TOBIAS MORETTI

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Jedermann, so gut wie neu
Jedermann, comme neuf

Die drei Jahre alte Notinszenierung gewinnt Schärfe und Kontur: Um Tobias Moretti ordnet sich ein exzellent neu besetzter „Jedermann" mit Gregor Bloéb, der das gut getarnte Böse verkörpert, und der Wunderschauspielerin Valery Tscheplanowa als Buhlschaft.
La mise en scène en urgence d'il y a trois ans gagne en netteté et en contours: autour de Tobias Moretti, s'ordonne un excellent "Jedermann" avec une nouvelle distribution : Gregor Bloéb, qui incarne le mal bien déguisé, et l'actrice miraculeuse Valery Tscheplanowa en tant que maîtresse.

Was waren das jedes Mal für Zeitenwende-, wenn nicht Weltuntergangsrufe, sobald sich ein Intendant der Salzburger Festspiele anschickte, einen neuen “Jedermann" herauszubringen!
Qu'étaient donc à chaque fois ces cris de bouleversement voire de fin du monde dès lors qu’un directeur du Festival de Salzbourg se préparait à sortir un nouveau Jedermann.

Ästhetisch-theologische Grundsatzdebatten entbrannten, Weltliteraten (unter ihnen Peter Handke) wurden zur Neufassung ermuntert und lehnten schaudernd ab.
Des débats esthético-théologiques ont surgi, les littéraires du monde entier (parmi lesquelles Peter Handke) ont été encouragés à proposer une nouvelle version, ce qu'ils ont rejeté avec un frisson.

Als Festspielleiter Jürgen Flimm anno 2002, nach 82 Jahren Max Reinhardt (samt Derivaten), den Regisseur Christian Stückl beauftragte, fing das Unternehmen dank Peter Simonischek nur verhaltenen Unmut ab.
Lorsque le directeur du festival Jürgen Flimm en 2002, 82 ans après Max Reinhardt (y compris ses dérivés) commissionna Christian Stückl, l'entreprise n'a fait qu'amortir un mécontentement circonspect, grâce à Peter Simonischek.

Das Murren wurde lauter, als Sven-Eric Bechtolf 2013 einer englisch-amerikanischen Lösung den Vorzug gab. Unter den Händen des Duos Brian Mertes/Julian Crouch entwich der reiche Prasser aus Stückls bodenverhaftetem Oberammergau in einen etwas aufdringlich bebilderten Musical-Himmel.
Le grondement devint de plus en plus fort lorsque Sven-Eric Bechtolf donna la préférence à une solution anglo-américaine en 2013. Sous la houlette du duo Brian Mertes / Julian Crouch, le riche débauché s'est échappé de l'Oberammergau lié à la terre de la pièce vers un firmament musical illustré de manière assez complexe.

Der stürzte 2017 ein: Die neue Intendanz sah nachvollziehbaren Besetzungsbedarf, doch Tobias Moretti, der neue Jedermann, wollte sich nicht in die kleine Figur seines Vorgängers Cornelius Obonya bemühen.
Celui-ci s'effondra en 2017: la nouvelle direction avait des besoins en personnel compréhensibles, mais Tobias Moretti, le nouveau Jedermann, ne voulait pas se plier à la petite silhouette de son prédécesseur, Cornelius Obonya.

Er verlangte die Weiterentwicklung der Gestalt und des Regiekonzepts. Crouch und Mertes lehnten ab und gingen. Und so standen die Festspiele unter neuer Intendanz ohne „Jedermann" da, vergleichbar etwa dem Problem, vor dem sich Brigitte Bierlein gesehen hätte, wenn ihr zum Amtsantritt der Stephansdom abge-brannt wäre.
Il a exigé le développement du personnage et du concept de direction. Crouch et Mertes ont refusé et sont partis. Et donc le festival avait un nouveau directeur sans "Jedermann", ce qui est comparable au problème que Brigitte Bierlein aurait pu avoir si au moment de sa prise en charge la cathédrale Saint-Etienne avait brûlé.

