TOBIAS MORETTI

TOBIAS MORETTI

Talk im Montagsalon (Wien 26/09/16)

1205 appréciations
Hors-ligne


https://www.facebook.com/R9Oesterreich/posts/1712179442440969

"Vor 30 habe ich den Beruf nicht wirklich geliebt!" SchauspielerTobias.Moretti zu Gast im #Montagsalon. Auf R9 zu sehen am 11.10. um 01:00 & 09:30 Uhr.
"Avant 30 ans, je n'ai pas vraiment aimé la profession" L'acteur Tobias Moretti invité dans le "Montagsalon". A voir sur R9 le 11/10 à 01:00 et 09:30. 







1205 appréciations
Hors-ligne



https://www.instagram.com/p/BK1NE3BhoKz/

1205 appréciations
Hors-ligne


D'autres photos :

Source : https://www.facebook.com/kulturpolitik.oesterreich/photos/?tab=album&album_id=868829219884582



"Ich habe mich keine Sekunde gelangweilt", zollte Kulturmanager Gerald Matt beim Montagsalon in der Vienna Secession Tobias Moretti großen Respekt. Nur beim Thema neuer "Jedermann" der Salzburger Festpsiele biss Matt auf Granit: Da ließ sich Moretti nicht wirklcih in die Karten schauen, ober die Rolle nächstes Jahr übernimmt. 

«Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde": Gerald Matt, responsable de la culture, a rendu hommage à Tobias Moretti, invité hier soir du 'Montagsalon' dans le plus grand respect de la Sécession Viennoise (cf note*) .
Seulement lorsqu'il s'est agi du nouveau «Jedermann» du Festival de Salzbourg Matt s'est-il heurté à un mur : Moretti n'a pas voulu révéler s'il accepte le rôle l'année prochaine.https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9cession_viennoise

Wieder ein äußerst spannender #Montagsalon der Österreichischen Gesellschaft mit Kulturpolitik und dem Partner W24 - Das Stadtfernsehen :) 


Ausstrahlung ist am Montag, 10. Oktober, 19:30 Uhr und 22.00 Uhr sowie auf R9 am 11. Oktober um 01:00 Uhr und 09:30 Uhr
La diffusion aura lieu le mardi 10 Octobre à 19 H 30 et 22 H00 sur W24 ainsi que sur R9 le 11 Octobre à 1 H 00 et 9 H 30























© Claudio Farkasch/lichtschalter.tv


Toutes les photos sur facebook :

https://www.facebook.com/Tobias.Moretti.fr/photos/?tab=album&album_id=1171205792926275

1205 appréciations
Hors-ligne


Le reportage vidéo sur W24 :

http://www.w24.at/Montagssalon-Der-spannende-Talk/249158

Présentation :

http://www.w24.at/Die-meisten-Schauspieler-haben-einen-Komplex/249256



















1205 appréciations
Hors-ligne
L'interview sur Daily Motion :


1205 appréciations
Hors-ligne


Vidéo présentation sur facebook :

https://www.facebook.com/Tobias.Moretti.fr/videos/vb.147754671938064/1185365271510327/?type=2&theater

Source : http://www.w24.at/Die-meisten-Schauspieler-haben-ein…/249256
Sprecher/Présentateur:
Tobias Moretti zu Gast bei Gerald Matt in der Wiener Secession. Im aktuellen Montagssalon spricht der mit unzähligen Preisen und Ehrungen bedachte Theater- und Filmschauspieler über das Leben und die Schauspielerei und seinen Bauernhof. Dabei zeigt sich der Frauenschwarm von einer sehr ungeschminkten und menschlichen Seite. 
Tobias Moretti invité par Gerald Matt dans la Sécession de Vienne. Dans le Montagssalon actuel, l'acteur de films et de théâtre, récompensé par d'innombrables prix et distinctions, parle de la vie et du métier d'acteur et de sa ferme. Ici, l'idole se montre sans fard et humain.

Tobias:
Die meisten der guten Schauspieler haben einen unglaublichen Komplex irgendwann gehabt und haben letztendlich da keine Chance mehr, etwas anderes zu machen, weil das die einzige Ausdrucksform ist, in der sie irgendwie befriedet werden, ja. So in ihrem ganzen Dasein. 
Und wenn man so was macht – ich mache es ja ganz selten. Und wenn man so was macht, muss man ja auch selber was davon haben. Und da wäre es ja völlig unsinnig, wenn man das irgendwie so – wenn man da irgendwas verschönern würde oder sozusagen eine Garnitur drum herum machen würde. 
La plupart des bons acteurs ont eu à un certain moment un complexe incroyable et n'ont finalement aucune chance de faire autre chose, parce que c'est la seule forme d'expression, dans laquelle ils peuvent trouver l'apaisement, oui. Ainsi, dans toute leur existence.
Et quand on fait ainsi - je le fais assez rarement. Et quand on fait cela, il faut aussi tirer quelque chose de soi-même. Et alors il serait tout à fait absurde si donc en quelque sorte on- si alors on embellissait quelque chose, ou pour ainsi dire on s'entourait d'une parure.

Gerald Matt:
Wir haben das ja heute Abend auch gehört, dass der Tobias Moretti ein sehr reflektierter Schauspieler ist, der natürlich auch gesellschaftliche Fragen mit andiskutiert und mit in sein Schauspiel hinein trägt. 
Nous avons aussi entendu ce soir, que Tobias Moretti est un acteur très réfléchi, qui débat bien sûr aussi des questions sociales et le porte dans son jeu.

Sprecher:Présentateur:
Gesellschaftliche und philosophische Fragen lassen sich besonders gut in inspirierendem Rahmen diskutieren. Genau so einen bietet die Wiener Secession, in der das Publikum inmitten von zahlreichen Kunstobjekten zusammen gerückt ist, um den Worten einer aus Film und Fernsehen bekannten Persönlichkeit zu lauschen. 
Les questions sociales et philosophiques peuvent être particulièrement bien discutées dans un cadre inspirant. C’est exactement ce qu’offre le Secession viennois, dans lequel le public se presse au milieu d’innombrables objets d’art, pour écouter les paroles d’une des personnalités les plus connues du cinéma et de la télévision.

Carsten Becker: 
Mich reizen einfach Menschen, die man vermeintlich gut kennt, dann wirklich mal live zu erleben. 
Cela me charme simplement de voir vraiment en direct des hommes que l’on connaît soi-disant bien.

Adi Hirschal:
Das hat mich aber wirklich mal interessiert, was er so tut, was er so macht. Wie es ihm geht (lacht). Und ja, ich bin jetzt informiert, in was für einer Bandbreite dieser Mann arbeitet. 
Mais cela m’a vraiment intéressé, qu’il en fait tellement, ce qu’il fait ainsi. Comment cela va pour lui(il rit). Et oui, je suis maintenant informé, dans quelle diversité cet homme travaille.

Sprecher/Présentateur:
Es ist wohl die Atmosphäre der altehrwürdigen Tradition großer Wiener Salons, die Tobias Moretti an diesem Abend zu einem ungewöhnlichen, tiefen Dialog mit Gerald Matt bewegt. Diese Tradition ist es auch, die von den Veranstaltern im Rahmen der Montagsalons wieder belebt wird. 
C’est peut-être l’atmosphère de l’ancienne tradition respectable des grands salons viennois, qui incite Tobias Moretti ce soir à un dialogue inhabituel et profond avec Gerald Matt. C’est aussi cette tradition qui est ranimée par les organisateurs dans le cadre des salons du Lundi.

Marcin Kotlowski:
Wien ist eigentlich schon immer ein Ort des Dialoges gewesen. Über 200 Jahre haben wir eine Salontradition. Wir haben gefunden, dass das ein bisschen untergegangen ist. Deswegen haben wir uns gemeinsam mit der Gesellschaft der Kulturpolitik und der Secession zusammen getan, diesen Ort des Dialoges, das die Secession auch immer war, mit der Freiheit der Kunst in Verbindung gebracht. Das wieder ein bisschen hoch leben zu lassen und Menschen wie Tobias Moretti und anderen Raum zu geben, sich auszudrücken. 
Vienne a en fait toujours été un lieu de dialogue. Depuis plus de 200 ans, nous avons une tradition de salon. Nous avons trouvé que cela c'était un peu perdu. Voilà pourquoi nous avons fait équipe avec la Société de la politique culturelle et la Secession , pour associer ce lieu de dialogue, que la Secession a toujours été, à la liberté de l'art. Permettre de relever à nouveau le niveau et donner aux gens comme Tobias Moretti et autres, un espace pour s'exprimer.

Markus Pollhuber:
Die Idee macht natürlich wirklich Freude. Die meisten sagen deshalb ja….die Secession und W24 kennen wir. Ja es ist einfach eine schöne Veranstaltung in einem schönen Rahmen, wo eigentlich viele sagen: Ja das mache ich gerne.
L’idée fait bien sûr vraiment plaisir. Pour cette raison, la plupart disent oui.. nous connaissons la Secession et W24. Oui, et c’est simplement une belle manifestation dans un beau cadre, où en fait, beaucoup disent : oui, je fais volontiers cela.

Sprecher/Présentateur:
Ob Bundespräsident, Architekt oder Schauspieler. Der Montagsalon bietet Persönlichkeiten aus den verschiedensten Bereichen den passenden Rahmen für ein sehr persönliches Gespräch. Und so kommt man in der aktuellen Ausgabe mit Tobias Moretti das eine oder das andere Mal zum Schmunzeln. 
Que ce soit un Président fédéral, un architecte ou un acteur, le salon du Lundi offre aux personnalités de différents domaines le cadre convenant pour une conversation très personnelle. Et ainsi, on en arrive dans l‘émission actuelle avec Tobias Moretti à un moment ou l’autre à sourire.




