TOBIAS MORETTI

TOBIAS MORETTI

Trenker : une interview FOCUS

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“Ich finde ihn peinlich”
“Je le trouve pathétique”

Eigentlich wollte sich Schauspieler Tobias Moretti vor der Rolle drücken, doch dann verkörperte er den gnadenlosen Opportunisten Luis Trenker mit großer Lust
En fait, l’acteur Tobias Moretti voulait se défiler devant le rôle, puis, pourtant, il incarne l’opportuniste sans pitié Luis Trenker avec une grande envie. 

Herr Moretti, was ist Ihnen zu Luis Trenker eingefallen, bevor Sie sich mit dem Film-projekt beschäftigt haben?
Mr Moretti, que vous venait-il à l’esprit à propos de Luis Trenker, avant de vous être occupé du projet de film ? 
Trenker, das war für mich dieser verschrobene Geschichtenerzähler aus dem Fernsehen. Seine frühen Bergfilme fand ich irgendwie faszinierend, aber als Schauspieler fand ich ihn zunächst dilettantisch und irgendwie absurd. Ich habe erst später verstanden, dass sein holz-schnittartiges Spiel auch mit der Hochblüte des Expressionismus zu dieser Zeit zusammenhing. Als man mir die Rolle angeboten hat, hätte ich mich jedenfalls erst am liebsten gedrückt. 
Trenker, c’était pour moi cet excentrique conteur d’histoires de la télévision. Je trouvais en quelque sorte ses précédents films de montagne fascinants, mais comme acteur, je le trouvais avant tout amateur et absurde en quelque sorte. J’ai compris seulement plus tard que son jeu à l’emporte-pièce était lié à l’apogée de l’expressionnisme à cette époque. Quand on m’a offert le rôle, j’aurais en tout cas préféré me défiler. 

Warum haben Sie doch zugesagt? 
Pourquoi avez-vous pourtant accepté ? 

Der Film betrachtet Trenker ja aus der Distanz, im historischen Kontext, und er blickt voller Ironie auf ihn. Dadurch relativiert sich das Klischee vom Bergonkel. So ist „Der schmale Grat der Wahrheit" ein nicht unkomischer Film.
Le film considère Trenker avec de la distance, dans le contexte historique, et il porte un regard plein d’ironie sur lui. Ainsi, le cliché de l’oncle de montagne se relativise. Ainsi, « L’étroite arête de la vérité » est un film non sans aspects comiques. 

Was hat Sie gepackt an der Figur? 
Qu’est-ce-qui vous a emballé dans le personnage ? 

Einerseits war Trenker, was seine frühen Bergfilme angeht, in seiner Ästhetik unzweifelhaft ein Pionier. Andererseits kannte man ihn dann später eben nur aus seinen Fernsehsendungen: Da erzählt er den Ersten Weltkrieg wie ein rein alpines Ereignis und blendet alles andere komplett aus— und du sitzt da und glaubst das im ersten Moment, und irgendwann denkst du, was war das jetzt? Trenker konnte wirklich fesselnd erzählen. 
D’un côté, Trenker était, en ce qui concerne ses premiers films de montagne, sans aucun doute un pionnier dans son esthétique. D’autre part, on le connaissait alors plus tard seulement par ses émissions de télévision. Là, il parlait de la 1ère guerre mondiale comme d’un évènement purement alpin et occultait complètement tout le reste – et tu es assis là et tu crois cela au premier moment, et à un moment donné, tu penses, comment cela était maintenant ? Trenker pouvait vraiment raconter de façon passionnante. 

Hat er sich an die Nazis verkauft? 
S'est-il vendu aux nazis?

Er war ein gnadenloser Opportunist und verstand sich wie kein Zweiter auf das „arrangiarsi", das Sich-Arrangieren. Aber verkauft hat sich Trenker wohl nicht, jedenfalls nicht ideologisch. Er hatte durchaus ethische Grundsätze, und er war vermutlich überzeugt, dass er die nicht verraten hat. Er hat niemanden über die Klinge springen lassen. 
C'était un opportuniste sans pitié et se comprenait comme personne d'autres quand il s'agissait de l' "arrangiarsi", de s'accommoder. Mais Trenker ne s'est probablement pas vendu, du moins idéologiquement. Il avait des principes tout à fait éthiques, et il était probablement convaincu qu'il ne les avait pas trahis. Il n'a mis personne en danger.

Ihr Trenker ist bei allem Opportunismus durchweg sympathisch ... 
Votre Trenker est dans toutes les formes d'opportunisme toujours sympathique ...

Ach, wirklich? Ich finde ihn meistens peinlich. So peinlich, dass einem schaudert. Etwa wenn er in Venedig beim Filmfest diese junge Journalistin mit seinen Bergabenteuern bezirzt ...
Oh, vraiment? Je le trouve surtout pathétique. Si pathétique qu'il nous en fait frémir Comme à Venise, lors de la Filmfest, lorsqu'il séduit cette jeune journaliste avec ses aventures de montagne .

Und wie gelingt es, einer solchen Person so viel Charme zu verleihen? 
Et comment est-il possible de donner à une telle personne tant de charme?

Ich versuche, bis in die Kapillaren vorzudringen, authentische Charakteristika genauso wie Verlogenheiten zu erfassen. Und das dann mit Lust zu verkörpern. Setzt man das alles zusammen, entsteht so etwas wie das Kaleidoskop eines Menschen. ■ 
Je tente de pénétrer jusqu’à la racine des cheveux, pour capturer les caractéristiques authentiques comme le mensonge. Et puis à incarner cela avec plaisir. Si l'on met tout cela ensemble, il se crée quelque chose comme le kaléidoscope d'une personne.
INTERVIEW: SUSANNE WITTLICH

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