TOBIAS MORETTI

TOBIAS MORETTI

Cherubim & Schnee von gestern (23/12/20)

1403 appréciations
Hors-ligne




Replay :

https://konzertzuhaus.at/streaming-konzert/herbert-pixner-projekt-alma/?fbclid=IwAR2PpnZb-tAYxvbLgaX4G4P4YklE1if2YEoCTRKEx5M_nkrrw56ZG1KrSfk

Teilen mit Tobias auf facebook
Parties avec Tobias sur facebook :

https://www.facebook.com/TobiasMoretti.fr.at/videos/394807791578204

Fotos/Photos auf/sur facebook :

https://www.facebook.com/media/set/?vanity=TobiasMoretti.fr.at&set=a.3857678990945595

1403 appréciations
Hors-ligne
Text von Tobias gelesen :

Tobias :
Draußen wieselt der Schnee –
oh je! Servus, verschwindt der Fehmann
Dehors, la neige tombe –
oh oui!Salut, le Fehmann disparaît

Ich hab‘ dich erwartet
Ich hab‘ dich gespürt
schon im Aprilschon im August
schon im November
jetzt bist du da – Dezember

Je t‘ai attendue
Je t‘ai sentie
Déjà en Avril
Déjà en Novembre
Maintenant tu es là - Décembre

https://arbrealettres.wordpress.com/2016/06/19/lair-est-comme-la-porcelaine-raoul-schrott/?fbclid=IwAR32a0Rjzt2X5LBwsF9RMi6pmcO78eu3yhcmgxI6VpBS1OB-I6PKkKOyKTI
in dieser kälte ist dieluft wie porzellan
und der himmel eine schüssel –
ein sprung vom kirch turm bi szum gipfel –
ein riß durch den die nacht schaut bis
die erde zu sternen  zerspringt
(Raoul Schrott)
Dans ce froid l’air est comme la porcelaine,
et le ciel une jatte –
une fêlure du clocher au sommet –
une fissure par laquelle la nuit regarde
jusqu’à ce que la terre éclate en étoiles

Wenn ich, ein Mann ohne Stern
mit meinen Puppen erfriere
wer schmeißt mir eine Rose zu?
(H.C. Artmann)
Si moi, un homme sans étoile,
je gèle avec mes poupées,
qui me lancera une rose?

Erwarte mich im Frühling um die Morgenzeit
wenn dann die Amsel uns aus Tau und Rosenschrei
du und meinen Käfig
ich – und du den deinen auf,
dass Herz an Herz sich finde
ohne Diktaktedeit
Attends-moi le matin au printempssi
alors le merle nous faisait de la rosée et le cri des roses
toi et ma cage moi - et tu ouvres la tienne,
ce cœur à cœur se trouve
sans obligation de dictée

Als das Kind Kind war : Lied vom Kindsein – Peter Handke
https://www.lesauterhin.eu/peter-handke-chanson-de-lenfance-dans-les-ailes-du-desir/?fbclid=IwAR2ydz-AB9kd7IyOQSS5afXlNtsxTGcpYSBxa73L_3Klp-zAiOPdIW2QHOQ

Als das Kind Kind war,
ging es mit hängenden Armen,
wollte der Bach sei ein Fluß,
der Fluß sei ein Strom,
und diese Pfütze das Meer.

Als das Kind Kind war,
wußte es nicht, daß es Kind war,
alles war ihm beseelt,
und alle Seelen waren eins.

Chanson de l’enfance – Peter Handke
Lorsque l’enfant était enfant,
il marchait les bras ballants,
il voulait que le ruisseau soit une rivière.
Et la rivière, un fleuve.
Que cette flaque soit la mer.

Lorsque l’enfant était enfant,
Il ne savait pas qu’il était enfant.
Tout pour lui avait une âme
et toutes les âmes n’en faisaient qu’ une.

Als das Kind Kind war,
hatte es von nichts eine Meinung,
hatte keine Gewohnheit,
saß oft im Schneidersitz,
lief aus dem Stand,
hatte einen Wirbel im Haar
und machte kein Gesicht beim fotografieren.