Man reagierte schnell und beherzt: Der Routinier Michael Sturminger setzte für ein Jahr seine Verpflichtungen als Intendant der Sommerspiele von Perchtoldsdorf aus und wuchtete binnen 13 Wochen einen neuen, der Pragmatik verpflichteten Jedermann" auf den Domplatz.
La réaction fut rapide et courageuse: le vétéran Michael Sturminger a suspendu ses fonctions de directeur des jeux d’été de Perchtoldsdorf pour une année et a mis sur pied, en 13 semaines, un nouveau Jedermann astreint au pragmatisme sur la Place de la Cathédrale".

Dass er ein paar dramaturgische Veränderungen am Text vornahm, ließ das Fundament der betagten Theaterdevotionalie ächzen. Le fait qu’il ait apporté quelques modifications dramaturgiques au texte a fait gémir les fondations du vieux culte théâtral. Am Ende aber hielt es stand: Dem schlechten Stück, das dank stürmischen Zulaufs Jahr für Jahr mehrere gute Stücke finanziert, kann im Grunde nichts schaden.
En fin de compte, toutefois, cela a tenu bon: rien ne peut fondamentalement nuire à cette mauvaise pièce de théâtre, qui, grâce à un public enthousiaste, année après année finance plusieurs bonnes pièces.

Hängt sein Gelingen doch in erster Linie von der Besetzung des Titelhelden und in zweiter Linie von der Farbe des Kleids der Buhlschaft ab.
Mais son succès dépend avant tout de la distribution/ l'attribution du rôle principal et ensuite de la couleur de la robe de la Buhlschaft.

Also wurde der Quantensprung von Obonya zu Moretti dankbar als solcher wahrgenommen. Und über Stefanie Reinspergers Kleid samt Trägerin ergoss sich degoutanter Hohn, der dem Unternehmen zusätzliche Aufmerksamkeit sicherte.
Ainsi, l'avancée majeure d'Obonya à Moretti a été perçue avec reconnaissance comme telle. Et de plus, une moquerie dégoûtante déversée sur la robe de Stefanie Reinsperger et celle qui la portait, a attiré l'attention sur l'entreprise..

Ein Jahr später trug Stefanie Reinsperger ein vorteilhafteres Kleid, und die Inszenierung hatte sich erkennbarer in eine solche verwandelt. Die öffentliche Aufmerksamkeit aber flammte erst hoch, als Moretti bedrohlich an einer Lungenent-zündung erkrankte, dennoch ein paar Vorstellungen in der Hitze des Domplatzes spielte und sich dann, keinen Augenblick zu früh, in stationäre Behandlung begab. Einspringer Philipp Hochmair reüssierte bravourös. Er wurde mit Ovationen verabschiedet und der notdürftig genesene Moretti mit ebensolchen begrüßt.

Un an plus tard, Stefanie Reinsperger portait une robe plus avantageuse et la mise en scène était devenue plus reconnaissable. Cependant, l’attention du public ne s'embrasa que lorsque Moretti tomba gravement malade de pneumonie. Il a pourtant joué quelques représentations dans la chaleur de la Place de la Cathédrale, puis, et ce n'était pas trop tôt, est allé à l’hôpital. Philipp Hochmair, le remplaçant, a brillamment réussi. Son départ a été salué par une ovation et Moretti à peine remis fut accueilli de la même façon .

Und heuer? Wird man hochrechenbar einen fast neuen „Jedermann" zu sehen bekommen. Denn in dem Stück, das sich immer nur aus dem Domplatz und den Schauspielern legitimiert hat, ist Moretti, die wundersame Mavie Hörbiger und Peter Lohmeyers Tod ausgenommen - aus dem Vorjahr kaum eine Besetzung geblieben.
Et cette année? Nous serons en mesure de voir un "Jedermann" presque nouveau, car à l'exclusion de Moretti, la merveilleuse Mavie Hörbiger et Peter Lohmeyer, la mort, presque aucun acteur de l'année précédente ne reste dans la pièce qui n'a toujours été légitimée que par la Place de la Cathédrale et les acteurs.

