TOBIAS MORETTI

TOBIAS MORETTI

Texte de l'extrait de Der Narr und seine Frau

Lien vers l'extrait vidéo sur le site officiel de Tobias :

//www.tobiasmoretti.at/theater2.html

 

Zacharias Werner (Tobias Moretti) : (Beendet sein Handygespräch) Ah.. Aah... Aaah ... Aaaaah...  Donnerwetter. Ein Teufelsstück ! Brigg ist über die Nacht von der Tempestad-Gruppe geschluckt worden. Es gibt unseren guten alten Brigg nicht mehr. Daran hätte selbst ich nicht geglaubt. Den Brigg kann einer schlucken!  Alle Achtung. Tempestad eben. Die Spanier fressen sich durch den Kontinent.

Sylvia Kessel (Dörte Lyssewski) : Knöpf dir doch bitte die Jacke auf.

Zacharias Werner :  Edition 24 hat es bei Brigg auf ganze fünf Monate gebracht. Es ist nicht mal zur ersten Frühjahrsauslieferung gekommen. Bergmüller sagt mir eben, er gab nicht die geringste Chance mehr für unser Schatzkästlein. Der fette Brigg wird schlank gemacht.  Edition fliegt raus. Tolle Nummer. Alle Achtung.

Sylvia Kessel : Knöpf dir doch bitte die Jacke auf.

Zacharias Werner : Sylvia Kessel, Sie stehen wieder vor einem freien Verleger. Ich bringe nur gute und wichtige Bücher; Wo sind sie denn ? Ich hatte doch immer mein Rucksack dabei. Seitdem ich diese Anzüge trage, vermiβ ich die Last der Guten Bücher auf meinem Schulter. Ich darf mit eine Abfindung in Höhe einer halben Million Euro rechnen. Damit fang ich grundsolid von vorne ab?

Sylvia Kessel : Und wohin gehe ich mit meinem dritten Buch  ?

Zacharias Werner : Ihr drittes Buch ? Erscheint bei mir.

Ich wäre bereit. Jetzt Ich hätte  das Zeug dazu.

Diesmal bring ich es nach vorn. Wenn Sie bereit sind ? Wir arbeiten es noch einmal gründlich durch, und Sie werden sehen, es wird ein atemberaubend schönes Buch. So was schreibt Ihnen heute  keiner nach.

Sylvia Kessel : Aber dass wir etwas miteinander hatten, wird mir nicht rausgestrichen ! Niemals.

Zacharias Werner : Wir arbeiten daran. Ich freue mich darauf.

Sylvia Kessel : Soll das heiβen… wir ziehen weiter ?

Zacharias Werner : Wir ziehen weiter, Sylvia. Dreiβigtausend. Diesmal brechen wir den Bann. Dreiβigtausend habe ich Ihnen hiermit fest versprochen.

Sylvia Kessel : Lügen Sie nicht schon wieder. Schlafen Sie erst einmal mit mir.

Zacharias Werner : Eins nach dem anderen. Ich bekomme meine Edition im Grunde topsaniert zurück. Alle Forderungen, Lasten, etc. sind durch Briggsche Schuldentilgungsanlage gegangen, sie haben sich erledigt. Im  Herbst  bringe ich als erstes dieses Wahnsinnsbuch : Skrjabin. Das heizt die Stimmung an. Der Herbst beginnt mit einer echten Sensation. Dann habe ich die Hand frei und kann für Ihr Buch einen absolut überzeugenden Start vorbereiten. Es gibt gegenwärtig eigentlich nichts Beunruhigendes mehr. Seltsames Gefühl. Kein Abgrund in Sicht.

Ich glaube, Sylvia, unsere Geschichte wird nun eine richtige Erfolgsgeschichte.

Sylvia Kessel : Und wenn nicht ?

Zacharias Werner : Dann erst recht.

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Zacharias Werner (termine la conversation sur son portable) : Ah... Aah ... Aaah... Aaaaaah.... Tonnerre de Dieu. Quelle histoire ! Brigg a été avalé la nuit dernière par le Groupe Tempestad. Terminé notre bon vieux Brigg. Moi-même je ne l'aurais pas cru. Quelqu'un capable d'avaler Brigg ! Chapeau. Tempestad. Les Espagnols se bouffent le continent.

Sylvia Kessel : Déboutonne ta veste, s'il te plaît.

Zacharias Werner : Les Editions 24 ont été publiées chez Brigg pendant cinq mois pleins. Ça n'a pas été jusqu'à la première livraison de printemps, Bergmüller vient juste de me le dire, il n'y a plus la plus moindre chance pour notre cassette à trésor. Le gros Brigg va perdre du poids. Virées, mes éditions. Numéro sensationnel. Chapeau !