Als das Kind Kind war,
war es die Zeit der folgenden Fragen:
Warum bin ich ich und warum nicht du?
Warum bin ich hier und warum nicht dort?
Wann begann die Zeit und wo endet der Raum?
Ist das Leben unter der Sonne nicht bloß ein Traum?
Ist was ich sehe und höre und rieche
nicht bloß der Schein einer Welt vor der Welt?
Gibt es tatsächlich das Böse und Leute,
die wirklich die Bösen sind?
Wie kann es sein, daß ich, der ich bin,
bevor ich wurde, nicht war,
und daß einmal ich, der ich bin,
nicht mehr der ich bin, sein werde?

Lorsque l’enfant était enfant,
il n’avait d’opinion sur rien,
il n’avait pas d’habitude.
Il s’asseyait souvent en tailleur,
et partait en courant,
avait une mèche rebelle,
et ne faisait pas des mines quand on le photographiait.

Lorsque l’enfant était enfant, vint le temps des questions comme celles-ci  :
Pourquoi suis-je moi et pourquoi ne suis-je pas toi ?
Pourquoi suis-je ici et pourquoi … pas là ?
Quand commence le temps et où finit l’espace ?
La vie sous le soleil n’est-elle rien d’autre qu’un rêve ?
Ce que je vois, ce que j’entend et sens, n’est-ce pas…
simplement l’apparence d’un monde devant le monde ?
Le mal existe t-il vraiment avec des gens qui sont vraiment les mauvais ?
Comment se fait-il que moi qui suis moi, avant de le devenir je ne l’étais pas,
et qu’un jour moi… qui suis moi, je ne serai plus ce moi que je suis ?

Als das Kind Kind war,
würgte es am Spinat, an den Erbsen, am Milchreis,
und am gedünsteten Blumenkohl.
und ißt jetzt das alles und nicht nur zur Not.

Als das Kind Kind war,
erwachte es einmal in einem fremden Bett
und jetzt immer wieder,
erschienen ihm viele Menschen schön
und jetzt nur noch im Glücksfall,
stellte es sich klar ein Paradies vor
und kann es jetzt höchstens ahnen,
konnte es sich Nichts nicht denken
und schaudert heute davor.Als das Kind Kind war,
spielte es mit Begeisterung
und jetzt, so ganz bei der Sache wie damals, nur noch,
wenn diese Sache seine Arbeit ist.

Lorsque l’enfant était enfant,
il avait du mal à ingurgiter les épinards, les petits pois, le riz au lait
et le chou-fleur bouilli.
Et maintenant, il mange tout cela et pas seulement par nécessité.

Lorsque l’enfant était enfant, il se réveilla un jour
dans un lit qui n’était pas le sien.
Et maintenant cela lui arrive souvent.
Beaucoup de gens lui paraissaient beaux,
et maintenant avec beaucoup de chance quelques-uns.
Il se faisait une image précise du paradis et maintenant
c’est tout juste s’il l’entrevoit.
Il ne pouvait imaginer le néant,
et maintenant il en tremble de peur.
Lorsque l’enfant était enfant
Le jeu était sa grande affaire
et maintenant il s’affaire comme naguère mais seulement
lorsqu’il s’agit de son travail.

Als das Kind Kind war,
genügten ihm als Nahrung Apfel, Brot,
und so ist es immer noch.

Als das Kind Kind war,
fielen ihm die Beeren wie nur Beeren in die Hand
und jetzt immer noch,
machten ihm die frischen Walnüsse eine rauhe Zunge
und jetzt immer noch,
hatte es auf jedem Berg
die Sehnsucht nach dem immer höheren Berg,
und in jeden Stadt
die Sehnsucht nach der noch größeren Stadt,
und das ist immer noch so,
griff im Wipfel eines Baums nach dem Kirschen in einem Hochgefühl
wie auch heute noch,
eine Scheu vor jedem Fremden
und hat sie immer noch,
wartete es auf den ersten Schnee,
und wartet so immer noch.

Lorsque l’enfant était enfant,
les pommes et le pain suffisaient à le nourrir.
Et il en est toujours ainsi.