Moretti: „Stärker als vorher"
Moretti: “plus fort qu’auparavant”
Und auch Moretti, der geborene Protagonist, mag nach dem vorjährigen Schrecken ein etwas anderer Jedermann geworden sein: nachdenklicher vielleicht, der Nähe des Todes gewärtiger? „Im Prinzip", sagt er entschieden, „bin ich stärker als vorher!' Vier Projekte hatte er ohne Pause abgearbeitet, unter ihnen die Verfilmung des Romans „Deutschstunde" von Siegfried Lenz und „Rosa", eine alle Kraft und Konzentration erfordernde Inszenierung von Luk Perceval am Akademietheater. Moretti hatte sich da in einen Mann zu verwandeln, der Demenz vortäuscht, um sich der Langeweile seines Familienlebens zu entziehen. Bis ihn die Krankheit mit sanften Armen an sich zieht. Zehn Tage vor der Premiere starb seine Mutter, doch er bestand mit Glanz und das Haus war immer voll, bis er kürzlich im Kreis von Kusejs neuer, multinationaler Schauspielertruppe die Dernière feierte.
Et aussi Moretti, le protagoniste né, est peut-être devenu après l’horreur de l’année précédente un Jedermann un peu différent : peut-être plus réfléchi avec la proximité de la mort plus attendue, « En principe » dit-il résolument ' je suis plus fort qu'auparavant" ! Il a travaillé sans relâche à quatre projets, dont l’adaptation cinématographique du roman de Siegfried Lenz « l’heure allemande » et « Rosa » une mise en scène de Luk Perceval à l’Akademitheater exigeant force et concentration. Moretti s’est transformé en un homme qui simule la démence pour échapper à l’ennui de sa vie familiale. Jusqu’à ce que la maladie l’attire à bras doux. Sa mère est morte dix jours avant la Première, mais il était brillant et la la salle de théâtre) était toujours pleine jusqu’à ce qu’il célèbre la dernière dans le cercle de la nouvelle équipe multinationale de Kusej.

Der Körper hatte sich seit Längerem gegen die anhaltenden Zumutungen verwahrt, doch mit Antibiotika wurde alles gut. ,,Als Schauspieler erlaubt man sich nicht, krank zu sein", sagt er. „Weil so viele dranhängen, wenn eine ganze Drehdisposition deswegen umfällt." Also spielte er weiter, bis es nach der „Jedermann"-Premiere brandgefährlich wurde.
Le corps avait résisté un certain temps aux exigences continuelles, mais avec les antibiotiques, tout allait bien « En tant qu’acteur, on ne se permet pas d’être malade », dit-il « Parce que tellement de choses en dépendent, quand toute une mise en place de tournage tombe à cause de cela ». Il continuait donc à jouer, jusqu’à ce que cela devienne dangereusement brûlant après la Première de Jedermann.

Nun musste er sich, zehn Wochen ist das erst her, auch noch einer Knieoperation unterziehen. Die Schmerzen wollen seither nicht nachlassen, dennoch zwingt er sich vor und nach den Proben zu einem grausam anmutenden Aufbautraining. „Weh tut es immer, aber die Arbeit provoziert so positiv, dass ich darauf vergesse!' Eine Frage der Disziplin sei das, doch da gebe es ganz andere Autoritäten zu befragen. „Wir Schauspieler sind manchmal ein relativ beliebiger Haufen, was das betrifft. Ein Sänger, der nicht ständig an sich arbeitet, stürzt ins Unendliche.”
Il a dû aussi subir une autre opération du genou il y a dix semaines. La douleur ne veut pas s'atténuer depuis lors, mais il s'oblige, avant et après les répétitions, à pratiquer un entraînement qui semble cruel. "Ça fait toujours mal, mais le travail est si positif que j'oublie !" Il s'agit d'une question de discipline, mais il y a d'autres autorités à interroger. "Nous, les acteurs, sommes parfois un groupe relativement aléatoire, en ce qui concerne cela. Un chanteur qui ne travaille pas constamment sur lui-même tombe dans l'abîme."

