TOBIAS MORETTI

TOBIAS MORETTI

DAS HAUS : Artikel FAZ.net

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THRILLER „DAS HAUS“ IM ERSTEN

THRILLER " la maison" SUR LA PREMIERE CHAINE 
:In die Ecke, Besen! Besen!
Dans le coin, les balais !Les balais !
VON/par MATTHIAS HANNEMANN

Wie von Zauberhand: Im Near-Future-Thriller „Das Haus“ im Ersten entwickelt ein „Smart Home“ bedrohliche Macken. Auch wenn nicht alles gelingt: Die un­heim­liche Atmosphäre reißt nicht einen Moment ab.

Comme par magie : dans le thriller futur proche "Das Haus" diffusé sur la première chaîne, une "maison intelligente" développe des bizarreries menaçantes. Même si tout n'est pas réussi : l'atmosphère inquiétante ne s'interrompt pas un seul instant.

Irgendwo auf einer Insel in der Ostsee steht ein kühles, eigentlich nur für die Ab­bildung in Architekturzeitschriften entworfenes Gebäude und wartet auf Menschen. Die Saugroboter, die es bewachen, rauschen über die Fliesen, der smarte Kühlschrank denkt über Bestellungen nach, der Infinitypool fährt die Abdeckung auf. Es geht zu wie bei „Downton Abbey“, bevor die Herrschaften eintreffen, nur eben vollautomatisch und mucksmäuschenstill.
Quelque part sur une île de la mer Baltique, un bâtiment froid, conçu à l'origine pour être illustré dans des magazines d'architecture, attend les humains. Les robots aspirateurs qui le gardent bruissent sur les carreaux, le réfrigérateur intelligent réfléchit aux commandes, la piscine à débordement déploie sa couverture. On se croirait dans "Downton Abbey" avant l'arrivée de ces messieurs, mais en entièrement automatique et en silence.

Und da kommt schon das Boot – fahrerlos schiebt es sich seit mehr als einer Stunde vom Festland her über das Wasser. Die beiden Passagiere, der Investigativjournalist Johann Hellström (Tobias Moretti) und seine Gattin Lucia (Valery Tscheplanowa) machen bierernste Ge­sichter. Sie haben beruflich viel um die Oh­ren, wollen sich entspannen, nackt im Pool schwimmen und sich vor den bodentiefen Glasfenstern lieben. „Tür auf, Tür zu“, sagt Hellström, als er das Haus ins­piziert. „Wärmer, wärmer!“ ruft Lucia un­ter der Dusche. Das Haus lauscht und steuert alles wie befohlen – und es wird auch von sich aus aktiv: Meldet die Zahnbürste, dass die Eisenwerte nicht stimmen, reichert es das Trinkwasser mit Er­satzstoffen an
Et voilà que le bateau arrive - sans conducteur, il se déplace depuis plus d'une heure sur l'eau depuis la terre ferme. Les deux passagers, le journaliste d'investigation Johann Hellström (Tobias Moretti) et son épouse Lucia (Valery Tscheplanowa), ont des mines d'un grand sérieux. Ils sont débordés par leur travail, veulent se détendre, nager nus dans la piscine et faire l'amour devant les baies vitrées qui descendent jusqu'au sol. "Porte ouverte, porte fermée", dit Hellström en inspectant la maison. "Plus chaud, plus chaud !" s'exclame Lucia sous la douche. La maison écoute et commande tout comme elle l'a ordonné - et elle s'active aussi d'elle-même : si la brosse à dents signale que le taux de fer n'est pas correct, elle enrichit l'eau potable avec des produits de substitution.

Die Frage kündigt sich mit jedem neuen Trick an: Könnte dieses Wunderwerk von einem „Smarthome“ auch bedrohlich werden, wenn ihm danach ist? Oder ge­hackt werden, ferngesteuert von au­ßen? Rick Ostermanns Thriller „Das Haus“, die Verfilmung einer Kurzgeschichte von Dirk Kurbjuweit, die 2019 in dem von SWR, NDR und „Futurium“ in Berlin he­rausgegeben Band „2029. Geschichten von morgen“ erschien (das Drehbuch schrieb Ostermann gemeinsam mit Pa­trick Brunken), deutet diese Möglichkeiten bereits vor der Ankunft der Hellströms durch die rote Linse der Überwachungskameras an – einer schwachen An­spielung auf das Auge des eigenwil­ligen Bordcomputers HAL 9000 in Ku­bricks „2001: Odyssee im Weltraum“.
La question s'annonce avec chaque nouveau tour : Cette merveille de "smarthome" pourrait-elle aussi devenir menaçante si l'envie lui en prenait ? Ou être piratée, contrôlée à distance de l'extérieur ? Le thriller de Rick Ostermann "Das Haus", adaptation cinématographique d'une nouvelle de Dirk Kurbjuweit parue en 2019 dans le recueil "2029. histoires de demain" publié par SWR, NDR et "Futurium" à Berlin (Ostermann a écrit le scénario avec Patrick Brunken), laisse déjà entrevoir ces possibilités avant l'arrivée des Hellström à travers la lentille rouge des caméras de surveillance - une faible allusion à l'œil de l'ordinateur de bord singulier HAL 9000 dans "2001 : l'Odyssée de l'espace" de Kubrick.