Lorsque l’enfant était enfant,
les baies tombaient dans sa main comme seules tombent les baies,
et c’est toujours ainsi.
Les noix fraîches lui irritaient la langue,
et c’est toujours ainsi.
Sur chaque montagne, il avait le désir d’une montagne encore plus haute,
et dans chaque ville, le désir d’une ville plus grande encore.
Et il en est toujours ainsi.
Dans l’arbre, il tendait les bras vers les cerises, avec la même volupté qu’aujourd’hui.
Il était intimidé par les inconnus et il l’est toujours.
Il attendait la première neige et il l’attendra toujours.

Als das Kind Kind war,
warf es einen Stock als Lanze gegen den Baum,
und sie zittert da heute noch.

Lorsque l’enfant était enfant
il a lancé un bâton contre un arbre, comme un javelot.
Et il  y vibre toujours. 

Wer in die Hölle kommt,der hat wohl den Hintern im Brodeltopf
Wer aber in den Himmel kommt
denkt sich erleichtert,
na Servus, da habe ich
wieder einmal verdienter Weise Glück gehabt
Wie man sich sesselt, so sitzt man
Wer nun in die Hölle fährt, darf sich einen
kommoden Bratspieß aussuchen
Wer aber in den Himmel steigt,
hat eine Auswahl in Schäferwölklein
Wie man also daraus ersieht,
ist es eben nicht nur im Diesseitssondern auch im Jenseits so,
dass sich alles auf das Wohl oder Übel ergeben,
auf unserer Hinterseite abspielt
Qui va en enfer, a les fesses dans une marmite bouillante
Mais qui va au ciel se pense soulagé, Eh bien, Salut, là, une fois de plus,
j’ai eu de la chance et je l‘ai méritée
Comme on s‘assied, on s‘assied
Celui qui va en enfer, doit choisir une brochette à rôtir pratique
Mais celui qui monte au ciel, a une sélection de nuages moutonnés
Donc, comme on peut le voir, ce n'est pas seulement dans ce monde
mais aussi dans l'Au-Delà
que tout est accordé au malheur ou au mal de notre derrière ... 

Auszug von / Extrait de: Das MITT-WOCH-GEDICHT
Robert Gernhardt (1937-2006)

Am siebenten Tage aber legte Gott die Hände in den Schoß und sprach: Boah! Ich hab‘ vielleich was durchgemacht, ich hab‘ den Mensch, den Lurch gemacht, sind beide schwer missraten. Ich hab‘ den Storch, den Hecht gemacht, hab sie mehr schlecht als recht gemacht, man sollte sie gleich braten. Ich hab‘ die Nacht, das Licht gemacht, hab beide schlicht auf schlicht gemacht, mehr konnte ich nicht geben. Ich hab das All, das Nichts gemacht, ich fürchte, es hat nichts gebracht. Na ja! Man wird´s erleben.
Mais le septième jour, Dieu a mis ses mains sur ses genoux et a dit Boah ! J'ai peut-être fait quelque chose de travers. J'ai fait l'homme, et j'ai fait l’amphibien. Ils ont tous deux mal tourné. J'ai fait la cigogne, le brochet, je les ai faits plus mauvais que bons. On doit les faire cuire tout de suite. J'ai fait la nuit, fait la lumière, allumé les deux simplement, je ne pouvais pas donner plus. J'ai fait l’Univers, le néant. J'ai peur que cela n'ait pas fonctionné. Eh bien, on en fera l'expérience.

Ein Geräusch in der Luft wie von großen Maschinen.Sagen Sie ma: „Lässt sich das nicht abstellen?“„Damit kann ich leider nicht dienen. Das ist das Stöhnen Gottes beim Betrachten seiner Welten. Das heißt, manchmal lacht er auch über sie – aber selten.
“Un bruit dans l'air, comme de grosses machines. Dites-moi, cela ne peut pas être désactivé ? J'ai bien peur de ne pas pouvoir vous aider à ce sujet. C'est le gémissement de Dieu lorsqu'il contemple ses mondes. Cela signifie qu'il se moque parfois d'eux - mais rarement.

