leçond’allemand». Mais voici comment se déroulent les processus créatifs: un écrivain entend une histoire et en construit un conflit universel. Nous ne voulions pas changer l'image que la Société a de Nolde avec notre film. Pour nous, Max Nansen était un personnage de roman fictif, à partir duquel nous avons créé un autre personnage de film fictif. En outre, le conflit de "la leçon d’allemand"ne fonctionnerait pas s'il s'agissait d'un portrait de Nolde: Siggi se placerait alors entre deux nazis aux vues similaires. Pour ces raisons, nous n'avons délibérément montré aucune peinture de Nolde dans le film.

MXC: Vor kurzem hat Angela Merkel Gemälde des nationalsozialistischen Künstlers aus ihrem Büro verbannt. Inwiefern muss die Kunst autonomsein, wie strikt sollte die Trennung von Werk und Künstler als Person sein?
MXC :Angela Merkel a récemment banni les peintures de l'artiste national-socialiste de son bureau. Dans quelle mesure l'art doit-il  être autonome, à quel point la séparation du travail et de l'artiste en tant que personne doit-elle être stricte ?

HS: Diese aktuelle Diskussion zeigt, wir um unsere Geschichte ringen und wie viele Konflikte hier vorhanden sind. Angela Merkel hat die Nolde-Bilder in ihrem Büro abgehängt. Das ist ein Stück
Verdrängung, denn sie hat dazu kein Statement abgegeben und entzieht sich somit einer Debatte. Was ich schade finde, ist, dass der Roman jetzt deskreditiert ist und kaum mehr als eigenständige Lektüre angesehen wird. Das tut auch weh – denn daraus entsteht der Vorwurf, man sollte aus dieser Thematik keinen Film machen. Das finde ich falsch, denn unsere Geschichte darf nicht totgeschwiegen werden.
HS: Cette discussion actuelle montre comment nous luttons pour notre histoire et combien il y a de conflits ici. Angela Merkel a décroché les photos de Nolde dans son bureau. C'est un acte de répression, parce qu'elle n'a pas fait de déclaration à ce sujet et qu'elle échappe ainsi au débat. Ce que je trouve regrettable, c'est que le roman ait été discrédité et ne soit plus considéré comme une
lecture indépendante. Cela fait aussi mal - parce que cela conduit à l'accusation qu’on ne devrait pas faire un film à partir de ce sujet. Je pense que c'est une erreur, car notre histoire ne doit pas
être étouffée.

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