Der „Jedermann" in seiner umfassenden Neubesetzung erweise sich nun als unerwartete Herausforderung, als Glücksfall im dritten Jahr. Schon nach drei Tagen Probe breche Gekanntes neu auf.
Le “Jedermann” dans son vaste remaniement se révèle maintenant comme un défi inattendu, comme un coup de chance dans sa troisième année. Après trois jours de répétition, le connu s’ouvre à neuf.

Neben ihm auf dem Domplatz steht Gregor Bloéb, der jüngste der vier Moretti-Bloéb-Brüder, die sich teils nach dem Vater, teils nach der Mutter nannten. Er verkörpert den Januskopf des Erfolgs: In Sonnenzeiten der gute Gesell, offenbart er sich alsbald als Teufel, der sein Recht auf Jedermanns Seele einfordert, wenn es ans Abschiednelunen geht. ,,Das Böse beharrt genauso auf Recht und Gerechtigkeit wie das Gute", sagt er. „Ein interessanter Gedanke. Aber", nimmt er das bescheiden beleumundete Läuterungsspektakel in Schutz, „in erster Linie geht es um das Verzeihen, das tausendmal größer ist als Recht und Gerechtigkeit und vielleicht das Menschsein ausmachen könnte!'
A ses côtés sur la Place de la Cathédrale, Gregor Bloéb, le plus jeune des quatre frères Moretti Bloéb, l’un ayant pris le nom du père et l’autre celui de la mère. Il incarne Janus, le double visage du succès : en plein soleil, il se révèle vite un bon compagnon, mais se révèle un diable qui revendique son droit à l'âme de Jedermann quand il s'agit de faire ses adieux. « "Le mal insiste autant sur le droit que la justice que le droit", dit-il. "Une pensée intéressante. Mais ", défend-il, le spectacle modestement calomnié de la purification, " c'est d'abord et avant tout le pardon, qui est mille fois plus grand que le droit et la justice et qui pourrait peut-être constituer l'humanité ! Gregor Bloéb ist heute ein eminenter Schauspieler, der an der Josefstadt" große Mitterer-Uraufführungen stemmte, an der Burg Nestroy spielte und in Hamburg noch eine Saison lang mit Hauptmanns „Rose Bernd" gastiert, einer Koproduktion mit den vorjährigen Salzburger Festspielen. Aujourd'hui, Gregor Bloéb est un acteur éminent qui a donné de grandes premières de Mitterer au "Josefstadt", a joué le Nestroy au Burg et sera invité à Hambourg pour une autre saison avec "Rose Bernd" de Hauptmann, une coproduction avec le Festival de Salzbourg de l'année dernière.


Bloéb: erstmals gemeinsam
Bloéb: Pour la première fois ensemble

Ein Märchenspiel von Felix Mitterer anno 1986 in Telfs ausgenommen, stehen die Brüder erstmals gemeinsam auf der Bühne. Wie man überhaupt erst im jungen Erwachsenenalter zusammengewachsen sei, sagt Tobias, der Zweitgeborene. Ein Vierzehnjähriger habe nun einmal nicht die Interessen eines Achtjährigen.
A l'exception d'un conte de Félix Mitterer à Telfs en 1986, les frères se tiennent ensemble sur scène pour la première fois. Tobias, le deuxième né, raconte comment ils ont grandi ensemble au début de l'âge adulte. Un jeune de quatorze ans n'a pas les intérêts d'un enfant de huit ans.