Gerald Matt:
Guten Abend meine sehr verehrten Damen und Herren. Herzlich Willkommen hier in der Secession zum dritten Montagsalon. Nach Bundespräsident Dr. Heinz Fischer und dem Stararchitekten Wolf D. Prix von Coop Himmelb(l)au haben wir heute Tobias Moretti zu Gast. Ich sage ein paar Worte zu Tobias Moretti. Er kennt ja seine Geschichten, aber für Manchen sind sie eine kleine Information.

Bonsoir mesdames et messieurs. Bienvenue ici au Secession POUR le troisième Montagsalon . Après le président autrichien Heinz Fischer et l'architecte Wolf D. Prix de Coop Himmelb (l) au*, notre invité aujourd'hui est Tobias Moretti . Je dis quelques mots sur Tobias Moretti. Il connaît ses histoires, mais pour certains, ce sont quelques informations.
*Coop Himmelb(l)au est une agence d'architecture autrichienne située à Vienne.

Nach einem Kompositionsstudium zog es Tobias Moretti ans Theater und er spielte an so renommierten Bühnen wie dem Bayerischen Staatsschauspiel und dem Münchner Kammerspiel. Seit Ende der 80er Jahre ist er auch als Schauspieler erfolgreich. Unvergessen, auch für mich persönlich ist er als Filmschauspieler, nämlich in der Rolle von Felix Mitterer's Satire „Piefke-Saga“ auf den Massentourismus, wo er den Tiroler Joe gespielt hat. Und er ist aber natürlich auch als Theaterschauspieler ungemein erfolgreich. Ich darf ein paar Stücke nennen. Ich kann gar nicht alle aufzählen natürlich hier. Etwa in der „Heiratsantrag“ von Tschechow oder in Grillparzer's „Ottokars Glück und Ende“. 2009 brillierte er als „FAUST“ mit Gert Voss. Der hat damals den Mephisto verkörpert am Wiener Burgtheater. Tobias Moretti hat mit Spitzenregisseuren zusammen gearbeitet. Ich möchte auch hier ein paar Namen nennen: Martin Kusej, Matthias Hartmann und Dieter Dorn. Ich glaube sogar Giorgio Strehler, wenn ich mich recht erinnere – ja? Gleichzeitig hat er auch als Filmschauspieler überzeugt. Auch als Fernsehschauspieler sind über 60 – wir haben vorher gerade kurz darüber gesprochen – vielleicht sind es auch 70 Filme, in denen er mitgewirkt hat. Zum Beispiel „Speer & Er“ oder „Wie Brüder im Wind“. Und er hat, wie wir schon gehört haben, mehrfach die ROMY bekommen.
Après avoir étudié la composition Tobias Moretti s'est tourné vers le théâtre et a joué sur des scènes prestigieuses comme le Théâtre d'Etat de Bavière et la Kammerspiel de Munich . Depuis la fin des années 80, il est aussi devenu un acteur à succès. Inoubliable, personnellement pour moi aussi, comme acteur de cinéma, à savoir dans le rôle de la satire de Felix Mitterer "Piefke saga" sur le tourisme de masse, où il a joué le tyrolien Joe. Et il est cependant bien sûr énormément couronné de succès en tant qu’acteur de théâtre. Je dois citer quelques pièces. Je ne peux bien sûr toutes les énumérer ici. Quelque chose dans „la demande en mariage“ de Tchekov, ou dans „La fortune et la mort du roi Ottokar“ de Grillparzer. En 2009, il a brillé dans le rôle de Faust avec Gert Voss. Qui interprétait à l’époque Méphisto au Burgtheater de Vienne. Tobias Moretti a travaillé avec l’élite des metteurs en scène. Je pourrais aussi citer ici quelques noms : Martin Kusej, Matthias Hartmann et Dieter Dorn. Je crois même Giorgio Strehler, si je me souviens bien – oui . En même temps, il a convaincu en tant qu’acteur de cinéma. Aussi en tant qu’acteur de télévision – ce sont plus de 60 – nous en avons brièvement parlé auparavant – peut-être 70 films, auxquels il a participé. Par exemple „Speer & Hitler“ ou „ L’aigle et l’enfant“. Et il a, comme nous l’avons déjà entendu, reçu plusieurs fois le Romy.

Tobias Moretti liebt auch die Oper und überzeugte als Opernregisseur in Zürich unter der musikalischen Leitung von Nikolaus Harnoncourt mit Mozart's „La finta giardiniera“. Und er spielte am Theater an der Wien. Spielte und sang muss man sagen, den Mackie Messer. Zur Zeit ist ein Film in Fertigstellung oder Sie drehen glaube ich noch am Film, nämlich „Die Hölle“ mit dem Regisseur Ruzowitzky, Oscar-Preisträger Ruzowitzky. Tobias Moretti ist ein Grenzüberschreiter. Ich bin oder war wahnsinnig fasziniert, als ich das gelesen habe von seiner Teilnahme an der Rallye Paris – Dakar. Das ist ein hartes Unternehmen – berüchtigt und gefährlich.
Und er ist auch Landwirt, sogar Ökonomierat.
Also einer, der auf der Suche ist, nach immer neuen Herausforderungen und in einem Interview sagte er: „Ich bin vom Wesen her eine Katastrophe“. Gut! Herzlich Willkommen Tobias Moretti. Tobias Moretti aime aussi l’Opéra et a convaincu en tant que metteur en scène d’opéra à Zurich sous la direction musicale de Nikolaus Harnoncourt avec „La finta Giardiniera“ de Mozart. Et il a joué au Theater an der Wien. Joué et chanté, doit-on dire, Mackie Messer.Actuellement, un film est en phase de finition ou vous tournez, je crois, encore un film, en fait „L’enfer“ avec le metteur en scène Ruzowitsky, le lauréat de l’Oscar Ruzowitzky. Tobias Moretti est quelqu’un qui va au-delà des frontières. Je suis ou j’ai été follement fasciné, quand j’ai lu cela sur sa participation au Rallye Paris-Dakar. C’est une entreprise difficile – tristement célèbre et dangereuse. Et il est aussi agriculteur, Conseiller en économie même…Donc quelqu’un qui est toujours à la recherche de nouveaux défis et qui disait dans une interview „Je suis par nature une catastrophe“. Bien ! Bienvenue, Tobias Moretti.

Tobias:
Danke. Das ist ja……bah!
Merci. C’est … bah :

Gerald Matt:
Sie haben ja verschiedene Rollen oder zwei Rollen im „Jedermann“ gespielt. Den „guten Gesell“ und den „Teufel“ in einer Doppelrolle. Es kursieren Gerüchte, Sie wären der nächste „Jedermann“. Ich frage Sie jetzt nicht nach einer Antwort. Sie werden wahrscheinlich auch keine geben. Aber…würden Sie es gerne spielen?
Vous avez joué différents rôles ou deux rôles dans „Jedermann“. Le „Bon compagnon“ et le „Diable“ dans un double rôle. Des rumeurs courent, que vous seriez le prochain „Jedermann“. Je ne vous demande pas une réponse maintenant. Vous n’en donnez vraisemblablement aucune. Mais… aimeriez-vous jouer cela ?


Tobias:
Die Vorsitzende hat ja schon angekündigt, dass Sie heute etwas erfahren. Das muss ich Verneinen, weil ich mitten im Gespräch bin. Ich kann gar nichts, also wir sind jetzt in den Verhandlungen und das hängt von so vielen Faktoren ab. Denn es geht ja nicht um irgendein Bekenntnis oder dass man irgendwann die Rolle spielen möchte oder auch nicht. Sondern es geht auch darum, warum man das macht. Das hängt einfach von vielen Faktoren ab und das kann man eigentlich nur machen das Unterfangen, wenn man sozusagen sich der Arbeit stellt. Es ist sicher interessant, sich mit Hofmannsthal zu beschäftigen. Es ist interessant, wenn man sich überlegt, dass Hofmannsthal im 19. Jahrhundert das in Anlehnung an Ibsen und so weiter geschrieben hat. Dass zwischen 1911 und 1922 elf Jahre vergangen waren. Der ganze Erste Weltkrieg. Die erste Fassung war ziemlich roh und revolutionär. Dann hat er eigentlich eingelenkt und hat letztendlich gerade auch der Titelfigur relativ viel Konventionelles eingeräumt. Und auch so einen Moralismus, um den es heute nicht mehr gehen kann. Alle diese Themen, um die es geht und da genügen also nicht nur Lippenbekenntnisse, das heißt, das müssen die auch alle so wollen. Deshalb sind wir da mittendrin. Es kann gut sein – das schwankt nämlich immer – die nächste Besprechung ist irgendwann am 10. und so. Also einmal von GAR NICHT bis zum JA. Also das weiß man noch nicht. Aber das wird sicher im nächsten Monat oder in eineinhalb Monaten entschieden werden. Dann muss man sich entscheiden und dann wird man sehen und dann werde ich auch begründen, WARUM NICHT oder WARUM. Danke.
Le Président a déjà annoncé, que vous apprendriez quelque chose aujourd’hui. Je dois réfuter cela, car je suis en plein milieu des discussions. Je ne peux rien du tout, donc, nous sommes maintenant en cours de négociations et cela dépend de tellement de facteurs Car il ne s’agit pas de n’importe quel aveu ou de si l’on aimerait à un moment donné jouer le rôle ou pas. Mais il s’agit en fait aussi, de pourquoi on fait cela. Cela dépend simplement de tellement de facteurs, et on peut seulement se lancer dans cette entreprise, si, pour ainsi dire, on se met au travail. C’est certainement intéressant, de s’occuper d’Hofmannsthal. C’est intéressant, si on y réfléchit, qu’Hofmannsthal ait écrit cela au 19ème siècle en se bsant sur Ibsen et etc.. Qu’entre 1911 et 1922 11 ans ont passé. Toute la première guerre mondiale. La première version était assez crue et révolutionnaire. Puis, il a en fait cédé et a finalement transformé le rôle titre en quelque chose de relativement plus conventionnel. Et aussi avec un tel moralisme, que l’on ne peut plus accepter aujourd’hui. Tous ces sujets, dont il s’agit et là, des aveux prononcés du bout des lèvres ne suffisent pas, cela signifie, que tous doivent aussi vouloir cela. C’est pourquoi nous en sommes en plein milieu. Cela peut être bien – cela varie toujours en effet – la prochaine discussion est à un moment quelconque aux alentours du 10. Donc une fois de PAS DU TOUT jusquà OUI. Donc, on ne sait pas encore cela. Mais cela sera certainement décidé le mois prochain ou dans un mois et demi. Car on doit se décider et puis, on verra et puis, je justifierai, POURQUOI PAS ou POURQUOI. Merci.

