TOBIAS MORETTI

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Achterbahn : Interview Die Presse

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Moretti: „Meine Grenze ist das Kettenkarussell“
Moretti : « Ma limite, ce sont les chaises volantes »

Tobias Moretti gibt in „Achterbahn“ einen korrupten Polizisten und miserablen Vater. Mit der „Presse“ sprach er über Talfahrt-Panik, sein Schimpfwort-Repertoire, gestresste Eltern und warum er sich auf den Jedermann 2019 freut.
Tobias Moretti interprète dans ‘ACHTERBAHN” (Montagnes russes) un policier corrompu et un mauvais père. Avec la « Presse » , il parle de la panique de la descente, de son répertoire d’injures, des parents stressés et pourquoi il se réjouit du Jedermann 2019

von Isabella Wallnöfer
11.12.2018 um 11:15

Die Presse: Sie fahren nicht gern Achterbahn, oder? So schaut es zumindest im Film aus.
Die Presse : Vous n’aimez pas monter sur les montagnes russes, n’est-ce-pas ? C’est du moins ce qui apparaît dans le film.

Tobias Moretti: Abgesehen von der Metapher dieses Titels ist es tatsächlich so, dass ich panische Angst vor allen Vergnügungsfahrten jeglicher Art habe. Meine Grenze ist das Kettenkarussell. Daher ist in der Szene, in der ich die Achterbahn zu fahren habe, die pure Angst nicht gespielt. Es gibt allerdings ein Gegenmittel, das der Panik des Abspringens Vorschub leistet, nämlich dass man sich knapp vor der Talfahrt einbildet, dass man selbst das Steuer in der Hand hätte. Das wirkt.
Tobias Moretti : Mis à part la métaphore de ce titre, c’est un fait que j’ai une peur panique de tous les manèges de toutes sortes. Ma limite est les chaises volantes. C’est pourquoi dans la scène dans laquelle je suis sur les montagnes russes, la peur pure n’est pas jouée. Cependant, il existe un antidote qui aide à surmonter la panique lors de la descente, à savoir imaginer avant la descente que vous avez vous-même le volant en main. Ça marche.

Dieser ORF-Landkrimi ist fast so etwas wie ein Weihnachtsfilm – mit einem korrupten Polizisten als grantelndem Papa, der mit dem Sohn nichts anzufangen weiß, obwohl ihn der sehr bewundert.
Ce téléfilm policier régional est presque comme un film de Noël – avec un policier corrompu dans le rôle du papa grincheux, qui ne sait pas quoi faire avec son fils, même si celui-ci l’admire beaucoup.

Das Besondere an diesem Wiener Landkrimi ist, dass er eine ganz merkwürdige Mischung aus Abstraktion, unbeholfenem Humor und auch Brutalität gegeneinander stellt. Das hat sich beim Drehen bereits gezeigt, aber man weiß ja dann nie, in welche Richtung die Fahrt da geht. Ich glaube, manche Redakteure waren anfangs sogar eher verwundert und wussten nicht so recht, in welches Genre dieses Vehikel einzuordnen ist. Aber gerade das finde ich so murnbergerisch.
La particularité de ce téléfilm policier viennois, est qu’il oppose un mélange tout à fait étrange d’abstraction, d’humour maladroit et aussi de brutalité. Cela s’est déjà montré lors du tournage, mais on ne sait alors jamais, dans quelle direction ça va aller. Je crois que certains rédacteurs étaient même plutôt surpris au début et ne savaient pas exactement dans quel genre mettre ce véhicule. Mais je trouve cela justement tellement caractéristique de Murnberger.

Wie war denn die Zusammenarbeit mit Regisseur Wolfgang Murnberger? Ist er einer, der einem Schauspieler viel Freiraum lässt? Was muss ein Regisseur solchen Kalibern wie Ihnen eigentlich sagen?
Comment s’est passée la collaboration avec le metteur en scène Wolfgang Murnberger ? Est-il quelqu’un qui laisse beaucoup d’espace libre à un acteur ? Que doit en fait dire un metteur en scène à quelqu’un de votre classe ?