Aber was es dann später an Gemeinsamkeit gab, auch jenseits der wahnsinnigen Paris-Dakar-Rallye, die sie 2012 ins Ziel brachten, Als Tobias auf dem Domplatz die letzten „Jedermand-Durchläufe spielte, saß Gregor mit der Mutter im Zuschauerraum. „Wir hielten uns an der Hand und weinten und lachten die ganze Zeit Es war schließlich ihr letzter Theaterbesuch, und das wussten wir alle. Und was gibt es Schöneres", fügt Gregor, der dünnhäutige Kraftschauspieler, hinzu, „als zum Abschied den Jedermann` mit seinem Buben zu sehen?"
Mais ce qu'ils avaient plus tard en commun, c'était au-delà de la folie du Rallye Paris-Dakar, qui les a amenés à l'arrivée en 2012, lorsque Tobias a joué les dernières de "Jedermann" sur la Place de la Cathédrale, Gregor était assis avec sa mère dans l'auditorium. "Nous nous tenions la main, pleurions et riions tout le temps. C'était finalement sa dernière visite au théâtre, et nous le savions tous. Et quoi de plus beau, ajoute Gregor, le sensible acteur puissant, que de voir « les adieux de Jedermann » avec son fils ?

Und als Tobias darauf mit der Lungentzündung kämpft und eine anderer seine Rolle auf dem Domplatz spielte, da stand ihm der Bruder auf besondere Art bei. „Ich bin völlig ausgehebelt im Krankenhaus gelegen, da kam der Gregor und hat die Krokodilledertasche, ohne die unsere Mutter nie ausgegangen ist, vor mich hingestellt und unser Dakar-Foto aus Senegal, als wir ins Ziel gekommen sind, dazugelegt. Wir haben einen sehr offenen Umgang, da ist Platz für Sensibilität und Härte", beschreibt er das Verhältnis. Nicht ohne mit Nachdruck anzufügen, dass “eine kleineres Rennen” im nächsten Jahr durchaus ins Auge gefasst werden könnte. Et quand Tobias luttait contre une pneumonie et qu'un autre a joué son rôle sur la Place de la Cathédrale, son frère l'a soutenu d'une manière particulière. "J'étais complètement à bout de forces à l'hôpital quand Gregor est venu mettre devant moi le sac en cuir de crocodile, sans lequel notre mère n'est jamais sortie, et a ajouté notre photo du Dakar au Sénégal quand nous sommes arrivés à l'arrivée. Nous avons une attitude très ouverte, il y a de la place pour la sensibilité et la dureté ", décrit-il. Non sans ajouter avec insistance qu'une "petite course" l'année prochaine pourrait certainement être envisagée.

In diesen Tagen ereilt ihn der runde Geburtstag, über den er sich nicht verbreiten will. Schon zur Kinderzeit sei das Wiegenfest in den Ferien untergegangen. Das Gefühl der Jahre beschleiche ihn deshalb, wenn überhaupt, zu Silvester. „Vielleicht werden Geburtstage später wichtig, wenn die Rückschau die Oberhand gewinnt. Heute hat das einen ähnlichen Stellenwert wie die Vorstellung, dass ich mir einmal meine alten Filme ansehe.
Ces jours-ci, il fête un anniversaire rond, sur lequel il ne veut pas s’étendre. Déjà pendant l’enfance, la fête d’anniversaire avait lieu pendant les vacances. Le sentiment des années s'est donc emparé de lui, si tant est qu'il en ait eu l'impression, la veille du Nouvel An. "Peut-être que les anniversaires deviendront-ils importants plus tard, lorsque le recul prendra le dessus. Aujourd'hui, cela a une signification similaire à l'idée de regarder mes vieux films,

Denn im Moment lässt die Gegenwart nicht locker: Im Herbst wird an der „Burg« Kusejs famoser „Weibsteufel" mit Moretti und Birgit Minichmayr wiederaufgenommen, dann spielt er im Film den alten Beethoven. Car pour l'instant le présent ne se relâche pas : A l’automne, le célèbre "Weibsteufel" de Kusej est repris au "Burg" avec Moretti et Birgit Minichmayr, puis il jouera Beethoven âgé dans un film.

