TOBIAS MORETTI

TOBIAS MORETTI

Wie Brüder im Wind : Interview Kleine Zeitung (25/01/12016)

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Zwischen seinen Auftritten in der „Dreigroschenoper"im Theater an der Wien nahm sich Tobias Moretti gestern Zeit für seine Filmfans und kam zur Vorpremiere von „Wie Brüder im Wind". 
Entre ses performances dans « L’Opéra de quat’sous » au Theater an der Wien, Tobias Moretti prenait hier du temps pour ses fans du cinéma et venait à l’avant-première de « Wie Brüder im Wind »

INTERVIEW: LUIGI HEINRICH 

Für diesen Film konnten Sie einmal in der Nähe Ihres Zuhauses arbeiten. Ein Grund für Ihre Zusage?
Pour ce film, vous pouviez pour une fois travailler à proximité de votre domicile. Une raison pour avoir accepté ? 

TOBIAS MORETTI: Richtig, wir drehten viele Szenen am Brenner, nur 35 bis 4o Kilometer Luft-linie von mir entfernt. Doch das war nicht das Hauptargument, sondern da gab es sensationelle Dokumentaraufnahmen vom Na-turfilmspezialisten Otmar Penker, der immer schon unglaubliche Sachen gedreht hat. Er ist ein Mann, der sich über die Befindlichkeit der menschlichen Existenz hinaus selbst zum Tier wandelt. Indem es ihm zum Beispiel nichts ausmacht, eiskalte Nächte an irgendeinem Ort zu verbringen, nur für einen einzigen Moment. Doch was er in diesem Moment einfängt, ist großartig. 
TOBIAS MORETTI : C’est exact, nous avons tourné beaucoup de scènes à Brenner, seulement à 35 / 40 kms à vol d’oiseau de chez moi. Pourtant, ce n’était pas l’argument principal, mais il y avait des prises de vues documentaires sensationnelles du spécialiste des films sur la nature Otmar Penker, qui a toujours tourné des choses incroyables. C’est un homme qui se transforme au-delà de lui-même, de l’état d’existence humaine en animal. Par exemple, cela ne lui fait rien de passer des nuits glaciales dans n’importe quel endroit, seulement pour un moment unique. Mais ce qu’il capte à ce moment est magnifique.

Filme mit Tieren gibt es ja immer wieder? 
Il y aura toujours des films avec des animaux?
MORETTI: Ja klar. Da ist Hollywood, der Bär, „Wolfs-blut". Aber „Wie Brüder im Wind"ist etwas anderes. Da waren einmal die unglaublich spektakulären Aufnahmen mit Adlern. Der Hauptstrang der Geschichte ist die Beziehung eines Buben zu einem Adler. Und dazu kommen zwei Figuren, Jean Reno und ich. Die Story spielt in den 50ern des vorigen Jahrhunderts, in einer kargen, spartanischen Welt. Wo jedes Leben mehr dem Nutzen zugeschrieben wird. Freundschaft, die immer etwas Besonderes ist, spielt da keine wichtige Rolle. 
MORETTI : Oui, c’est clair. C’est Hollywod, l’Ours, “Sang de Loup”. Mais “Comme des frères dans le vent” est quelque chose d’autre. C’étaient les incroyables prises de vues avec les aigles. L’élément principal de l’histoire est la relation d’un gamin avec un aigle. Et en plus, deux personnages arrivent, Jean Reno et moi. L’histoire se joue dans les années 50 du siècle dernier, dans un monde austère, spartiate. Où chaque vie est davantage centrée sur ce qui est utile. L’amitié, qui est toujours quelque chose de particulier, ne joue là aucun rôle important.

Konnten Sie auch im eigenen Leben in den Tiroler Bergen besondere Tierbeobachtungen machen? 
Pouviez-vous aussi dans votre propre vie dans les montagnes du Tyrol faire des observations particulières d’animaux ?
MORETTI: Da war ich 16. Es war während einer Skitour mit Freunden. Da erlebte ich, wie zwei Kolkraben eine Gämse von der Mutter wegzerrten. Sie haben das Jungtier dann elendiglich umgebracht, mit Augen aushacken und so. Da darf man als Beobachtender nur ja nicht zivilisatorisch werden. Das ist eben so in der Natur. 
MORETTI : J’avais 16 ans. C’était pendant une excursion à skis avec des amis. Là, j’ai vu comment deux corbeaux éloignaient un petit chamois de la mère. Ils ont alors tué misérablement le jeune animal, en lui crevant les yeux et ainsi de suite. A ce moment là, l'on ne peut pas observer avec les réactions d'un être civilisé . C’est juste ainsi dans la nature.