Ich weiß nicht, ob sich dieser Begriff „Freiraum“ nicht mittlerweile überholt hat, so wie „Spielführer“ zum Beispiel. Murnberger ist jedenfalls ein ganz feinsinniger Mensch mit sehr viel Ironie, mit einem guten Blick, nicht nur fürs Detail, und einer, der den Figuren immer die Widersprüchlichkeit belässt bzw. sie provoziert. Wie er mit anderen arbeitet, weiß ich nicht; wir entwerfen jedenfalls sehr genau im Vorfeld, und in der Arbeit ist er sehr frei. Das heißt, dass er sich auch gern überraschen lässt von dem, was während des Drehs passiert. Das hat auch den „Trenker“ so skurril gemacht.
Je ne sais pas si cette notion “d’espace libre” n’est pas dépassée entre-temps, comme le « meneur de jeu » par exemple. Murnberger est en tout cas un homme tout à fait subtil avec beaucoup d’ironie, avec un bon regard, pas seulement pour les détails et quelqu’un qui laisse toujours des contradictions aux personnages et les provoque. Comment il travaille avec les autres, je ne sais pas ; nous élaborons du moins très précisément à l’avance et dans le travail, il est très libre. Cela signifie qu’il se laisse aussi volontiers surprendre par ce qui peut arriver pendant le tournage. Cela a aussi rendu « Trenker » tellement bizarre.

Was hat Sie bewogen, diesen Landkrimi zu machen? Was hat Sie an der Rolle des Major Vilser gereizt?
Qu’est-ce qui vous a décidé à faire ce téléfilm policier régional ? Qu’est-ce qui vous a attiré dans le rôle du Major Vilser ?

Naja, das ist eine völlig absurde Figur, ein Mensch am Rande des Wahnsinns, der mit einer kriminellen Überlebensstrategie und einer ständigen Überforderung so durchs Leben taumelt. Es ist völlig unwichtig, woher diese Figur kommt, wohin sie geht, sie ist einfach, in einer fast dramatischen Überzeichnung, gleichermaßen traurig wie komisch. Eine wunderbare Figur, selten bekommt man so eine Vorlage, ich habe es sehr geliebt, sie ins Leben zu holen.
Eh bien, c’est un personnage totalement absurde, un homme à la limite de la folie, qui chancelle dans la vie avec une stratégie de survie criminelle et un surmenage constant. Peu importe d’où vient ce personnage, où il va, il est simplement, dans une exagération presque dramatique en même temps aussi triste que comique. Un personnage merveilleux, on reçoit rarement un tel modèle, j’ai beaucoup aimé lui donner vie.

Vilser ist ein Mann der deftigen Worte („Schwuchtel“), einmal hat er hinterm Lenkrad einen cholerischen Anfall mit Schimpftirade – ist Ihnen das leicht gefallen? Oder sind Ihnen solche Verbalinjurien fremd?
Vilser est un homme aux mots crus (« Tapette »), une fois, il a derrière son volant un accès de colère avec une tirade d’insultes – cela vous est-il venu facilement ? Ou de telles injures verbales vous sont-elles étrangères ?

Also Menschen, die im Alltag politisch korrekt funktionieren, sogar in emotionalen Situationen, sind dermaßen fad, so eine Figur wollen Sie gar nicht sehen. Uns Menschen interessieren Menschen mit ihren Abgründen, mit ihren Fehlern, mit den Wahrheiten ihrer Existenz, und gerade Vilser ist ein Abziehbild dessen. Abgesehen davon, dass mir das ganze Alphabet an romanischen Schimpfwörtern geläufig ist, fällt es mir natürlich leicht, gerade in dieser Figur kein Blatt vor den Mund zu nehmen. Wäre es ein anderer Charakter, würde man ihn vielleicht mit Poesie zeichnen.
Donc, les gens qui fonctionnent de façon politiquement correcte dans la vie quotidienne, même dans les situations émotionnelles, sont tellement ennuyeux, qu’on ne veut pas du tout voir un tel personnage. Nous, les hommes, nous nous intéressons aux hommes avec leurs abîmes, avec leurs erreurs, avec la vérité de leur existence et justement Vilser en est une décalcomanie. Mis à part le fait que je maîtrise tout l’alphabet des injures romanes, cela m’est venu bien sûr naturellement, justement avec ce personnage, de ne pas mâcher les mots. Cela aurait été un autre personnage, on l’aurait peut-être dessiné avec de la poésie.