Und dass sich für ihn trotz des Termindrucks schon in Kusejs erster Spielzeit eine stellbar, sagt er. Auch Gregor will künftige weitere Aufgaben am Haus nicht ausschließen. So schließen sich die brüderlichen Kreise.
Et il dit que, malgré le manque de temps, il peut déjà imaginer quelque chose pour la première saison de Kusej. Gregor, aussi, ne veut pas exclure de futures tâches au théâtre. Ainsi se ferment les cercles fraternels.

Buhlschaft zwischen den Welten
La Buhlschaft entre deux mondes.

Um die Distanz zwischen der Schauspielerin Valery Tscheplanowa und der von ihr verkörperten Buhlschaft auszumessen, scheint eine Welt nicht groß genug. Im Alter von acht Jahren kam sie mit den Eltern aus der kollabierenden Sowjetunion in die DDR, wo sie noch fünf Minuten ostdeutschen Stalinismus verkostete, ehe das System zusammenbrach.
Pour mesurer la distance qui sépare l'actrice Valery Tscheplanowa de la Buhlschaft qu’elle incarne, un monde ne semble pas assez grand. À l'âge de huit ans, elle est arrivée avec ses parents en provenance de l'Union soviétique en train de s'effondrer, en RDA ,où elle a goûté cinq minutes de plus au stalinisme est-allemand avant que le système ne s'effondre.

Heute logiert Valery Tscheplanowa in der Beletage deutschsprachiger Bühnenkunst. Ihre Heimaten fand sie oft bei den Visionären und Extremisten: erst bei Dimiter Gotscheff und Jürgen Gosch, dann bei Frank Castorf, dem finstersten aller Theaterzertrümmerer, zuletzt bei Martin Kusej am Münchner Residenztheater, wo sie nebst anderem das Gretchen im „Faust" und den Franz Moor in den „Räubern" verkörperte.
Aujourd’hui, Valery Tscheplanowa loge dans le bel étage de l’art de la scène de langue allemande. Elle trouvait souvent sa patrie chez les visionnaires et les extrémistes : d’abord chez Dimiter Gotscheff et Jürgen Gosch, puis chez Frank Castorf, le plus sombre des destructeurs de langue allemande, plus récemment chez Martin Kusej, au Residenztheater à Munich, où elle a interprété entre autres Gretchen dans « Faust » et Franz Moor dans « Les voleurs »

Und von wo sie sich 2017 in die Unabhängigkeit verabschiedete, statt dem neuen Burgtheaterdirektor im Herbst nach Wien zu folgen. „Ich habe eine merkwürdige Entscheidung getroffen", sagt die fragile Schönheit „Ich habe 15 Jahre sehr viel Theater gespielt, und zwar alles, was ich mir gewünscht habe. Ich werde nächstes Jahr 40r, kommt sie auf das riskante Schauspielerinnenalter zu sprechen, „und da ich mich gut gehalten habe, dachte ich, ich nutz das aus und dreh noch ein bisschen. Und jetzt habe ich angefangen, Mit dem „sehr frivolen" Film „Trümmerfrauen", fügt sie hinzu. „Sie können gern darüber schreiben, da freuen sich die Produzenten." Es geht um eine Schauspielerin, die deutsche Mädchen nach dem Krieg in die Kunst der Männerrekrutierung einweist Drei Tage bevor sie zu den Proben in Salzburg einrückte, fiel die letzte Klappe.
Et d’où elle a fait ses adieux à l’indépendance en 2017, au lieu de suivre à l’automne le nouveau directeur du Burgtheater à Vienne. "J'ai pris une décision étrange", dit la fragile beauté "J'ai beaucoup joué au théâtre pendant quinze ans, et certes, tout ce que je souhaitais, je vais avoir quarante ans l’année prochaine et elle en vient à parler du risque de l’âge chez les actrices, « et comme je me débrouillais bien, je pensais en tirer parti et tourner un peu plus, et maintenant, je commence avec le film "très frivole" "Femmes en ruine", ajoute-t-elle, "Vous pouvez écrire à ce sujet, les producteurs seront contents" Il s’agit d’une actrice qui initie les filles allemandes à l’art du recrutement masculin après la guerre. Trois jours avant de venir répéter à Salzbourg, le dernier clap est tombé.

