TOBIAS MORETTI

TOBIAS MORETTI

Die Hölle : Interview TT.com (16/01/17)

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© Thomas Boehm / TT

Tobias Moretti: Keine halben Sachen machen
Tobias Moretti : Ne pas faire les choses à moitié
Zwischen Kinohölle und Theaterhimmel: Tobias Moretti spricht über den Reiz von brüchigen Figuren, erklärt, warum er dem „Jedermann“ zweimal einen Korb gab und was Muhammad Ali mit Franz Jägerstätter verbindet.
Entre l'enfer au cinéma et le ciel au théâtre : Tobias Moretti parle du charme des personnages fragiles, explique pour il a envoyé promener "Jedermann" deux fois et ce qui relie Mohamed Ali à Franz Jägerstätter

Innsbruck – Ab Donnerstag heftet sich Tobias Moretti in Stefan Ruzowitzkys rasantem Action-Thriller „Die Hölle“ an die Fersen eines verrückten Serienmörders, der eine Blutspur durch Wien zieht. Ein actionreiches Kontrastprogramm zum Salzburger Festspiel-Rambazamba, dem sich der Tiroler bald stellen wird: Ab 21. Juli steht er als neuer „Jedermann“ auf dem Dom¬platz – eine Prestige-Rolle, die Moretti bereits zweimal absagte, „weil er mit dem Kopf woanders war“.
Innsbruck - A partir de jeudi, Tobias Moretti, dans le thriller au rythme infernal "L'enfer" de Stefan Ruzowitzky, ne lâche pas d'une semelle un tueur en série fou qui laisse une traînée de sang à travers Vienne. Un programme varié, riche en actions, par rapport à l'agitation du Festival de Salzbourg , à laquelle le tyrolien fera bientôt face: à partir du 21 Juillet, il se présente, place de la Cathédrale, en tant que nouveau "Jedermann" - un rôle prestigieux que Moretti a déjà refusé deux fois "parce qu'il avait la tête ailleurs"

Viel mehr will er über das Herzstück der Festspiele zum jetzigen Zeitpunkt aber noch nicht sagen. Absichtserklärungen liegen dem Schauspieler fern. Vor dem Blitzlichtgewitter des Festspiel-Zirkus hat er allerdings keine Angst. Wenn es eine Rolle gibt, die er nie spielt, dann ist es die Opferrolle.
A l’heure actuelle, il ne veut pas dire beaucoup plus au sujet de la pièce centrale du Festival. L’acteur se tient loin des déclarations d’intention. Il n’a d’ailleurs pas peur de l’orage des flashes du cirque du Festival. S’il y a un rôle qu’il ne joue jamais, c’est le rôle de victime

In Stefan Ruzowitzkys Thriller „Die Hölle“ spielen Sie einen eigenbrötlerischen Kommissar, der einen irren Serienkiller jagen muss. Handfeste Action-Streifen wie dieser sind hierzulande ja eher Mangelware. Liegt das ausschließlich am knappen Budget?
Dans le thriller de Stefan Ruzowitzky « L’enfer », vous jouez un commissaire original, qui doit chasser un tueur en série fou. Des films d’action solides comme celui-ci sont dans ce pays plutôt une denrée rare. Cela tient-il exclusivement au budget serré ?
Tobias Moretti: Natürlich liegt es daran, dass Blockbuster-Filme mit unendlich viel mehr Geld und Möglichkeiten ausgestattet sind. Wobei sich die Kluft mittlerweile etwas verschmälert hat, weil man auch in Europa nachgezogen ist, was die digitalen Möglichkeiten anbelangt. Trotzdem bleibt das Action-Genre vorerst in amerikanischer Hand. Im europäischen Film muss man, um zu überleben, budgetäre Not durch Qualität wettmachen: Ich meine damit die inhaltliche Tiefe, die Zwischentöne und Zwischenräume, die unseren Filmen innewohnen. Hier trifft man auf Figuren, die völlig querlaufen und mit Erwartungen brechen. In Amerika passiert das nur in der obersten Liga, während man bei uns keinen Film produzieren kann, der nicht in irgendeiner Form eine Verspreizung zulässt und auf einem brüchigen Unterboden gebaut ist. Bei den Franzosen gab es das immer schon.
Tobias Moretti : Bien sûr, il est certain que les films de type Blockbuster ont infiniment plus d’argent et de possibilités. Cependant, l’écart s’est entre-temps un peu rétréci, parce qu’en Europe aussi, on a suivi le mouvement en ce qui concerne les possibilités numériques. Malgré tout, le genre Action reste pour l’instant aux mains des américains. Dans les films européens, pour survivre, on doit compenser la détresse budgétaire par la qualité : je veux dire avec cela la profondeur du contenu, les demi-teintes et les intervalles qui sont inhérents à nos films. Ici, on rencontre des personnages, qui se conduisent totalement de travers et brisent les attentes. En Amérique, cela se passe seulement dans la ligue supérieure, pendant que chez nous, on ne peut produire aucun film ne permettant pas n’importe quelle forme d’évolution et qui soit construit sur un sous-sol fragile. Chez les français, il y avait déjà cela. 