Gerald Matt:
Aber reizen würde es Sie?
Mais cela vous attirerait-il ?

Tobias:
Bitte?
Pardon ?

Gerald Matt:
Aber reizen würde es Sie, wenn….
Mais cela vous attirerait-il, si..

Tobias:
Nein, reizen per se täte es mich gar nicht. Einfach so, warum?
Non, cela ne m’attire pas du tout pour se faire. Simplement ainsi, pourquoi ?

Gerald Matt:
Einfach so nicht – OK
Simplement pas ainsi – OK

Tobias:
Ich muss weder mehr berühmt werden oder sonst was.
Je dois devenir plus célèbre ou quelque chose comme cela.

Gerald Matt:
Jaaaa?
Ouiii ?

Tobias:
Man muss es einfach machen, weil es interessant ist, inhaltlich mit dem sich auseinander zu setzen. Das hängt auch von ästhetischen Faktoren ab. Von der Sprachbehandlung. Vor allem, wie steht man heute einem Text gegenüber. Ich finde natürlich auch, dass dieses Sakrileg oder dieses Heiligtum mit allen Texten haben wir heute. Wir haben Shakespeare – Übersetzungen, da werden Dinge eingeschoben von anderen Autoren. Es wird interpretiert. Es wird „Clavigo“ anders interpretiert, es wird „Clavigo“ forever...Und nur das dürfte man sozusagen nicht anrühren, das ist ja lächerlich! Also da müsste man einfach sozusagen sich damit beschäftigen und im nächsten - ich glaube so Mitte November – muss ich, muss es halt dann entschieden werden. Wie viele Dinge halt im Leben entschieden werden müssen.
On doit simplement le faire, parce c’est intéressant, de s’expliquer en ce qui concerne le contenu. Cela dépend aussi de facteurs esthétiques. Du traitement linguistique. Avant tout, comment on se place aujourd’hui vis-à-vis d’un texte. Je trouve aussi bien sûr, que nous avons aujourd’hui ce sacrilège, ce sanctuaire, avec tous les textes. Nous avons Shakespeare - des traductions, là s’y glissent des choses d’autres auteurs. Cela est interprété. Clavigo est interprété autrement, cela devient Clavigo pour toujours .. Et on pourrait pour ainsi dire ne pas toucher à cela seulement, c’est ridicule ! Donc, on doit simplement pour ainsi dire s’en occuper et prochainement – je crois mi Novembre – je dois, cela doit être ensuite tout simplement décidé. Comme tant de choses doivent être décidées dans la vie.

Gerald Matt:
Den „Jedermann“ haben wir…..
Nous avons „Jedermann“…

Tobias:
Ob man heiratet oder nicht. Das sind alles so Entscheidungen.
Que l’on se marie ou pas. Tout cela, ce sont de telles décisions.

Gerald Matt lacht/rit:
Das haben Sie ja gemacht. Die Entscheidung ist ja gefallen.
C’est ce que vous avez fait. La décision est tombée

Tobias lacht/rit:
Ja…..
Oui…

Gerald Matt lacht/rit:
Heirat ist…..
Le mariage est…

Tobias:
Aber nicht leicht.
Mais pas facilement.

Gerald Matt:
Den „Jedermann“ haben ja…...(lacht auf Tobias Einwurf) Dazu kommen wir vielleicht noch. Aber bleiben wir bei der Kunst. Den „Jedermann“ haben ja Schauspiellegenden von Attila Hörbiger, über Curd Jürgens bis Maximilian Schell, Gert Voss gespielt.Hat es in Ihrer Jugend einen Schauspieler gegeben, der Sie fasziniert hat?
Nous avons "Jedermann" ... oui ... (rit de la sortie de Tobias); on en parlera peut-être. Mais tenons-nous en à l'art. "Jedermann" a été joué par des acteurs légendaires d'Attila Hörbiger, à Curd Jürgens, Maximilian Schell, Gert Voss..Y a-t-il eu dans votre jeunesse un acteur qui vous a fasciné?

Tobias:
JA!
OUI!

Gerald Matt:
Ja? Also dem Sie nacheifern? Der ist spannend?
Oui? Dont vous avez été l'émule? Qui est fascinant?

Tobias:
Ja mich hat fasziniert der Gerard Philipe. Mich haben immer Theaterleute fasziniert. Mich hat…...ähm ähm…. Jetzt müssen Sie mir helfen, denn jetzt geht es nämlich hier los (deutet mit dem Finger an die Stirn).
Oui, Gerard Philipe m’a fasciné. Les gens de théâtre m’ont toujours fasciné.
M’a…. euh euh … Maintenant,vous devez m’aider, car maintenant c’est en effet parti d’ici ( il montre son front avec les doigts)

Gerald Matt:
Das ist aber bei mir auch schon.
Mais c’est pareil pour moi aussi.

Tobias:
Da gab es einen herrlichen, wunderbaren Wiener Burgschauspieler, der hat den Alfred in „Geschichten aus dem Wienerwald“ gespielt. Helfen Sie mir doch? (Frage ins Publikum)
Il y avait un magnifique, merveilleux acteur viennois du Burg, il a joué Alfred dans „Histoires de la forêt viennoise“. Aidez-moi ? (pose la question au public)

Gerald Matt:
Wann?
Quand?

Tobias:
In den 60er, 70er Jahren. So ein Berserker, so ein Viech. Ich glaube, der hat sich umgebracht. Der hat sich umgebracht. (Schaut ins Publikum) Wie???? (Ein Name fällt)
Dans les années 60,70. Un tel fou furieux, un tel bestiau. Je crois qu’il s’est suicidé. Il s’est suicidé (regarde le public) Comment ???(un nom est mentionné°

Gerald Matt und/et Tobias:
Nein, nein, das würde uns einfallen. Später, viel später. Das würde uns einfallen.
Non, non, cela nous viendrait à l‘esprit. Plus tard, beaucoup plus tard. Cela nous reviendrait.

Gerald Matt:
Nicht Qualtinger, nicht Werner.
Pas Qualtinger, pas Werner

Tobias:
Wir werden es vielleicht…..
Nous pourrions peut-être..

Gerald Matt:
Vielleicht fällt es uns im Laufe der Sendung noch ein.
Peut-être cela nous reviendra-t-il dans le cours de l'émission.

Tobias:
Großartig. Dann hat mich zeitlebens auch während ich dann sozusagen…..Ich habe mich mit dem Beruf eigentlich erst beschäftigt, nachdem ich auf der Akademie war, auf der Schauspielschule. Denn vorher...wir waren angeschlossen an den Kammerspielen in München, der damals so ein Eliteschuppen war. Da waren einfach so tolle Leute und Kollegen dort und davor habe ich mich gar nicht so damit beschäftigt und wollte das eigentlich gar nicht. Diesen Beruf ausüben. Ich habe es halt probiert und dann ist plötzlich...wird man dann aufgenommen oder so. Durch Glück oder durch Blödheit. Man weiß das nicht. Und dann muss man sich einfach damit….und dann geht es los, irgendwann mal und so. Und da waren Leute wie Hans Michael Rehberg, ein Schauspieler, den ich bis heute bewundere. Und solche Leute die für mich weit über, also auch mit ihrem Können weit über all diesen Hollywoodgrößen stehen, ja. Für mich.
Magnifique. Cela m'a toute ma vie, même pendant que pour ainsi dire je... ..Je ne me suis vraiment intéressé à la profession qu'après avoir été à l'Académie, à l'école de théâtre. Parce qu'avant ... nous étions affiliés au Kammerspiele de Munich, qui était comme une pépinière d'élites alors. Il y avait tellement de gens et de collègues formidables là-bas et je ne me suis donc pas tellement occupé de cela et je ne voulais pas le faire en réalité. Exercer cette profession. J'ai simplement fait l'essai et puis tout à coup ... on se retrouve en quelque sorte entraîné. Par chance ou par stupidité. On ne sait pas. Et puis on doit simplement avec cela..... et puis ça commence, à un moment quelconque et ainsi.. Et il y avait des gens comme Hans Michael Rehberg, un acteur que j'admire toujours à ce jour. Et ces gens qui sont , pour moi, bien au-dessus, également avec leurs compétences, bien au-dessus de toutes ces stars d'Hollywood, oui. Pour moi.

