TOBIAS MORETTI

TOBIAS MORETTI

Jedermann : Interview Caroline Peters (Wissensarts)

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https://podcast.wissensart.at/4-buhlschaft?fbclid=IwAR1PkP70eqnYqF3TYMo0RVL4CgZyTwzCvwJ-qlKqPB9XONs5QAwg7HK2bfA


Auf dem Blog zu hören :
https://static.blog4ever.com/2008/10/250815/podcast_28784_wissensart_episode_281283_buhlschaft_2020_caroline_peters.mp3

Zusammenfassung des Interviews:

Tobias Moretti und Caroline Peters hat es großen Spaß´gemacht beim JEDERMANN und den Salzburger Festspielen dabei zu sein. Nächstes Jahr hören beide auf und es kommen neue Darsteller.
Tobias Moretti et Caroline Peters ont eu beaucoup de plaisir à participer à JEDERMANN et au Festival de Salzbourg. L'année prochaine, ils arrêteront tous les deux et de nouveaux interprètes vont arriver.

Caroline erzählt, dass sie nicht gedacht hätte, dass das Stück JEDERMANN sie so gefangen nimmt. Auf der Bühne die Intimität und das Tanzen. Draußen dann die Masken. Die SchauspielerInnen sagten, dass die Tischgesellschaft die größte Party dieses Jahres für sie ist.
Caroline raconte qu'elle ne pensait pas que JEDERMANN la capturerait comme ça. Sur scène, l'intimité et la danse. Puis les masques à l'extérieur. Les acteurs ont déclaré que la table de convives était la plus grande fête pour eux cette année.

Journalist:
Frau Peters, in diesen 100 Jahren ständige Veränderung, auch des JEDERMANNS immer der Sache treu, aber theatersprachlich viele viele Facetten. Und was Ihre Rolle der Buhlschaft angeht, Sie haben eine von Grund auf andere Form des Abschieds einer souveränen Frau.  Selbstermächtigung, Souveränität, das haben Sie für sich so entwickelt.
Madame Peters,au cours des cent années il y a eu des évolutions constantes, même celles de JEDERMANN, toujours fidèle à lui-même, mais en terme de langage théâtral,il y a eu de nombreuses facettes. Et pour ce qui est de votre rôle de Buhlschaft, vous avez une forme radicalement différente d’adieu d‘une femme souveraine. Autonomie, souveraineté, c'est ce que vous avez développé pour vous-même.

Caroline Peters:
Nein, da muss ich sagen, das war schon da. Also ich bin ja schon Herrn Morettis dritte Buhlschaft (lacht) und war schon von Sturminger vom ersten Tag an klar.
Non, je dois dire que c’était déjà là. Donc, je suis déjà la troisième Buhlschaft de M.Moretti (en riant) et je l’ai compris dès le premier jour de Sturminger.

Journalist:
Da haben Sie Recht, das ist klar, aber es ist sehr decidiert wie sehr Sie ihr eigenes Leben schützen, sag ich jetzt mal. Das geht einem unter die Haut.
Vous avez raison, c’est clair, mais c’est très déterminé à quel point vous protégez votre vie, je vous le dis.Cela prend aux tripes.

Caroline Peters
:Ja, ja. Das ist Tobias als JEDERMANN und mir sehr wichtig. Ich finde, er ist ja ein sehr melancholischer JEDERMANN. Und er spielt im Gegensatz zu vielen anderen JEDERMÄNNERN vorher, spielt er, finde ich aus meiner Sicht, sehr stark die Angst vor dem Tod. Und das ist was, was sehr männliche Schauspieler eher vermeiden.
Oui. C'est très important pour Tobias, en tant que JEDERMANN et pour moi. Je pense qu‘il est un JEDERMANN très mélancolique. Et contrairement à beaucoup d'autres avant lui, il joue, je pense de
mon point de vue, la peur de la mort de façon très forte. Et c'est quelque chose que les acteurs très masculins ont tendance à éviter.