Vilser ist ja auch die Karikatur des gestressten Vaters, der keine Zeit für seine Kinder hat. Kennen Sie das Problem?
Vilser est aussi la caricature d’un père stressé, qui n’a pas de temps pour son enfant. Connaissez-vous le problème ?

Ja, das Problem kennt jeder; jeder Vater, jede Mutter, ob viel oder wenig unterwegs, das heutige Leben überfordert uns alle irgendwie. In dem Fall allerdings ist es schon auf die Spitze getrieben, weil Vilser seinen Sohn fast nur von seiner Alimente-Abbuchung kennt. Und plötzlich drängt sich des Lebens Wahrheit wie ein Kopfschuss in sein Hirn und seine Wahrnehmung.
Oui, chacun connaît le problème : chaque père, chaque mère, que l'on voyage peu ou beaucoup, en quelque sorte, la vie actuelle nous surcharge tous. Cependant, dans ce cas, c’est poussé à l’extrême, car Vilser ne connaît son fils presque uniquement pour le versement de la pension alimentaire. Et soudain, la vérité de la vie se presse comme un coup à bout portant dans son cerveau et sa perception.

Sandro Eder meistert die Rolle des Sohnes wie ein Profi-Schauspieler.
Sandro Eder maîtrise le rôle du fils comme un acteur professionnel.

Wir haben ihn alle getragen und haben ihn aufgenommen und versucht, ihm jegliche Kinderdarsteller-Verkrampfung zu nehmen. Er war ein lustiger Bursche und sehr offen. Ich erinnere mich gern an ihn.
Nous l’avons tous porté, l’avons intégré et essayé de lui éviter toutes les craintes des enfants acteur. C’est un gamin drôle et très ouvert. Je me souviens volontiers de lui.

In „Achterbahn“ geht es um das organisierte Verbrechen, Drogenkonsum, Korruption. Und Major Vilser ist mit Leuten „verhabert“, mit denen man besser keinen Kaffee trinken sollte. Aber hinter dem Augenzwinkern des Films steckt ein sehr ernstes Problem – nicht nur in Österreich.
Dans ‘Achterbahn”, il est question du crime organisé, de la consommation de drogues, de corruption. Et le major Vilser est en contact avec des gens, avec lesquels il vaudrait mieux ne pas boire de café. Mais derrière le clin d’œil du film, se cache un problème très sérieux – pas seulement en Autriche.

In der Tat. Aber diese Erkenntnis gibt's ja nicht erst seit gestern. Der Grenzbereich ist schwierig zu erkennen, auch für einen selbst. Gerade in der Kriminologie wissen wir, dass man immer Informanten braucht – dass man mit mindestens einem Fuß im Milieu vorhanden sein muss, sonst kann ich es weder wahrnehmen, durchschauen und schon gar nicht bekämpfen. Die Schnittmenge ist wahrscheinlich das Problem, und Vilser ist jemand, der sicher mit sehr viel Enthusiasmus begonnen hat – das sind im übrigen auch die guten Polizisten – und dann abgerutscht ist, weil er demotiviert wurde und, und, und . . . Der Film nimmt sich, wie Sie gesagt haben, mit Augenzwinkern, also mit Überzeichnung des Problems an.
En effet. Mais cette connaissance ne date pas seulement d’hier. La zone frontalière est difficile à reconnaître, même pour soi-même. Surtout en criminologie, nous savons qu’on a toujours besoin d'informateurs – On doit au moins avoir un pied dans le milieu, sinon je ne peux ni percevoir, ni voir au travers, et encore moins combattre. Le terrain d’entente est probablement le problème, et Vilser est certainement quelqu’un qui a débuté avec beaucoup d’enthousiasme – Ce sont les bons policiers, soit dit en passant - puis qui a glissé parce qu’il était démotivé et, et, et. , , Le film se prend, comme vous l'avez dit, avec un clin d'oeil, donc aussi le problème avec exagération.