Und jetzt diese Rolle, die praktisch keinen Text - und wen, einen albernen - hat und sich auch noch dafür rechtfertigen muss, dass sie dem Titelprasser nicht wie eine indische Witwe in den Tod folgen will, Letztlich ist sie nichts als Projektions-fläche von Begierden, des „Buhlen" wie des Publikums. Die Vorgängerin Stefanie Reinsperger wurde für ihren Körper verspottet, und das auch von Medien, die sich auf die Erziehung ihres Personals und ihrer Leserschaft etwas zugutehalten.
Et maintenant, ce rôle, qui n'a pratiquement pas de texte - et quand il y en a, il est stupide - doit également justifier qu'elle ne veut pas suivre le débauché du rôle titre dans la mort comme une veuve indienne. Au final, ce n'est rien d'autre qu'une surface de projection de désirs, de l’amante comme du public. Stefanie Reinsperger qui l’a précédée a été ridiculisée pour son corps, ainsi que par les médias, qui attribuent un peu de crédit à l’éducation de leur personnel et de leurs lecteurs.

Zu verletzen sei sie durch derlei Vorgänge nicht, versichert Valery Tscheplanowa. Gewiss sei man in der Robe der Buhlschaft exponierter als nackt auf Castorfs Berliner Bühne. „Auf dem Domplatz sitzen 2.5oo Menschen, und jeder von ihnen hat eine Vorstellung davon, wie seine Traumfrau aussieht. Aber ich bin ja nur Jedermanns Traumfrau, deswegen kümmere ich mich nicht darum, ob ich der Leute Begehren erwecke. Ich kann nicht jedem in die Seele kriechen, um seine Vorstellungen zu erfüllen. Die Leute können mich ansehe, und ob die sich denken, “ich bin zu alt und meine Brüst sind zu klein – das ist nicht mein Bier” sagt die scharfe Analytikerin. „Ich bin gespannt, ob ich angegriffen werde und wofür”
Valery Tscheplanowa assure qu’elle ne serait pas blessée par de tels propos. On est certainement plus exposée dans la robe de la Buhlschaft que nue sur la scène berlinoise de Castorf. «2500 personnes sont assises sur la place de la Cathédrale, et chacune d’elles a une idée de ce à quoi ressemble la femme de ses rêves. Mais je suis seulement la femme de rêve de Jedermann, c’est pourquoi je me moque d’éveiller le désir des gens. Je ne peux pas explorer l’âme de chacun, pour réaliser leurs idées. Les gens peuvent me regarder, et s’ils pensent que « je suis trop vieille et mes seins sont trop petits – ce n’est pas ma tasse de thé » dit l’analyste pointue. « Je suis impatiente de savoir si je serais attaquée et pourquoi. »

Und der Weg von der Castorf-Welt in das konservativste Theaterprojekt des Universums? „Es ist für mich interessant, in diesen Raum hineinzugehen, in den ich gar nicht gehöre. Ist das nicht toll? Irgendein nettes Stück an der Burg wäre nicht so interessant, aber hier, mit den ganzen Klischees, empfinde ich die Aufmerksamkeit wie ein Brennglas. Ich nehme die Rolle ernst”, kommt sie auf Hofmannsthals wortarmes Gekmittel. „Ich buhle um meinen Liebsten, das ist etwas zutiefst Menschliches. Mein Liebster ist ein Frauenheld, und ich muss ganz schön auf die Pauke hauen, um ihn zu bekommen”
Et le chemin du monde de Castorf vers le projet théâtral le plus conservateur de l’Univers, « C’est intéressant pour moi d’entrer dans cet espace, auquel je n’appartiens pas du tout. N’est-ce pas génial ? N’importe quelle gentille pièce au Burg ne serait pas aussi intéressante, mais ici, avec tous les clichés, je ressens l’attention comme un miroir ardent. Je prends le rôle au sérieux » elle en vient à l’ouvrage pauvre en mots d’Hofmannstahl. « Je courtise mon chéri, c’est quelque chose de profondément humain. Mon amour est un homme à femmes, et je dois bûcher dur pour l’obtenir » „Verwundbar machen" “Se rendre vulnérable”