http://www.chorale-melisande.fr/2014/09/chant-de-noel-d-alsace-o-heiland-reiss-die-himmel-auf.html?fbclid=IwAR0UPsdJ-IGWo0UxqC50XdpsY0SyckgMk46_55vbaD_uZhhNl-VDReiq4cs
O Heiland,reiss die Himmel auf
herab, herab vom Himmel lauf
reiss ab vom Himmel Tor und Tür
reiss ab, wo Schloss und Riegel° für
Sauveur, viens entrouvrir les Cieux
Descends, descends d'auprès de Dieu
Arrache et brise les verrous
Fais ta demeure parmi nous

O Gott ein Tau vom Himmel gieß
im Tau herab vom Himmel fließ
Ihr Wolken,brecht und regnet aus
den König über Jakobs Haus
Oh Dieu, Pareil à la rosée du ciel
descends vers nous, Fils éternel
Que les nuées nous fassent voir
le Roi fidèle et son pouvoir

O Erd,schlag aus,schlag aus,o Erd
dass Berg und Tal grün alles werd
0 Erd herfür dies Blümlein bring
o Heiland,aus der Erden spring!
O terre, fais germer ce Don
pour que verdoient monts et vallons!
O terre,fais surgir ta Fleur
Que pour nous vienne le Sauveur

Wo bleibst du,Trost der ganzen Welt
darauf sie all ihr Hoffnung stellt
0 komm,ach komm vom höchsten Saal
komm,tröst uns hier im Jammertal
Consolation du monde entier
ne tarde pas à nous sauver
Descends vers nous du haut des Cieux
nous consoler, nous rendre heureux

0 klare Sonn,du schönster Stern
dich wollten wir anschauen gern
o Sonn,geh auf, ohn deinen Schein
in Finsternis wir alle sein
Soleil d'en haut, Astre éclatant
nous t'attendons très ardemment
Lève-toi, car sans ta clarté
nous sommes tous dans l'obscurité

1403 appréciations
Hors-ligne
Bericht ORF2
Reportage ORF2
Auf/sur facebook

Mit Untertitel/ Avec sous-titres
https://www.facebook.com/TobiasMoretti.fr.at/videos/437587187364565

Ohne Untertitel/ Sans sous-titres
https://www.facebook.com/TobiasMoretti.fr.at/videos/1057719174741257

Auszug von / Extrait de ;: Das MITT-WOCH-GEDICHT
Robert Gernhardt (1937-2006)
Am siebenten Tage aber legte Gott die Hände in den Schoß und sprach: Ich hab vielleicht was durchgemacht. Ich hab den Mensch, den Lurch gemacht. Sind beide schwer missraten. Ich hab den Storch, den Hecht gemacht, hab sie mehr schlecht als recht gemacht. Man sollte sie gleich braten. Ich hab die Nacht, das Licht gemacht, hab beide schlicht auf schlicht gemacht, mehr konnte ich nicht geben. Ich hab das All, das Nichts gemacht. Ich fürchte, es hat nichts gebracht. Na ja, man wird's erleben.
Mais le septième jour, Dieu a mis ses mains sur ses genoux et a dit J'ai peut-être fait quelque chose de travers. J'ai fait l'homme, et j'ai fait l’amphibien. Ils ont tous deux mal tourné. J'ai fait la cigogne, le brochet, je les ai faits plus mauvais que bons. On doit les faire cuire tout de suite. J'ai fait la nuit, fait la lumière, allumé les deux simplement, je ne pouvais pas donner plus. J'ai fait l’Univers, le néant. J'ai peur que cela n'ait pas fonctionné. Eh bien, on en fera l'expérience.
*Musik/Musique*

Ein Geräusch in der Luft, wie von großen Maschinen. Sagen Sie mal, lässt sich das nicht abstellen? Damit kann ich leider nicht dienen. Das ist das Stöhnen Gottes beim Betrachten seiner Welten. Das heißt, manchmal lacht er auch über sie – aber selten.
Un bruit dans l'air, comme de grosses machines. Dites-moi, cela ne peut pas être désactivé ? J'ai bien peur de ne pas pouvoir vous aider à ce sujet. C'est le gémissement de Dieu lorsqu'il contemple ses mondes. Cela signifie qu'il se moque parfois d'eux - mais rarement.
Vous ne disposez pas des permissions nécessaires pour répondre à un sujet de la catégorie Photos/Fotos/Videos
.

Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 77 autres membres