Ihr Jedermann-Einspringer Philipp Hochmair hat vor wenigen Tagen seine CD präsentiert und „Jedermann reloaded“ u. a. im Burgtheater aufgeführt. Haben Sie ihn als Jedermann gesehen?
Votre remplaçant pour Jedermann Philipp Hochmair a présenté son CD il y a quelques jours et joué ‘Jedermann reloaded » entre autres au Burgtheater. L’avez-vous vu dans le rôle de Jedermann ?

Nein, ich hab seinen Jedermann logischerweise nicht gesehen, weil ich da ja im Krankenhaus war, aber er hat ihn ja mit seinem „Jedermann reloaded“ gewürzt, und dass er so schnell eingesprungen ist, fand ich fantastisch für uns.
Non, logiquement, je n’ai pas vu son Jedermann, car j’étais à l’hôpital, mais il l’a assaisonné avec son « Jedermann reloaded » et qu’il ait pu faire le remplacement aussi vite, je trouve cela fantastique pour nous.

Sie spielen auch 2019 wieder den Jedermann – ihr Bruder Gregor Bloéb ist als Teufel mit dabei. Freuen Sie sich auf diese Zusammenarbeit mit ihm?
Vous jouez aussi de nouveau Jedermann en 2019 – votre frère Gregor Bloeb y sera dans le rôle du Diable. Etes-vous heureux de ce travail en commun avec lui ?

Also in der Tat freue ich mich sehr auf die 2019er-Produktion, ich glaube, das wird sehr spannend. Ein weinendes Auge ist klarerweise auch mit dabei, weil wir gerade dieses Jahr so ein schönes Ensemble waren. Aber dass Michael Sturminger und Bettina Hering mit so zahlreichen Neubesetzungen das Ganze noch einmal woanders hin treiben wollen, provoziert mich und freut mich natürlich auch. Valery Tscheplanowa ist eine große Schauspielerin, ich habe sie bereits getroffen. Und mit Gregor . . . ich finde es auf den Punkt richtig, ihn mit dieser Figur zu betrauen; das macht mir außerdem den Teufel noch verwandter.
Donc, en effet, je me réjouis beaucoup de la production 2019, je crois que ce sera très excitant. Il y a aussi clairement quelques larmes, car nous étions justement cette année une troupe tellement belle. Mais que Michael Sturminger et Bettina Hering aient voulu encore une fois repousser le tout avec tellement de nouvelles nominations de rôles, me provoque et me fait plaisir aussi bien sûr. Valery Tscheplanowa est une grande actrice, je l’ai déjà rencontrée. Et avec Gregor… je trouve que c’est juste de lui confier ce personnage, cela m’apparente encore plus au Diable.

Was sind Ihre nächsten Projekte? Wann und wo kann das Publikum Sie außer in „Achterbahn“ in der nächsten Zeit live bzw. am Bildschirm erleben?
Quels sont vos prochains projets? Quand et où le public veut-il vous voir prochainement, outre dans « Achterbahn » sur scène ou à l’écran ?

Im Akademietheater läuft unsere spannende „Rosa“-Produktion nach wie vor sehr gut. Im Frühjahr werde ich den zweiten Teil von „Bad Banks“ angehen, dann mit dem Produzenten Moritz von der Groeben einen italienisch-deutschen Zweiteiler kreieren. Nach dem Salzburger Sommer steht im Herbst noch ein größerer Kinofilm an.
Notre passionnante production Rosa marche toujours très bien à l’Akademietheater. Au printemps, j’attaquerai la seconde partie de « Bad Banks », puis avec le producteur Moritz von der Groeben, un film italo-allemand en deux parties. Après l’été à Salzbourg, il y aura encore à l’automne un grand film pour le cinéma. 

Krimi "Achterbahn" im Fernsehen: Mi, 12. 12., 20.15 Uhr, ORF eins.
("Die Presse", Print-Ausgabe, 11.12.2018)
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