Diesen Kommissar kann man zunächst nicht ausstehen. Bis man hinter die Fassade blickt und einen verletzlichen Menschen entdeckt, der seinem dementen Vater (Friedrich von Thun) die Windel wechselt. Ist das der angesprochene Bruch von Erwartungen?
Tout d’abord, on ne peut pas supporter ce commissaire. Jusqu’à ce qu’on regarde derrière la façade et qu’on y découvre un homme vulnérable, qui change les couches de son père dément (Friedrich von Thun). Cela est-il la rupture des attentes mentionnée ? 

Moretti: Ich hab’ die Rolle des Kommissars deshalb so spannend gefunden, weil diese Figur den Action-Puls der Geschichte völlig unterminiert. Er entwickelt sich zu einem leeren, apathischen Chaoten, der mit seinen Blicken und Seitenblicken dem Drama eine besondere Würze gibt. Plötzlich gewährt die Figur Einblick in ihre menschliche Existenz und bricht so das Klischee des Ermittlers.
Moretti : C”est pourquoi j’ai trouvé le rôle du commissaire tellement passionnant, parce que ce personnage mine complètement le pouls de l’action de l’histoire. Il se développe en un farfelu vide, apathique, qui avec ses regards et ses regards en coin donne une saveur particulière au drame. Soudain, le personnage donne un aperçu de son existence humaine et brise ainsi le cliché de l’enquêteur. 

Inwiefern waren Sie in die Entwicklung der Figur miteingebunden?
De quelle façon étiez-vous impliqué dans le développement du personnage ?

Moretti: In meinen Augen war der Charakter am Anfang zu glatt und zu linear, was sich nach mehreren Besprechungen in Wien aber ändern ließ, weil wir noch mal intensiv am Buch gearbeitet haben. Ohne einen Regisseur, der solche Brüche zulässt und will, wäre das aber nicht möglich gewesen. Und Stefan Ruzowitzky wollte das auch. Abgesehen davon ist er ein akribischer Arbeiter und gleichzeitig auch ein Faun und Verführer hinter der Kamera, mit dem man als Schauspieler in einem ständigen dramatischen Dialog ist.
Moretti : A mes yeux, au début, le personnage était trop lisse et trop linéaire, mais cela a pu être changé après de nombreuses discussions à Vienne, parce que nous avons encore travaillé le scénario de façon intensive. Mais sans un metteur en scène, qui autorise de telles cassures et le veut, cela n’aurait pas été possible. Et Stefan Ruzowitzky voulait cela aussi. Cela dit, c’est un travailleur méticuleux et en même temps, aussi un faune et un séducteur derrière la caméra, avec lequel, en tant qu’acteur, on est dans un dialogue dramatique continuel. 