Journalist:
Angstdarzustellen….
Représenter la peur…

Caroline Peters:
Aber Tobias fährt da drauf Schlitten. Ich finde das unheimlich stark, selbstbewusst und mutig. Und als ich dazu kam, hat man sich natürlich die anderen angeschaut, weil man ja in dieselbe Inszenierung einsteigen muss. Das ist ja alles wie es ist. Und ich hatte das Gefühl, da kann man so dazu kommen als sozusagen, so ein Mann braucht eine Frau, die von Grund auf fröhlich ist. Und die genau das, was ihm fehlt, die Tischgesellschaften organisiert und wenn ihm was nicht passt an der Tischgesellschaft, dann schmeißt sie die auch wieder raus. Das ist ihr ganz egal. Es geht  darum, fröhlich zu sein und Lebenswillen zu haben. Und dann redet er ja mit ihr von Anfang an über den Tod. Schon in der ersten Szene. Am Anfang ist sie ja noch so: „Ja komm, das kenne ich schon von dir, ist ja egal. Aber über den Tod redet man einfach nicht.“ Dann wird das immer stärker und ganz am Ende vom Stück – weil wir so komische Bühnenhinterwelten haben – da kommt dann Gregor Bloeb als Teufel von der Bühne und ist sehr verschwitzt und echauffiert von seiner Szene und setzt sich immer hin und raucht eine Zigarette. Unheimlich im Ergebnis. Und oben über ihm ist dann die Treppe, da steht dann sein Bruder gerade im frisch gestärkten Hemd und sagt, er sieht es ein, dass er sich dem Tod nicht länger verweigern kann. Und dann bekomme ich als Buhlschaft einen totalen Wutanfall. „Das kann doch nicht sein. Warum denn? Du bist 50 Jahre alt! Wie kannst du dich dem hingeben?“ Und das ist so ein bisschen unsere Geschichte vom Abschied. Das kann man nicht machen. Man kann eigentlich nur dazu beitragen, was den JEDERMANN in eine neue Richtung stößt und das ist einfach gestrickt auf eine Art. Da muss ich an sein Publikum denken, um das „Groß“ zu machen. Und die Kategorien sind hier andere und die sind so ursprüngliches Theater für mich. Vom Glauben.
Mais Tobias glisse dessus. Je le trouve incroyablement fort, sûr de lui et courageux. Et quand je suis arrivée là-bas, bien sûr, j‘ai regardé les autres, parce qu‘on doit entrer dans la même mise en scène. Tout est comme c‘est. Et j'ai eu le sentiment que l‘on peut en venir à cela comme si, pour ainsi dire, un tel homme avait besoin d'une femme fondamentalement heureuse. Et qui organise exactement ce qui lui manque, les tables de convives et si quelque chose ne lui convient pas à la table de convives, alors elle le rejette Elle s'en fiche. Il s'agit d'être heureux et d'avoir la volonté de vivre. Et puis il lui parle de la mort depuis le début. Déjà dans la première scène. Au début, elle est encore du genre : "Allez, je sais déjà ça de toi, ça n'a pas d'importance. Mais on ne parle pas de la mort". Ensuite, cela devient de plus en plus fort et à la toute fin de la pièce - parce que nous avons des arrière-plans de scènes tellement drôles - Gregor Bloeb sort de la scène en tant que Diable et est tout en sueur et échauffé par sa scène et il s'assied toujours et fume une cigarette. Incroyable dans le résultat. Et en haut des escaliers au-dessus de lui, son frère se tient là, dans sa chemise fraîchement amidonnée, et dit qu'il se rend compte qu'il ne peut plus refuser de mourir. Et puis je ressens une totale colère en tant que Buhlschaft. "Ça ne peut pas être. Pourquoi alors? Tu as 50 ans! Comment peux-tu t‘abandonner à cela? »Et c'est un peu notre histoire de départ. On ne peut pas faire ça. On ne peut vraiment contribuer qu'à quelque chose qui pousse JEDERMANN dans une nouvelle direction et qui est juste simplet d'une certaine manière. Je dois penser à son public pour faire cela en «grand». Et les catégories sont différentes ici et elles sont du théâtre tellement original pour moi. De la foi.

Journalist:
Wir würden Sie gerne wieder sehen. Gibt es irgend eine Überlegung trotz des Ausscheidens von Tobias Moretti, dass diese Inszenierung nächstes Jahr noch Bestand haben könne?
Nous aimerions volontiers vous revoir. Malgré le départ de Tobias Moretti, est-il envisageable que cette mise en scène puisse encore être utilisée l'année prochaine?

Caroline Peters:
Als oich glaube, dass es mit einem neuen JEDERMANN eine ganz andere Aufführung sein wird. Trotzdem es dasselbe Bühnenbild sein wird. Und ich muss sagen, ich hänge sehr an meinem JEDERMANN (lacht). Ich glaube als Buhlschaft bin ich sehr monogam (der Journalist lacht herzlich) und möchte eigentlich mit keinem anderen JEDERMANN tätig sein müssen auf der Bühne. Aber ich würde trotzdem sehr gerne wieder kommen. Je länger man sich damit beschäftigt, umso komplexer wird das Ganze. Vielleicht werden wir für nächstes Jahr eine andere Rolle für mich finden.
Je crois donc qu'avec un nouveau JEDERMANN, ce sera une performance complètement différente. Même si ce sera le même décor. Et je dois dire que je suis très attachée à mon JEDERMANN (rires). Je pense qu'en tant que Buhlschaft, je suis très monogame (le journaliste rit de bon cœur) et je n'ai pas vraiment envie d'être sur scène avec un autre JEDERMANN. Mais j'aimerais revenir quand
même. Plus on s'en occupe longtemps, plus le tout devient complexe. Peut-être que nous trouverons un autre rôle pour moi l'année prochaine. 
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