Gerald Matt:
Wie sind Sie zum Schauspiel dann wirklich gekommen? Sie haben zuerst Komposition studiert und dann sich doch entschieden für die Bühne
Comment en êtes-vous vraiment venu à jouer? Vous avez d'abord étudié la composition et ensuite vous vous êtes décidé pour le théâtre.

Tobias:
Ich habe hier Komposition studiert in Wien, ja.
J'ai étudié la composition à Vienne, oui.

Gerald Matt:
Dann sind Sie nach München gegangen und haben dort die Schauspielschule gemacht. Aber hat es da vorher schon was gegeben? Ihr Bruder ist ja auch Schauspieler. Kommen Sie aus so einer kunstaffinen Familie? Wie…..
Ensuite, vous êtes allé à Munich et y avez fait l'école de théâtre. Mais y a-t-il eu là-bas déjà quelque chose auparavant? Votre frère est aussi acteur. Vous venez donc d'une famille d'artistes? Comment ... ..

Tobias:
Kennen Sie den oder haben Sie die Uraufführung vom „Theatermacher“ gesehen von Peymann?
Connaissez-vous ou vous avez vu la première de "Theatermacher" de Peymann?

Gerald Matt:
Nein, nein….
Non, non…

Tobias:
Haben Sie die gesehen? Da hat der Hugo Lindinger noch gespielt. Das war mein Onkel.
Vous l'avez vue? Hugo Lindinger y a joué. C'était mon oncle.

Gerald Matt:
Ah, ok.

Tobias:
Ein Dicker. Jo (macht eine tiefe Stimme). Den sieht man auch immer in so alten blöden Filmen, auch immer so wild herum springen, wo er immer den Pfarrer spielt. War aber ein toller toller Schauspieler eigentlich. Hugo Lindinger. Hat immer so gelispelt (macht das Lispeln nach) „Ach Burschi, du musst das jetzt, das musst du so machen.“ Hin und her und so. Der war cool. Aus Moin war der. Aus Molln.
Un gros. Jo (prend une voix profonde). L'on en voit encore dans des vieux films si stupides, toujours à sauter partout là où il joue toujours le prêtre. Mais ce fut en fait un grand, grand acteur. Hugo Lindinger. A toujours zézayé (imite le zézaiement ) "Oh mon gars, tu dois maintenant le faire, tu dois le faire comme cela." D'avant en arrière et ainsi de suite. Il était cool. Il venait de Moin. De Molln https://www.google.fr/?gfe_rd=cr&ei=1rYBWILIFPHR8gemtrzADA&gws_rd=ssl#q=molln+allemagne

Gerald Matt:
Aber Sie sind als Tobias Bloeb in Gries am Brenner geboren, habe ich gelesen, zumindest. Und haben dann den Namen Moretti angenommen. Stimmt das so?
Mais vous êtes né Tobias Bloéb à Gries am Brenner, c'est du moins ce que j'ai lu. Et vous avez ensuite pris le nom de Moretti. Est-ce exact?

Tobias:
Nein, eigentlich bin ich als Moretti geboren. Aber meine Eltern haben dann geheiratet später. Und dann hat es so einen Kuddelmuddel gegeben. Die einen Brüder haben Bloeb geheißen. Dann habe ich das wieder zurück gemacht, weil meine Mama…..die Familie meiner Mama…..die kam ja aus Bozen, aus Ritten eigentlich gesagt. Und dann war ja auch die Geschichte – ich habe nach dem Studium beim Giorgio Strehler ein Angebot gehabt in Mailand. Und da waren wir noch nicht EU und dann gab es eine Möglichkeit sozusagen als Reoption, dass man da Arbeitsgenehmigung bekommt usw. Da war ein Schauspieler, der zufälligerweise Marcello Moretti hieß. Der ein toller Clown war. Da habe ich gesagt, ja es ist gut, das mache ich jetzt.
Non, en fait je suis né Moretti. Mais mes parents se sont mariés plus tard. Et puis il y a eu un véritable embrouillamini. Certains frères se sont appelés Bloéb. Ensuite, j'ai fait marche-arrière parce que ma mère ... ..la famille de ma mère ... ..ils venaient en effet de Bolzano, exactement de Renon. Et puis il y avait aussi l'histoire - j'ai eu après avoir étudié avec Giorgio Strehler une offre à Milan. Et puisque nous n'étions pas encore dans l'UE, et il y avait une possibilité, pour ainsi dire une nouvelle option pour obtenir un permis de travail, etc. Il y avait un acteur qui par hasard s'appelait Marcello Moretti. C'était un grand clown. Donc j'ai dit, oui, c'est bon, je le fais maintenant.

Gerald Matt:
Können Sie sich an ein berufliches Glücksgefühl erinnern? In Bezug auf München? Die frühen Tage in München. Ist da irgendwas, was…..
Pouvez-vous vous souvenir d'un bonheur professionnel? En ce qui concerne Munich? Les premiers jours à Munich. Y a-t-il quelque chose que ... ..

Tobias:
Glücksgefühl…..Glücksgefühle gibt es eigentlich immer wieder. Es gibt eigentlich mehr Katastrophen als Glücksgefühle. Aber ein Glücksgefühl zum Beispiel – denn jede Probe ist – bei uns ist das so eine Sache. Also bei mir ist es so. Vielleicht tun sich da andere leichter. Aber bei mir ist irgendwie Arbeit, oder fast jede Arbeit ist irgendwie so eine…..sooo…na ja. Ich kann mich immer nur mit allem was ich bin einbringen und da habe ich eigentlich gar keine Ökonomie – so richtig. Man bekommt es mit der Zeit dann hin, dass es besser geht. Aber so ist es immer wieder ein Risiko irgendwie. Und deswegen sind diese – gerade beim Theater, beim Film wird das kaum ausgereizt – aber im Theater ist es so, dass es doch so immer wieder mit allem was man ist und auch so verletzbar ist, gell. Aber es gibt dann, wenn was gelingt, Glücksgefühle. Ich weiß noch, dass ich eine Arbeit gemacht habe. Ich habe eine Bearbeitung der „Zaide“ gemacht. Der „Zaide“ von Mozart. Und die habe ich bearbeitet, auch so mit dem Text für Salzburg. Das war die erste Arbeit mit Harnoncourt. Und da haben tolle Leute gesungen, der Goerle und hin und her. Dann kam es zum Verbeugen. Dann kam der Harnoncourt. Dann habe ich mich zum ersten Mal mit dem verbeugt und dann habe ich es erst kapiert (macht es vor), neben wem ich stehe. Da habe ich das Gefühl gehabt, dass ich im Himmel bin. Das war ein Glücksgefühl.
Le bonheur ... .. il y a en fait toujours à nouveau des sentiments de bonheur. Mais en fait il y a plus de désastres que de bonheur. Mais un sentiment de bonheur, par exemple - car chaque répétition en fait partie- c'est pour nous toute une histoire. Donc, chez moi, c’est ainsi. Peut-être que c’est plus facile pour d’autres. Mais chez moi, c’est en quelque sorte le travail, ou presque chaque travail, un tel…tel…eh bien.. Je peux non seulement toujours m’investir avec tout ce que je suis, et je n’ai en fait aucune économie – c’est correct ainsi. Alors, avec le temps, on constate que ça va mieux. Mais ainsi, c’est toujours un risque à un moment donné. Et c’est pourquoi ce sont ceux – juste au théâtre, pour les films, c’est presque épuisé – mais au théâtre, c’est ainsi, que l’on est pourtant toujours avec tout ce que l’on est et aussi tellement vulnérable, super. Mais il y a alors, lorsque quelque chose réussit, des sentiments de bonheur. Je sais encore, que j’ai fait un travail. J’ai fait une adaptation de „Zaïde“. „Zaïde“ de Mozart. Et que j’ai aussi adapté, avec le texte aussi pour Salzbourg. C’était le premier travail avec Harnoncourt. Et là, des gens formidables ont chanté, Goerle et ceci et cela. Puis, il y a eu les salutations. Alors Harnoncourt arrivait. Alors, pour la première fois, j’ai salué avec lui et alors, j’ai seulement compris (le montre) à côté de qui je me trouvais. Là, j’ai eu le sentiment que j’étais au ciel. C’était un sentiment de bonheur.

Gerald Matt lacht/rit:
Sie haben viel im Film gespielt. Natürlich genau so viel im Theater. Was macht da für Sie den großen Unterschied aus? Und könnten Sie auf eine….wenn Sie verzichten müssten, könnten Sie mehr auf den Film verzichten oder auf das Theater?
Vous avez beaucoup joué au cinéma. Bien sûr exactement autant qu’au théâtre. Quelle est la grande différence pour vous ? Et pourriez-vous à l’un.. si vous deviez renoncer, pourriez-vous plus renoncer au cinéma ou au théâtre ?

Tobias:
Auf den Film.
Au cinéma.

Gerald Matt:
Ja? Und was ist der Unterschied? (Tobias schaut noch fragend) Von der Leidenschaft, von der Faszination her?
Oui? Et quelle est la différence? (Tobias le regarde d’un air interrogateur) De la passion, de la fascination ?