Ein Fest für die Kameraleute
Un festival pour les cameramenDabei wären die Umstände des Trips auch ohnedies beklemmend genug: Nach einem Artikel, der angeblich auf falschen Informanten und gefälschten Fakten be­ruhte, musste Hellström seinen Schreibtisch in Hamburg räumen. Und auch die Anwältin Lucia ist den Rechtspopulisten, die in Deutschland regieren, ein Dorn im Auge: Sie verteidigte die linke Aktivistin Layla (Lisa Vicari), die sich am Morgen nach der Ankunft im Traumhaus aufgeregt meldet, wenig später für einen An­schlag auf eine Polizeischule mit mindestens dreiundzwanzig Toten verantwortlich gemacht wird und mit einem unmanierlichen Genossen (Max von der Groeben) die Insel erreicht.
Les circonstances de ce voyage sont déjà suffisamment oppressantes : Hellström a dû quitter son bureau à Hambourg après la publication d'un article prétendument basé sur de faux informateurs et des faits falsifiés. Et l'avocate Lucia est elle aussi une épine dans le pied des populistes de droite qui gouvernent l'Allemagne : elle a défendu l'activiste de gauche Layla (Lisa Vicari), qui se manifeste agitée le matin de leur arrivée dans la maison de rêve, est rendue responsable un peu plus tard d'un attentat contre une école de police qui a fait au moins vingt-trois morts et rejoint l'île avec un camarade peu maniéré (Max von der Groeben).

Im Haus am Meer gerät der Film vor diesem Hintergrund zu einem Kammerspiel, das durch eigenmächtige Entscheidungen der Haustechnik zunehmend an Spannung gewinnt. Mal lenkt der Computer den perplexen Hausherrn zu einer Maschinenpistole, die im Keller versteckt ist, mal verriegelt die KI zur Unzeit die Tür, sodass die Nacht im anliegenden Waldstück zu verbringen ist. Selbst vermeintlich putzigen Momenten wie jener Küchenszene, in der Lucia die Saugroboter mit Brotkrumen füttert, wohnt Be­drohliches inne.
Dans la maison au bord de la mer, le film se transforme en un jeu de chambre qui gagne en tension grâce aux décisions arbitraires de la domotique. Tantôt l'ordinateur dirige le maître de maison perplexe vers une mitraillette cachée dans la cave, tantôt l'IA verrouille la porte au mauvais moment, de sorte qu'il faut passer la nuit dans la forêt voisine. Même des moments prétendument sympathiques, comme la scène de la cuisine où Lucia nourrit les robots aspirateurs avec des miettes de pain, sont menaçants.

Nicht alles gelingt dem Thriller: Manche Dialoge buchstabieren zu deutlich aus, was schon längst durch Bilder und Töne erklärt worden ist: „Das klingt fast ein bisschen gruselig!“. Doch die un­heim­liche Atmosphäre reißt nicht einen Moment ab. Am Ende durchweht ein Hauch Zauberlehrling den Film. Und wie formschön kommt „Das Haus“ daher: Die geraden Linien und Glasflächen des Ar­chitektentraums in der Ostsee sind für die Kameraleute Stefan Ciupek und Matthias Bolliger ein Fest.
Le thriller ne réussit pas tout : certains dialogues épellent trop clairement ce qui a déjà été expliqué depuis longtemps par des images et des sons : "Cela fait presque un peu peur ! Mais l'atmosphère inquiétante ne s'interrompt pas un seul instant. À la fin, un air d'apprenti sorcier souffle sur le film. Et comme "La maison" est belle de forme : les lignes droites et les surfaces vitrées de ce rêve d'architecte dans la Baltique sont une fête pour les cameramen Stefan Ciupek et Matthias Bolliger.

Mit „Exit“ und „Ich bin dein Mensch“ hat die ARD bereits zwei andere – in diesen Fällen von Simon Urban und Emma Braslavsky ersonnene – Kurzgeschichten aus dem Erzählband „2029“ verfilmt, beide wurden viel gelobt. Der Thriller „Das Haus“ setzt diese Reihe so packend fort, dass sie beinahe an Scifi-Anthologie-Serien wie „Black Mirror“ heran­reicht.
Avec "Exit" et "Ich bin dein Mensch", ARD a déjà adapté à l'écran deux autres histoires courtes - imaginées dans ce cas par Simon Urban et Emma Braslavsky - tirées du recueil de nouvelles "2029", toutes deux ayant reçu de nombreux éloges. Le thriller "Das Haus" poursuit cette série de manière si captivante qu'elle s'apparente presque à des séries d'anthologie de science-fiction comme "Black Mirror".

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