Sie sind als Vater des Buben die eher dunkle Figur. Spielen Sie so was lieber?
Vous êtes dans le rôle du père du gamin un personnage plutôt sombre. Jouez-vous de préférence quelque chose comme cela ?

MORETTI : Natürlich sind Charaktere, die man auf mehreren Ebenen spielen kann, reizvoll. Es ist spannend, sich dabei selbst zu beobachten. Ob man's kann. Jean Reno ist in unserem Film der Gute. Wäre sicher auch eine schöne Rolle für mich gewesen. Doch Jean hat das wunderbar gemacht, als geradliniger, warmherziger Mensch, der zu dem verschlossenen Buben Zugang findet. 
MORETTI : Bien sûr, ce sont des personnages que l’on peut jouer sur plusieurs niveaux, c’est séduisant. C’est passionnant de s’y observer soi-même. Si on le peut. Jean Reno est le bon dans notre film. Cela aurait certainement été aussi un beau rôle pour moi. Mais Jean a fait cela merveilleusement, comme homme droit, chaleureux, qui trouve l’accès au gamin renfermé.

Hatten Sie außerhalb der Drehs genug Zeit, um mit Reno —es war ja Ihre erste Begegnung mit ihm — zu plauschen? Wie war's? 
Aviez-vous en dehors du tournage assez de temps pour discuter avec Jean Reno – c’était votre première rencontre avec lui. Comment était-ce ?

MORETTI: Am Anfang wie so oft, er war schüchtern, gab sich distanziert. Aber nach der ersten großen gemeinsamen Szene war der Bann gebrochen. Er war auch bei mir zu Hause zu Besuch, und da war ich überrascht, dass er nicht nur als Filmfigur in „Wie Brüder im Wind", sondern auch privat so viel Herzenswärme hat. 
MORETTI : Au début, comme c’est souvent le cas, il était timide, gardait ses distances. Mais après la première grande scène commune, la barrière était rompue. Il est venu aussi me rendre visite à la maison, et là, j’étais surpris, qu’il soit aussi chaleureux en privé que le personnage du film « Comme des frères dans le vent »

Der Mackie Messer in der „Dreigroschenoper"ist sozusagen ein Kontrastprogramm zum sperrigen Bergmenschen in diesem Film. War es Ihnen ein besonderes Anliegen, den Mackie zu verkörpern? 
Mackie Messer dans “L’Opéra de Quat’sous’” est pour ainsi dire un programme de contraste avec l’encombrant montagnard dans ce film. Etait-ce une demande particulière pour vous, d’incarner Mackie ?

MORETTI: Es ist eine Paraderolle der Literatur. Wer sagt schon bei so einem Angebot Nein? 
MORETTI : C’est un rôle culte de la littérature. Qui dit non à une telle offre ?

In diesem Fall präsentieren Sie sich auch als Sänger. Als Opernregisseur haben Sie bereits mit Sängern gearbeitet. Gibt es neue diesbezügliche Projekte? 
Dans ce cas, vous vous présentez aussi comme chanteur. En tant que metteur en scène d’Opéras, vous avez déjà travaillé avec des chanteurs. Y-a-t-il de nouveaux projets dans ce domaine ?

MORETTI: Die gibt es. Aber im Februar mach ich jetzt einmal Pause, bleibe daheim und bereite Dinge vor. Es gibt genug zu tun. 
MORETTI : Il y en a. Mais en Février, je fais d’abord une pause, je reste à la maison et je prépare les choses. Il y a assez à faire.

Sie haben schon so viel erreicht. Bleibt da noch Platz für besonderen Ehrgeiz? 
Vous avez déjà tellement atteint. Reste-t-il encore de la place pour des ambitions particulières ?

MORETTI: Ich bin Theaterschauspieler, und das bin ich geblieben. Beim Film ist das oft eine Sache von Angebot und Nachfrage. Ich versuche, mich nicht von den Möglichkeiten leiten zu lassen, sondern zu reduzieren. Ich warte auf immer neue Aufgaben, die ich bisher noch nicht hatte. Von materiellen Aspekten lasse ich mich nicht treiben.
MORETTI : Je suis acteur de théâtre, et je suis resté cela. Pour les films, c’est souvent une question d’offre et de demande. J’essaie de ne pas me laisser guider par les possibilités, mais de réduire. J’attends toujours de nouvelles tâches, que je n’ai pas encore eues jusqu’ici. Je ne me laisse pas entraîner par les aspects matériels.

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