Tobias:
Es ist so. Also beim ...(greift sich an die Stirn) Ist eigentlich auch Blödsinn, auf den Film verzichten. Ist eigentlich Blödsinn. Es ist einfach mittlerweile…..
C’est ainsi. Mais chez (il se touche le front). C’est en fait stupide aussi, de renoncer au cinéma. C’est idiot en fait. C’est simplement entre-temps..

Gerald Matt:
Es gehört beides zu Ihnen.
Les deux font partie de vous.
Tobias:
Ja. Es ist derselbe Beruf mit einem anderen Mittel. Es ist so, dass man….wenn man aufgehoben ist mit einem tollen Regisseur, mit einem guten Stoff. Dann kann man sozusagen den Fokus des inneren Zustandes oder auch des Nonverbalen, dessen, was man nicht erklärt, kann man sich öffnen und kann in einem Blick Dinge erkennen, die nicht zu erklären sind. Das kann nur der Film. Das kann das Theater nicht. Im Theater bräuchte man sozusagen eine inszenierte Situation, dann geht es schon, aber so..Und im Theater ist es halt einfach der Umgang mit dem Text, der Umgang (deutet sich an die Stirn). Das Eigentliche unseres Berufes ist ja die Interpretation. Und wenn es dann so weit ist, dass man irgendwann mal das auch kann, was man gerne interpretieren möchte, dann ist es ein Mischung, auch ein Zustand, den man 1 : 1 sozusagen zurück bekommt. Und deshalb ist das eigentlich der Inbegriff unseres Berufes. Also man könnte uns zum Beispiel auch alles nehmen, aber irgendwie wird man immer ein Clown sein. Und das wird man immer auf der Bühne sein.
Oui. C’est la même profession avec un autre moyen. C’est ainsi, que l’on.. si on se sent en de bonnes mains avec un super metteur en scène, avec une bonne matière. Alors on peut pour ainsi dire mettre au point l’état intérieur ou aussi de ce qui est non verbal, de ce, que l’on n’explique pas, on peut s’ouvrir et on peut reconnaître en un instant des choses, qui ne sont pas à expliquer. On peut cela seulement au cinéma. On ne le peut pas au théâtre. Au théâtre, on aurait besoin pour ainsi dire d’une situation mise en scène, alors cela va déjà. Et au théâtre, c’est en fait juste la manière avec le texte, la manière (se touche le front). Ce qui est authentique dans notre profession est l’interprétation. Et quand c’est alors tellement avancé, qu’on l’on peut aussi à un moment donné, interpréter volontiers ce que l’on voudrait, que c’est un mélange, un état aussi , où que l’on reçoit, pour ainsi dire, en retour 1 pour 1. Et c’est pourquoi c’est en fait l’incarnation de notre profession. Donc, on pourrait aussi par exemple tout nous prendre, mais n’importe comment, on sera toujours un clown. Et ce sera toujours cela sur la scène.

Gerald Matt:
Sie haben irgendwo gesagt: Man ist als Schauspieler geboren.
Vous avez dit quelque part : on naît en tant qu’acteur.

Tobias:
Und zum Beispiel…….Was habe ich gesagt?
Et par exemple… Qu’est-ce que j’ai dit ?

Gerald Matt:
Sie haben gesagt: Man ist als Schauspieler geboren oder nicht.
Vous avez dit : on naît en tant qu’acteur ou pas.

Tobias entrüstet:
Nein, das habe ich nicht…..
Non, je n’ai pas …

Gerald Matt:
Das habe ich gelesen, aber man liest sehr vieles (lacht).
J’ai lu cela, mais on lit beaucoup de choses (il rit)

Tobias:
Ich habe wahnsinnig viel Blödsinn geredet in meinem Leben, aber das habe ich so nicht gesagt (Matt lacht), nein, das habe ich nicht gesagt. Es kann sein, dass man im Nachhinein immer leicht sagen kann: Ja der hat ja schon und da …..quatsch
J’ai follement dit beaucoup de bêtises dans ma vie, mais je n’ai pas dit cela ainsi (Matt rit), non, je n’ai pas dit cela. Il se peut, qu’il soit toujours facile de dire rétrospectivement : oui il a déjà, et là.. c’est de la foutaise.

Gerald Matt:
Ok.

Tobias:
Aber im Prinzip, in jedem von uns stecken so viele unentdeckte Talente, Möglichkeiten und das sind oft Schicksalsfügungen, Synapsen zufälligerweise. Dass man Menschen, zum Beispiel ich habe viele, also die meisten der guten Schauspieler haben einen unglaublichen Komplex irgendwann gehabt und haben letztendlich gar keine Chance mehr, etwas anderes zu machen, weil das die einzige Ausdrucksform ist, in der sie irgendwie befriedet werden und so. In ihrem ganzen Dasein, ja. Und wenn es andere Menschen, sagen wir, der wäre in irgendeinem bürgerlichen Beruf, kann der auch überleben und kann trotzdem ein toller Schauspieler sein. Der kann aber trotzdem ein Arzt sein, oder so. Aber das andere ist halt meistens so, dass so eine Notwendigkeit da ist.
Mais en principe, dans chacun de nous se cachent tellement de talents inconnus, de possibilités et ce sont souvent des coups du sort, des synapses dûs au hasard. Ce sont des hommes, par exemple, j’ai beaucoup, donc, La plupart des bons acteurs ont eu à un certain moment un complexe incroyable et n'ont finalement aucune chance de faire autre chose, parce que c'est la seule forme d'expression, dans laquelle ils peuvent trouver l'apaisement, oui. Ainsi, dans toute leur existence. Et si ce sont d’autres hommes, disons, que celui-ci serait de n’importe quelle profession civile, celui-ci peut aussi survivre et peut malgré tout être un super acteur. Mais il peut malgré tout être un médecin, ou quelque chose comme ça. Mais cela est juste autrement la plupart du temps, que c’est une telle nécessité.

Gerald Matt:
Ich komme auf die Regie…
Je viens de la mise en scène..

Tobias:
Das schon. Also….
Déjà cela. Donc…

Gerald Matt:
Haben Sie Notwendigkeit gespürt?
Avez-vous ressenti la nécessité?

Tobias:
Nein, nein
Non, non

Gerald Matt:
Eigentlich nicht. Also irgendwann wollten Sie Schauspieler sein? Das schon.
Pas à vrai dire. Donc, à un moment donné, vous vouliez être acteur ? Déjà cela.

Tobias:
Ach so, diese Notwendigkeit.
Ah bon, cette nécessité.

Gerald Matt:
Die Notwendigkeit zum Schauspieler, das haben Sie gespürt? Das schon.
La nécessité d’être acteur, vous l’avez ressentie? Déjà cela.

Tobias:
Ja.
Oui.

Gerald Matt:
Das schon.
Déjà cela.

Tobias:
Ja.
Oui.

Gerald Matt:
Sehr früh schon, oder erst dann, nachdem Sie das Kompositionsstudium gemacht haben? Oder war da vorher schon was?
Très tôt déjà, ou seulement alors, après que vous ayez fait des études de composition? Ou était-ce déjà quelque chose auparavant?

Tobias:
Nein. Nein...vielleicht war es vorher….ich kann mich nicht mehr erinnern, wann das war. Das war sicher sozusagen….ja da gab es so eine so eine Schüleraufführung, wo man schon gemerkt hat sozusagen, wie man damit so umgehen kann und so weiter, hin und her. Aber letztendlich ist die Beschäftigung, die intensive und das war natürlich an der Falckenberg schon toll, dass man mit so vielen wunderbaren Leuten arbeiten durfte. Andre Müller war zum Beispiel unser Literaturprofessor. Was man da gelernt hat von dem Menschen. Das ist ein Genie gewesen. Das lernst du auf keinen Fall auf einer Uni, niemals. Das geht nicht. Weil die einfach ..(schüttelt den Kopf)
Non. Non… c’était peut-être auparavant.. Je ne peux plus du tout me souvenir, quand c’était. C’était certainement pour ainsi dire… Oui, il y avait une telle représentation d’élèves, où l’on, pour ainsi dire déjà remarqué, comment on peut traiter avec cela, et ainsi de suite, un chassé-croisé. Mais finalement, c’est l’activité, l’intensive et c’était bien sûr déjà super de pouvoir travailler à la Falckenberg, avec tellement de personnes merveilleuses. Andre Müller était par exemple notre professeur de littérature. Ce que l’on a appris de cet homme. C’était un génie. Tu n’apprends cela en aucun cas dans une université, jamais. Cela ne va pas. Parce que simplement (il secoue la tête)

Gerald Matt:
Ich komme zum Lernen von Leuten...
J’en viens à l’enseignement des gens…

Tobias:
Und dann probiert man es auch aus, gleich. Also….
Et alors on essaie cela aussi, tout de suite. Donc…

Gerald Matt:
Aber, Sie haben vorher Regisseure angesprochen. Wie wichtig waren für Sie im Leben herausragende Regisseure? Wen heben Sie da hervor? Vielleicht ansprechen. Unter diesen tollen Regisseuren, unter denen Sie gearbeitet haben. Auch für Ihre Entwicklung wichtig.
Mais vous avez parlé auparavant de metteurs en scène. Quelle importance d’éminents metteurs en scène avaient pour vous dans la vie? Qui mettez-vous en avant? Peut-être en toucher un mot? Parmi ces super metteurs en scènes, avec lesquels vous avez travaillé. Importants aussi pour votre développement personnel.