Wie lässt sich das mit der Metoo-Debatte vereinbaren? Sie zögert, erklärt sich für unzuständig. „Diese Debatte betrifft Frauen, die schutzlos sind, die über eine nicht so gescheite Rollenauswahl in die Ecke getrieben werden, Frauen müssten Frauen gegen einen Regisseur im Übermutswahn beistehen. Doch der beste Schutz gegen Metoo-Vorgänge sei „die Inhaltlichkeit. Dass ich vorbereitet auf die Probe komme, dass ich selbst einen Plan habe und nicht warte, bis der Regisseur sagt, du gehst von links nach rechts,
Comment cela est-il compatible avec le débat Metoo? Elle hésite, se déclare incompétente. "Ce débat concerne les femmes sans défense, coincées dans une sélection de rôles moins bien choisis, les femmes devraient soutenir les femmes contre un réalisateur arrogant. Mais la meilleure protection contre les processus Metoo est "le contenu. Que j’arrive préparée aux répétitions, que j’ai moi-même un plan et que je n’attende pas que le réalisateur dise, tu vas de gauche à droite

Sie selbst stand bei den Gefürchtetsten unter Vertrag und hatte nicht zu klagen. „Es ist für Außenstehende manchmal nicht einsehbar, wie viel Ehrlichkeit für einen Schauspieler notwendig ist. Und auch ein Regisseur, der ehrlich ist, macht sich bloß durch seine Ehrlichkeit. Mit Brechen hat das nichts zu tun. Es geht um Energie und darum, dass man sich verwundbar macht”
Elle était elle-même sous contrat avec le plus redouté et n'avait pas à se plaindre. "Il est parfois impossible pour des étrangers de voir combien l'honnêteté est nécessaire pour un acteur. Et même un réalisateur honnête ne fait que se rendre honnête par son honnêteté. Cela n’a rien à voir avec la rupture. Il s’agit d’énergie et de la raison pour laquelle on se rend vulnérable."

Noch etwas, ja, ein zweiter Grund, sich vom Theater zu entfernen. „Die Formen haben sich in den Vordergrund gedrängt, es geht immer mehr um die Idee des Regisseurs. Er erfindet und packt die Schauspieler hinein. Das ist für das Theater eine ungeheure Gefahr. Theater ist entwickeln! Aber die sollen sich jetzt alle austoben, und in ein paar Jahren wird es ihnen selbst auf die Nerven gehen", verweist sie hoffnungsvoll auf die Reifejahre jenseits der fünfzig, in denen sie sich verbindlich mit Shakespeares „Lear" und Kleists Dorfrichter Adam zu befassen gedenkt.
Encore autre chose, oui, une deuxième raison de quitter le théâtre. "Les formes sont passées au premier plan, il s'agit de plus en plus de l'idée du réalisateur. Il invente et met en scène les acteurs. C'est un danger énorme pour le théâtre. Le théâtre, c'est le développement ! Mais maintenant, ils doivent tous se défouler, et dans quelques années, cela leur portera aussi sur les nerfs", espère-t-elle, à propos des années de maturité au-delà de cinquante ans, au cours desquelles elle a la ferme intention de s’occuper du "Lear" de Shakespeare et d’Adam, le juge du village de Kleist.

Einer, der sie schon jetzt auf die Bühne zurückbrächte, wäre Thomas Bernhard, der Heilige des geliebten österreichischen Tonfalls. Für den ginge sie überallhin. Auch dafür kann man dem großen Räsonierer nicht genug danken.
Thomas Bernhard, le saint de la tonalité autrichiennne bien-aimée, serait l'une des personnes qui la ramènerait sur scène. Pour lui, elle irait n'importe où. Pour cela aussi, on ne remerciera jamais assez le grand rhétoricien.

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