Sylvia Kessel : Déboutonne ta veste, s'il te plaît.

Zacharias Werner : Sylvia Kessel, vous êtes à nouveau assise devant un éditeur libre. Je ne publie que des livres bons et importants. Où sont-ils donc ? J'avais toujours mon sac à dos avec moi. Depuis que je porte ce costume, le poids des bons livres sur mon épaule me manque. Je peux compter sur une indemnité à hauteur du demi-million d'euros. Avec ça, je démarre sur une base solide.

Sylvia Kessel : Et où je vais avec mon troisième livre ?

Zacharias Werner : Votre troisième livre ? Il paraît chez moi.

Je serais prêt. Maintenant, j'en serais capable.

Cette fois je le lancerai pour de bon. Si vous êtes prête ? Nous allons le soigner, et vous verrez, ce sera un livre beau à couper le souffle. Tel qu'aujourd'hui personne ne serait capable de l'imiter.

Sylvia Kessel : Mais qui se soit passé quelque chose entre nous, cela ne s'effacera pas. Jamais !

Zacharias Werner : On va y travailler. Cela me fera plaisir.

Sylvia Kessel : Ce qui signifie… que nous continuons notre route ?

Zacharias Werner : Nous continuons notre route, Sylvia. Trente mille. Cette fois nous conjurons le sort. Je vous garantis ici même trente mille exemplaires.

Sylvia Kessel : Ne recommencez pas déjà à mentir. Couchez d'abord avec moi.

Zacharias Werner : Une chose après l'autre. Je récupère mes éditions complètement assainies. Toutes les créances, le passif etc, ont été pris en charge par le montage financier de Brigg, ils ont été réglés. A l'automne prochain, je publie d'abord ce livre dément sur Scriabine. Ça va chauffer l'atmosphère. L'automne commence sur une vraie sensation. Ensuite, j'ai les mains libres et je peux préparer pour votre livre un démarrage absolument imparable. A présent, il n'y a plus aucun sujet d'inquiétude à avoir. Sensation étrange. Aucun précipice en vue.

Je crois, Sylvia, que notre histoire va devenir une authentique histoire de succès.

Sylvia Kessel : Et sinon ?

Zacharias Werner : Raison de plus.

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Zacharias Werner (Ends the conversation on his mobile phone) : Ah... Aah... Aaaah ... Aaaaah... God Almighty. What a story! Brigg was swallowed last night by the Group Tempestad. Finished, our good old Brigg. I myself would not have believed it. Someone able to swallow Brigg ! Hats off! Tempestad. The Spaniards swallow up the continent.

Sylvia Kessel : Unbutton your jacket, please.

Zacharias Werner : The "Editions 24" were published by Brigg for five full months. It has not even got to the first Spring delivery : Bergmüller has just told me : there is no longer the slightest chance for our treasure chest. The big Brigg will lose weight. Kicked out my Editions ! Sensational trick ! Hats off !

Sylvia Kessel : Unbutton your jacket, please.

Zacharias Werner : Sylvia Kessel, you are again sitting in front of a free editor. I publish only good an important books. Where are they ? I always have my backpack with me. Since I've been wearing this suit, I have missed the weight of good books on my shoulder. I can count on compensation to the tune of a half million euros. With that, I start on solid foundations.

Sylvia Kessel : And where do I go with my third book ?

Zacharias Werner : Your third book ? I publish it. I'd be ready.

Now I could do it. This time I start it for good. Are you ready ? We work through it thoroughly, and you will see that it is a breathtakingly beautiful book. To day nobody would be able to imitate it.

Sylvia Kessel : But something happened between us, and that will not be eliminated. Ever !

Zacharias Werner : We are working on it. I'm looking forward to it.

Sylvia Kessel : Which means… that we continue our journey ?

Zacharias Werner : We move on, Sylvia. Thirty thousand. This time we break the spell. I guarantee you right now thirty thousand copies.

Syliva Kessek : Do not start lying again. Sleep with me first.

Zacharias Werner : One thing after another. I get my Editions totally clean back. All claims, expense, etc. have gone through Briggs debt facility. Next fall I will first publish this mad book about Scriabin. It will warm up the atmosphere. Autumn begins on a real sensation. Then my hands are free and I can prepare your book for an absolutely unstoppable launch. Now, there is no more worries. That's a strange feeling. No precipice in sight. I believe, Sylvia, our history will become a true success story.

Sylvia Kessel : And if not ?

Zacharias Werner : Then, a fortiori



09/01/2010
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