Tobias:
Ach….ich bin ja nicht jemand, der sozusagen von einem Regisseur oder was entdeckt wurde und so und dann protegiert. Das hat sich halt ergeben. Die Münchner Kammerspiele die damals….da wollte man hin. Da bin ich über den Umweg Hannover und Baumbauer auch hin gekommen. Habe dann noch mit dem Lietzau gearbeitet, mit dem Dieter Dorn, mit Strehler, mit dem Wendt. Tollen Leuten. Und da ist man, also ich war eigentlich immer verloren mit diesen tollen Kollegen auch. Also es war irgendwie immer ein Glück und irgendwie lebt man dann so drauf los. Es war nicht - eigentlich vor 30, glaube ich, habe ich mich nicht wirklich, habe ich den Beruf nicht geliebt. Aber ich musste ihn machen.
Ah, je ne suis pas quelqu’un, qui a, pour ainsi dire, a été découvert par un metteur en scène, et ainsi de suite et puis protégé. Cela s’est juste produit. Le Kammerspiele de Munich qui à l’époque.. on voulait aller là. Je suis aussi arrivé là avec un détour par Hambourg et Baumbauer. J’ai donc encore alors travaillé avec Lietzau, avec Dieter Dorn, avec Strehler, avec Wendt. Des gens formidables. Et là, on est, donc, en fait je suis toujours perdu aussi avec ces collègues formidables. Donc c’était n’importe comment toujours une chance et en quelque sorte, on vit alors au dessus de cela. Ce n’était pas – en fait, avant 30 ans, je crois, que je n’ai pas vraiment, je n’ai pas aimé la profession. Mais je devais le faire.

Gerald Matt:
Aber jetzt lieben Sie ihn?
Mais vous l’aimez maintenant ?

Tobias:
Aber es war immer wahnsinnig wichtig. Weil die Arbeit mit denen, die einfach alles ausgereizt haben, was man ist und was man kann und was man hat. Aber es spielte auch immer viel Angst mit am Anfang. Und Angst ist ja ein ganz ein schlechter Motor. Aber das war halt auch so. Ich habe einfach so viel Respekt gehabt, vor denen. Da war ja im Ensemble bei „Troilus und Cressida“, wo ich hier 1987 debütiert habe in Wien. Da waren ja Leute dabei, das kann man sich gar nicht vorstellen. In einem Stück. Rolf Boysen, Klaus Ebert, Thomas Holtzmann, Peter Lühr, Gisela Stein. Also alles….buuaah… nur solche….der Ignaz Kircher, der Markus Boysen….alles.
Mais c’était toujours follement important. Parce que le travail avec ceux-ci, qui ont simplement tout maximisé, ce que l’on est et ce que l’on peut et ce que l’on a. Mais il se joue aussi beaucoup de peur au début. Et la peur est un moteur tout à fait mauvais. Mais c’est simplement ainsi aussi; J’ai simplement eu tellement de respect devant ceux-ci. C’étais dans la troupe pour „Troilus et Cressida“, où j’ai débuté ici à Vienne en 1987. Là, il y avait des gens, qu’on ne peut pas du tout se représenter. Dans une pièce. Rolf Boysen, Klaus Ebert, Thomas Holtzmann, Peter Lühr, Gisela Stein. Donc tous …….. bahh.. Seulement de tels, Ignaz Kircher, Markus Boysen…tous.

Gerald Matt:
Jetzt haben wahrscheinlich die Jungen Angst, wenn Sie mit Ihnen spielen?
Maintenant, les jeunes ont probablement peur de vous, quand vous jouez avec eux?

Tobias:
Hmmmh?

Gerald Matt:
Jetzt haben die Jungen wahrscheinlich Angst, wenn sie mit Ihnen spielen?
Maintenant, les jeunes ont probablement peur de vous, quand vous jouez avec eux?

Tobias:
Naaaaa…
Non…….

Gerald Matt:
Ähnliches Gefühl
Le même sentiment
Nein. Vielleicht ganz kurz zur Rolle des Regisseurs. Von Billy Wilder gibt es so einen Satz, wo er sagt: The best director is the one you don't see. Wie stehen Sie zur Rolle des Regisseurs? Wir haben vor allem deutsche Regisseure – nehmen die sich manchmal zu wichtig im Rahmen des Regietheaters? Oder wie ist das für Sie? Auch im Umgang mit Regisseuren. Denn Sie werden sicher auch Einfluss nehmen.
Non. Peut-être très brièvement concernant le rôle du réalisateur. De Billy Wilder, il y a une telle phrase où il dit: Le meilleur réalisateur est celui que vous ne voyez pas. Comment vous situez--vous par rapport au rôle du réalisateur? Nous avons essentiellement des réalisateurs allemands - se prennent-ils parfois trop au sérieux dans le contexte de la mise en scène de théâtre? Ou comment est-ce pour vous? Egalement dans vos relations avec les metteurs en scène. Parce que vous pouvez certainement prendre aussi une influence.

Tobias:
Ja, den kenne ich gar nicht, diesen Unterschied. Regietheater oder nicht. Ich kenne da eigentlich nur den Unterschied, dass ein Regisseur einen – also dass er zuschauen kann, zuhören kann. Dass er eine Vision hat, eine Interpretation. Dass er in der Probe die Dinge benennen kann. Auch wirklich hin sieht und ob der dann Regietheater macht oder was anderes, das ist völlig wurscht (egal), wie das heißt. Was der macht, ist völlig plunsen (egal). Wichtig ist nur, dass der ein toller…….und das ist auch völlig wurscht, ob der sympathisch ist oder nicht. Also ich arbeite lieber mit einem Arschloch, als mit einem freundlichen, netten Regisseur und am Schluss ist man mit Haut und Haaren sozusagen drinnen gefangen und das Einzige was bleibt, ist das Nette oder der gute Umgang. Das kann es ja nicht sein in unserem Beruf. Da ist ja unser Beruf….
Oui, je ne connais pas cette différence. Mise en scène de théâtre ou non. Je ne connais en fait que la différence selon laquelle un réalisateur soit en mesure d'écouter quelqu'un, afin de pouvoir regarder. Qu'il ait une vision, une interprétation. Qu'il puisse nommer les choses lors des répétitions. Egalement qu'il voit les choses en profondeur et si alors il fait de la mise en scène de théâtre ou autre chose, cela m'est royalement égal comment cela s'appelle. Ce qu'il fait n'a aucune importance. Ce qui est seulement important est qu'il soit un formidable... .et cela n'est également pas important qu'il soit sympathique ou non. Donc, je préfère travailler avec un trou du cul, qu'avec un réalisateur amical, gentil et à la fin, vous êtes totalement coincé pour ainsi dire à l'intérieur et la seule chose qui reste ce sont les manières charmantes ou bonnes. Cela ne peut pas être dans notre profession. Car notre profession ...

Gerald Matt:
Also manchmal ist Ihnen der Diktator lieber als die Basisdemokratie?
Donc, parfois, vous préférez le dictateur à la démocratie de base?

Tobias:
Ja sicher. Basisdemokratie gibt es ja bei uns sowieso nicht. Das ist ja eine Verlogenheit so was. Das gibt es überhaupt nirgends, auch im Leben nicht.
Oui, bien sûr. De toute façon, il n'y a pas de démocratie de base chez nous. C'est une hypocrisie de toute façon. Elle n'existe absolument nulle part et pas dans la vie non plus.

Gerald Matt lacht:
Ja in der Kunst ist es meistens schädlich. Apropo, Sie haben unglaublich unterschiedliche Rollen gespielt. Vom Bauernbuben Joe bis hin zum Hitler in Speer & Er. Wie sehr müssen Sie sich mit den Rollen identifizieren? Kann man in eine ungeliebte Rolle hinein wachsen? Gibt es so was?
Oui dans l'art c'est généralement dommageable. A propos, vous avez des rôles incroyablement différents. Du jeune paysan Joe jusqu'à Hitler dans Speer & Er. Dans quelle mesure avez-vous dû vous identifier aux rôles? Peut-on se développer dans un rôle impopulaire? Cela existe-t-il?

Tobias:
Jaaa
Ouiii

Gerald Matt:
Das ist Ihnen auch schon passiert?
Cela vous est déjà arrivé?