Sie standen zuletzt auch für das Kriegsdrama „Radegund“ vor der Kamera, das auf dem Leben von Franz Jägerstätter basiert. Regie führte US-Regisseur Terrence Malick, von dem auch das Drehbuch stammt. Gedreht wurde in Englisch, war das ein Problem?
Vous vous trouviez aussi dernièrement devant la caméra pour le drame de guerre « Radegund » qui est basé sur la vie de Franz Jägerstätter. La mise en scène est dirigée par le metteur en scène Terrence Malick, qui est aussi l’auteur du scénario. Cela a été tourné en anglais, cela était-il un problème ? 

Moretti: Ich bin es zwar gewöhnt, auf Englisch zu spielen, aber sobald es ans Improvisieren geht, wird es schwierig. Malick macht das hauptsächlich, er schreibt während des Drehs um. Die Dialoge werden vor Drehbeginn genau vorbereitet, und beim Drehen schmeißt er alles um, lässt improvisieren und schaltet die Kamera nie ab. Das ist am Anfang eine echte Challenge. Dieser Dreh war eine unglaublich tolle Erfahrung für mich, auch mit den Kollegen. (August Diehl und Valerie Pachner spielen Franz und Franziska Jägerstätter, Anm.)
Moretti : Je suis certes habitué à jouer en anglais, mais aussitôt qu’il s’agit d’improviser, cela devient difficile. Malick fait principalement cela, il réécrit pendant le tournage. Les dialogues sont préparés exactement dès le début du tournage, et lors du tournage, il balance tout, laisse improviser et ne coupe jamais la caméra. C’est au début un véritable challenge. Ce tournage était pour moi une expérience incroyablement super, avec les collègues aussi (August Diehl et Valerie Pachner jouent Franz et Franziska Jägerstätter, ndr)

Felix Mitterer hat Franz Jägerstätters Schicksal 2013 für die Theaterbühne dramatisiert. Ihr Bruder Grego¬r Bloéb spielte damals die Hauptrolle. Haben Sie sich da ausgetauscht?
Felix Mitterer a adapté le destin de Franz Jägerstätter pour le théâtre en 2013. Votre frère Gregor jouait à l’époque le rôle principal. Avez-vous échangé des informations ? 

Moretti: Natürlich. Gregor hat mir zum Beispiel erzählt, dass es in den USA eine Gruppe von Jägerstätter-Anhängern gibt, die in den 1960er-Jahren die Foundation „Friends of Franz“ gegründet hat. Ihr großes Thema ist die Rechtfertigung der Wehrdienstverweigerung. Als Muhammad Ali sich weigerte, in den Vietnam-Krieg zu ziehen, soll er sich unter anderem auf Franz Jägerstätter berufen haben. Eine sehr spannende Geschichte, von der ich nichts gewusst habe.
Moretti : Bien sûr. Gregor m'a dit, par exemple, qu'il y a un groupe de supporters de Jägerstätter aux États-Unis, qui a fondé dans les années 1960 la Fondation «Les Amis de Franz". Son thème principal est la justification de l'objection de conscience. Lorsque Mohamed Ali a refusé d'aller à la guerre du Vietnam, il aurait invoqué, entre autres, Franz Jägerstätter. Une histoire passionnante, que je ne connaissais pas.

Im Juli stehen Sie im Herzstück der Salzburger Festspiele als „Jedermann“ auf der Domplatz-Bühne. Warum haben Sie die Rolle zweimal abgelehnt, ehe Sie zugesagt haben?
En Juillet, vous vous trouvez sur la scène, Place de la Cathédrale, au cœur du Festival de Salzbourg. Pourquoi avez-vous refusé deux fois le rôle avant de l’accepter ?