Tobias:
Ja, ich kenne gar nicht …..also geliebte Rollen gibt es, oder Ungeliebtes gibt es ja eigentlich nur im Nachhinein als Retrospektive. In Wirklichkeit, also am Anfang ist es eine Herausforderung, der man sich stellt oder nicht. Und gerade bei Hitler habe ich es ganz lange, ganz lange überlegt. Aber da war man aufgehoben mit dem Breloer, mit dem tollen Regisseur und Historiker, weil er da natürlich auch dieses Risiko mit getragen hat mit sehr viel Wissen und politisch hat es mich einfach interessiert. Das Wichtigste in einer politischen Perspektive ist ja immer die Reflexion des Hier und Jetzt. Die Erkenntnis, wie eine Gesellschaft ist und der große Fehler sozusagen dieser medialen, sozialdemokratischen Geschichtserfassung war, immer zu sagen: Ja, das waren alles so Idioten und so Unmenschen usw. Aber wer hat sie denn gewählt, war meine Frage? Und schon mit 15 Jahren habe ich mir die Frage gestellt: Wer hat sie denn gewählt? Welcher Opa hat sie denn gewählt? Der eine hat sie gewählt, der andere nicht. Warum? Und deshalb war mir wichtig, zum Beispiel in der Figur ein Psychogramm zu erstellen von dem. Wo auch historisch der Ansatz für eine gesellschaftliche Veränderung war. Sozusagen dieser Mensch, das kann man natürlich einerseits biografisch zerlegen oder analysieren. Da gibt es tolle Bücher von Kaschor oder Haffner usw. Das ist aber auch gesellschaftlich und gesellschaftlich ist es letztendlich so, dass Hitler das Kleinbürgertum erfunden hat. Da kann man sagen was man will. Und das hat sich eigentlich bis heute nicht erholt. Und wenn man sich den Wilhelm Reich „Rede an den kleinen Mann“, wenn man das liest – ich glaube der Ignaz Kircher hat es im Burgtheater gelesen – dann hat man eigentlich die Gesellschaft analysiert bis in die kleinsten Kapillare hinein. Und DAS ist zum Beispiel, was mich interessiert hat und da war ich auch aufgehoben bei dem Breloer.
Oui, je ne connais vraiment pas ... ..il existe des rôles que l'on aime , ou bien en fait il y a des rôles que l'on n'aime pas, mais seulement rétrospectivement. En réalité, donc, au début, c' est un défi auquel vous faites face ou non. Et justement en ce qui concerne Hitler, j'ai très très longtemps réfléchi. Mais là, on était entre de bonnes mains avec Breloer, avec ce metteur en scène et historien formidable, parce qu’il a aussi pris aussi ce risque avec beaucoup de connaissances et politiquement, cela m’a simplement intéressé. Le plus important dans une perspective politique est toujours la réflexion sur l’Ici et le Maintenant. La connaissance de comment est une Société, et la grande erreur pour ainsi dire de ces versions historiques médiatiques, socialo-démocrates était de toujours dire : Oui, ils étaient tous de tels idiots et de tels monstres. Mais qui avait voté pour eux, était ma question? Et déjà à 15 ans, je me suis posé la question: Qui a donc voté pour eux? Quel Papi a donc voté pour eux? L’un a voté pour eux, l’autre pas. Pourquoi? Et c’est pourquoi c’était important pour moi, par exemple, de créer un profil psychologique dans le personnage. Où c’était aussi la base pour un changement social. Pour ains dire, cet homme, on peut bien sûr d’un côté le détruire ou l‘analyser biographiquement. Il y a des livres formidables de Kaschor ou d’Haffner. Mais c’est aussi social et  c’est finalement socialement ainsi, qu’Hitler a inventé la petite bourgeoisie. Et cela ne s’est pas redressé jusqu’à aujourd’hui. Et on lit „Discours à un petit homme“ de Wilhem Reich, si on lit cela – je crois qu’Ignaz Kircher l’a lu au Burgtheater – alors on a en fait analysé la société jusqu’au plus petit cheveu. Et c’est par exemple, ce qui m’a intéressé et j’étais aussi entre de bonnes mains avec Breloer.

Gerald Matt:
Also da muss ich jetzt gleich weiter fragen. Denn Sie haben zwei Jahre später – ich glaube 2007 – haben Sie wieder ein Angebot bekommen, den Hitler zu spielen. Und zwar in der United Artists Hollywood – Produktion „Operation Walküre“. Da haben Sie…
Donc, je dois maintenant vous poser tout de suite une autre question. Car deux ans plus tard – en 2007, je crois, vous avez reçu une offre de jouer Hitler. Et certes dans une production hollywoodienne d’United Artists : Operation Walkyrie. Là, vous avez..

Tobias:
Tom Cruise.

Gerald Matt:
Ja genau.
Oui, exactement

Tobias:
Cruise…

Gerald Matt:
Cruise. Tom Cruise. Da haben Sie abgelehnt.
Cruise. Tom Cruise. Vous avez refusé.

Tobias spricht den Namen deutsch aus/ dit le nom à l‘allemande:
Thomas Kruse
Thomas Kruse

Gerald Matt:
Warum haben Sie das zweite Mal abgelehnt?
Pourquoi avez vous refusé la 2ème fois?

Tobias:
Weil das….weil weil….(Pause)...Weil (Pause). Weil diese Figur, also die Hauptfigur war ja der Stauffenberg. Und ich wusste nicht, in welchem Zusammenhang – die haben das natürlich gesehen, die letzte Hitlerdarstellung und da haben Sie sich irgendwie für mich entschieden – und da habe ich mich auch geehrt gefühlt. Aber einerseits wollte ich nach sechs Monaten Beschäftigung mit dieser Person oder Unperson irgendwie nicht mehr beschäftigen und dann habe ich gedacht, das wird einfach so genommen und dann wird herum geschnitten, was du dann machst oder nicht und dann bist du weg oder nicht. Irgendwie hat es mich nicht wirklich interessiert und so. Es hat mich einfach nicht interessiert. Ich wollte nicht ….abgeschlossen.
Parce que cela… parce que, parce que … (Pause)… Parce que (Pause). Parce que ce personnage, donc le personnage principal était Stauffenberg. Et je ne savais pas dans quel contexte – ils ont bien sûr vu cela, la dernière représentation d’Hitler et là, ils avaient en quelque sorte décidé pour moi – et là, je me suis aussi senti honoré. Mais d’un côté, je ne voulais plus en quelque sorte, après six mois d’occupation avec ce personnage ou non-personnage, m’en occuper; et puis, je me suis dit, cela sera simplement pris ainsi et alors on coupe autour, ce que tu fais ou pas alors et puis, tu pars ou pas. En quelque sorte, cela ne ma pas vraiment intéressé. Cela ne m’a simplement pas intéressé. Je ne voulais pas …Terminé.

Gerald Matt:
Sie haben ja… wir können ja jetzt nicht die ganzen Filme aufzählen und können sie auch nicht alle besprechen. Es reicht also von „Vampir auf der Couch“, wo Sie einen Vampir gespielt haben bis hin „Das Wochenende“. Da geht es um den RAF-Terrorismus. Da gibt es einen wunderbaren Tierfilm „Wie Brüder im Wind“. Aber vielleicht die Frage, welchen dieser Filme wollen Sie auf keinen Fall missen und gibt es vielleicht auch einen Film, den Sie lieber nicht gemacht hätten?
Vous avez – nous ne pouvons pas maintenant énumérer tous les films et ne pouvons pas non plus parler de tous. Cela va du“Vampire sur le divan“ où vous avez joué un vampire jusqu’au „Week-end“. Là, il s’agit du terrorisme RAF. Il y a un merveilleux film animalier „L’aigle et l’enfant“. Mais peut-être la question, lequel de ces films ne vouliez vous manquer à aucun prix et y-a-t-il peut-être aussi un film, que vous auriez préféré ne pas faire?


Tobias:
Nein...Filme eigentlich nicht. Im Theater eigentlich auch nicht. Nein, die waren sicher alle…
Non. Pas de film en fait, Pas non plus au théâtre à vrai dire. Non, ils étaient certainement tous..

Gerald Matt:
Die waren alle OK….
Ils étaient tous OK..

Tobias:
Die waren zumindest alle wichtig, gell. Also manchmal lacht man. Ich habe zum Beispiel neulich, das gehört auch dazu, das ist auch halt ein ein – ich habe dieses Jahr im Frühjahr – da haben die so eine Retrospektive im ORF gebracht von alten Filmen. Und da habe ich gedacht, das kenne ich. Was war denn? Und dann sehe ich den Otti Schenk in irgendeiner Komödie am Wörther See und ich gleich – die Pummelkugel hinterher und so. Das war dann irgendwie eine ganz süße, auch eine blöde Figur letztendlich.
Ils étaient au moins tous importants. Mais parfois, on rit. J’ai par exemple récemment, cela en fait partie aussi en plus, c’était juste un – un – j’ai cette année au printemps – ils ont diffusé sur ORF une rétrospective de vieux films. Et là, j’ai pensé, je connais cela. Qu’est-ce que c’était? Et alors, je vois Otti Schenck dans une quelconque comédie au lac Wörther et moi tout de suite – le petit toutou derrière lui et ainsi de suite. C’était alors en quelque sorte un personnage tout à fait gentil, mais stupide aussi finalement.

Gerald Matt:
Die haben Sie vergessen gehabt?
Vous l’aviez oublié ?

Tobias:
Aber das ist ja wurscht. Das gehört auch dazu. Und das hat man halt gemacht und dann habe ich lachen müssen, denn da habe ich so ein Filmauto gehabt und in dem Auto – da habe ich mich dann besonnen – dass ich an der Tankstelle meiner Frau einen Heiratsantrag gemacht habe. (Matt lacht) Mit dem Filmauto. Dann lacht man und denkt, ja das gehört auch dazu. Das ist ja wurscht.
Mais cela n’a pas d’importance. Cela en fait partie aussi en plus. Et on a juste fait cela et puis, j’ai dû rire, car j’ai eu une telle voiture de cinéma et dans la voiture – je m’en suis alors souvenu – que j’ai fait ma demande de mariage à ma femme à une station service (Matt rit) . Avec la voiture du film. Alors on rit et on pense; Oui, cela en fait partie aussi en plus. Cela n’a pas d’importance.

Gerald Matt:
Ja super.
Oui, super.