Moretti: Die erste Absage war gebunden an eine Neuinszenierung, die dann gar nicht kam. Und beim zweiten Mal wollte ich nicht, weil das mein Vorbereitungsjahr für Dakar war. Da war ich mit dem Kopf ganz woanders. Und eine solche Rolle kann man nicht halb machen. Aber ich hab’ eigentlich keine Lust, über den „Jedermann“ zu reden, es ist noch zu früh, weil ich Absichtserklärungen prinzipiell hasse. Entscheidend ist ja nicht das, was man will, sondern das, was dabei herauskommt. Derzeit muss ich noch ein laufendes Filmprojekt beenden, und ein weiteres läuft bis Ostern.
Moretti : Le premier refus était lié à une nouvelle mise en scène, qui ne se produisit pas alors. Et la deuxième fois je ne voulais pas, parce que c'était mon année de préparation au Dakar. J'avais alors la tête ailleurs. Et un tel rôle ne peut pas se faire à moitié. Mais je n'ai vraiment pas envie de parler de "Jedermann", c'est encore bien trop tôt, parce que par principe je déteste les déclarations d'intention. Ce qui est crucial, ce n'est pas ce que l'on veut, mais ce qui en découle. Actuellement, je dois encore terminer un projet de film en cours, et un autre film est encore en cours jusqu'à Pâques.

Können Sie da ein bisschen mehr verraten?
Pouvez-vous en dire un peu plus ? 

Moretti: Zum einen habe ich eine kleinere Rolle im ZDF-Sechsteiler „Credo“, der in der Finanzwelt spielt und bei dem Christian Schwochow Regie führt. Und dann freu’ ich mich auf den „Dreigroschenfilm“, den Joachim Lang inszeniert: Inhaltlich geht’s da um das Filmprojekt von Bertolt Brecht und Kurt Weill, die einst „Die Dreigroschenoper“ ins Kino bringen wollten, das Drehbuch dann aber zurückgezogen haben. Ich spiele den Macheath, da muss ich jetzt wieder ausgraben, was ich im letzten Jahr für „Die Dreigroschenoper“ fürs Theater an der Wien einstudiert habe. Stefanie Reinsperger wird übrigens die Lucy spielen.
Moretti : Tout d'abord, j'ai un petit rôle dans le film en six parties, "Credo" de ZDF qui se déroule dans le monde financier et dont la mise en scène est réalisée par Christian Schwochow. Et puis je me réjouis du «Film de quat'sous ", que Joachim Lang met en scène: En termes de contenu il s'agit du projet de film de Bertolt Brecht et Kurt Weill, qui à une époque voulaient porter à l'écran " L'Opéra de quat'sous ", mais qui en ont retiré le scénario. Je joue MacHeath,et alors je dois ressortir maintenant ce que j'ai répété l'an dernier pour "L'Opéra de quat'sous" pour le Theater an der Wien. Stefanie Reinsperger jouera d'ailleurs le rôle de Lucy.

Dann sind wir ja doch wieder beim „Jedermann“: Stefanie Reinsperger wird an Ihrer Seite ja zur Buhlschaft. Hätten Sie den Festspielen ein drittes Mal einen Korb gegeben, wenn Ihre Wunschbesetzung für diesen Part nicht durchgegangen wäre?
Alors nous revoilà avec "Jedermann" : Stefanie Reinsperger est à votre côté dans le rôle de la maîtresse. Auriez-vous envoyé promener le Festival une troisième fois si votre casting de rêve pour ce rôle n'avait pas été accepté?

Moretti: Solche Spekulationen führen zu nichts, weil diese wichtigen Entscheidungen ja im Vorfeld geklärt werden.
Moretti : De telles spéculations ne mènent à rien, parce que ces décisions importantes sont en effet clarifiées à l'avance.

An den „Jedermann“ ist auch jede Menge Rambazamba geknüpft. Wie schützt man sich davor, nicht zum Blitzlicht-Opfer zu werden?
Autour de "Jedermann" il y a aussi beaucoup d'agitation. Comment peut-on se protéger pour ne pas devenir la victime des flashs?

Moretti: Wer Opfer ist, ist selber schuld.
Moretti : Celui qui est victime, est lui-même coupable. 

Das Gespräch führte Christiane Fasching
Interview menée par Christiane Fasching.

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