Tobias:
Man macht ja nicht alles im Leben immer, weil man sich irgendwas erwartet. Manchmal ist halt…..wir Menschen sind halt so, dass wir im Alltag uns auch….Manchmal macht man was, wo man im Nachhinein sagt, das hätte ich mir gar nicht erwartet. Und manchmal nicht.
On ne fait pas toujours tout dans la vie, parce qu’on attend quelque chose. Parfois, c’est juste .. Nous, les hommes sommes juste ainsi, que dans la vie quotidienne aussi, nous .. Parfois on fait quelque chose, ou après-coup, on dit, je ne me serais pas du tout attendu à cela. Et parfois pas.

Gerald Matt:
Da muss ich Sie eh was fragen, nicht ob man so was macht, oder ob es stimmt.
Là, je dois vous demander quelque chose, si on ne fait pas quelque chose comme cela, si cela convient.

Tobias:
Zum Beispiel habe ich ein paar Mal Arbeiten gehabt, die ich ganz ungern gemacht habe. Theaterarbeiten. Wo ich mit der Rolle nicht einverstanden war. Damals Brecht „Mannesmann“ an den Kammerspielen mit Thomas Gerstner. Der war vom Peter Stein ein Regisseur. Und das wollte ich gar nicht machen und diese Rolle war mir irgendwie so…..und dann war das eine unheimlich tolle Arbeit. Das gibt es auch.
Par exemple, j’ai eu quelques fois des travaux, que j’ai fait tout à fait à contrecoeur. Des travaux au théâtre. Où je n’étais pas du tout d’accord avec le rôle. A l’époque „Mannesmann“ de Brecht au Kammerspiel avec Thomas Gerstner. C’était un metteur en scène avant Peter Stein. Et je ne voulais pas du tout faire cela et ce rôle était en quelque sorte pour moi ainsi … et puis, c’était un travail incroyablement super. Il y a cela aussi.

Gerald Matt:
Aber muss man manchmal Rollen oder Charaktere, nachdem man sie gespielt hat, richtig los werden? Denn ich habe gelesen, Sie seien mit dem Rad von Tirol nach Monaco gefahren, nachdem Sie den Hitler gespielt haben. Stimmt das?
Mais doit-on parfois se débarrasser correctement de rôles ou de personnages, après les avoir joués? Car j’ai lu que vous seriez allé en vélo du Tyrol à Monaco, après avoir joué Hitler. C’est exact ?

Tobias:
Ja das war so ein….irgendwer hat das einmal erzählt. Das war eher Zufall. Da war der Alain Prost, der Formel 1 – Fahrer, der Gerhard Berger und ich haben gesagt, wir fahren mit dem Fahrrad von Tirol nach Monaco.
Oui, c’était un tel… quelqu’un a raconté cela une fois. C’était plutôt un hasard. C’était Alain Prost, le pilote de Formule 1, Gerhard Berger et moi avons dit, nous allons en vélo du Tyrol jusqu’à Monaco.

Gerald Matt:
Das hat mit dem Film nichts zu tun gehabt.
Cela n’a eu rien à voir avec le film.

Tobias:
Da sind wir mit dem Rad gefahren. Das war lustig, weil ich da ja noch mit dem Bart war, weil ich noch einen Drehtag gehabt hatte. Da fährt dann irgendso ein Wahnsinniger (meint sich selber) mit dem Bart und der Frisur (Hitlerfrisur) an eine Tankstelle. Dann wollten die mich ja nicht rein lassen und Wasser kaufen und so.
Nous sommes partis avec les vélos. C’était drôle car j’avais encore la moustache, car j’avais encore une journée de tournage. Là, arrivait alors n’importe quel cinglé (veut dire lui-même) avec la moustache et la coiffure (la coiffure d’Hitler) )à une station service. Alors ils ne voulaient pas me laisser et acheter de l’eau et ainsi de suite.

Gerald Matt:
Ich darf noch auf eine Figur kommen….
Je peux encore arriver à un personnage..

Tobias:
Einer wollte sogar – ein Flic, ein französischer Polizist – weil das Rad falsch gestanden ist, wollte der das Rad irgendwie konfiszieren. Dann sagte ich – ich war ja der französischen Sprache gar nicht mächtig – sagte ich (gestikuliert wild): Machen Sie das….das gehört mir – no no no; Ici, c’est moi, c’est moi… Da hat der Bulle, der Flic sich irgendwie gedacht, das ist ein völlig Wahnsinniger. Ein Hitler. Ein Entlaufener einer Anstalt, der da immer herum schreit. Und dann, als das nicht funktioniert hat, kam ich, weil ich ja schon monatelang in dem Gestus drin war, dann automatisch in den Gestus rein und habe gesagt (ganz wild und energisch): Machen Sie sofort das Rad herunter, das Rad herunter!!! Und so und hin und her. Die haben mich dann fast verhaftet. Irre lustig! Und die zwei Formel 1 – Fahrer haben sich natürlich abgelacht, das ist ja logisch.
Quelqu’un voulait même – un flic, un policier français, parce que le vélo était mal garé, voulait en quelque sorte confisquer le vélo. Alors j’ai dit, je n’étais pas du tout calé en français, j’ai dit (il gesticule sauvagement) ; Laissez-cela – cela m’appartient – non, non non. Ici, c’est moi, c’est moi.. Là, le gros balèze, le flic a en quelque sorte pensé: Il est complètement cinglé. Un Hitler. Qui s’est échappé de l’asile, qui crie toujours là autour. Et alors, comme cela n’a pas fonctionné, j’en arrivais; parce que j’étais dans la gestuelle depuis des mois déjà, à me remettre automatiquement dans la gestuelle et j’ai dit (tout à fait sauvagement et énergiquement) : Ôtez le vélo tout de suite, ôtez le vélo ! Et ainsi de suite.. Ils m’ont presque arrêté ! Follement drôle – et les deux pilotes de Formule ont bien sûr ri, c’est logique.

Gerald Matt:
Ich darf noch auf eine von Ihnen gespielte Figur kommen, die ich auch sehr interessant finde. Das war der Luis Trenker. Von Murnberger war der Film „Der schmale Grat der Wahrheit“. Was hat Sie angezogen an der Figur und was hat Sie abgestoßen? Und was hat sich geändert? Ändert sich auch was im Laufe des Drehens des Films?
Je peux encore en venir à un personnage que vous avez joué, que je trouve aussi très intéressant. C’était Luis Trenker. C’était le film de Murnberger „L’étroite arête de la vérité“. Qu’est-ce qui vous a attiré dans le personnage et qu’est-ce-qui vous a repoussé? Et quelque chose a-t-il changé ? Quelque chose a-t-il changé aussi pendant le tournage du film ?

suite du texte et de sa traduction
Tobias:
Also,der Trenker war eine Figur, die ich eigentlich drei Jahre abgelehnt habe. Weil ich gedacht habe, was soll ich mit dem Menschen? Ich habe eigentlich gar nicht – ich kannte den so als Kind. Aber der war mir immer so – mit dem Mascherl – und das war ja so ein komischer Opa, der da so im Fernsehen herum….so Heimat und so hin und her. Wir haben in Österreich, wir haben ja nicht diese
Dokumentationssendung wie die Deutschen gehabt. Die haben wir hier nicht gehabt. Und dann habe ich mich irgendwie damit beschäftigt und dann wollten die, das muss man echt sagen, auch vom Fernsehen immer diese Kooperationen mit dem ZDF, da wollten die immer so ein Heldenbild haben. Dann sage ich: Hey, ihr seid doch irgendwie so aufgeweckte Menschen, politisch, ja, ob das jetzt der Elschot ist. Oder so was. Das sind ja alles irgendwie Leute auf der richtigen Seite und dann will er aber einen Held haben. Sage ich, das darf doch wohl nicht wahr sein. Da muss man ja das aufarbeiten. Man kann ja nicht so eine Figur spielen und nicht damit umgehen und da plötzlich so ein Heldengeschichtchen machen und so. Und das wurde dann nach drei Jahren überarbeitet. Und dann hat es der Pölsler Julian leider nicht mehr gemacht. Und dann hat es aber dafür – ein wunderbarer Regisseur – der Wolfgang Murnberger gemacht und dann wurde das umgeschrieben und so weiter hin und her. Und dann war das für mich wirklich eine Beschäftigung und ich habe dann den gern, also ich habe den lieb gewonnen den Menschen, obwohl der so über die Maßen für mich peinlich war auch.
Donc, Trenker était un personnage que j’ai, à vrai dire, refusé pendant trois ans. Parce que j’ai pensé, qu’est-ce que j’ai à faire avec l‘homme? Rien du tout en fait – je le connaissais ainsi en tant qu’enfant. Mais c’était pour moi toujours ainsi –avec le noeud papillon, et c’était un tel papi comique, qui était ainsi à la télévision – tellement patriote et deci-dela… Nous avons en Autriche, nous n’avons pas ces émissions documentaires comme les allemands en ont. Nous n’avons pas eu cela ici. Et puis, je m’en suis en quelque sorte occupé; et alors ils voulaient, on doit vraiment dire cela, aussi de la télévion toujours cette coopération avec ZDF, ils voulaient avoir une telle image de héros. Alors j’ai dit : Hey, vous êtes pourtant en quelque sorte des hommes tellement éveillés, politiquement, oui, si maintenant, c’est Elschot (*). Ou quelque chose comme cela. C’étaient en quelque sorte tous des gens du bon côté mais ensuite, ils voulaient avoir un héros. Je dis, que cela ne peut simplement pas être vrai. Là, on doit reprendre cela. On ne peut pas jouer un tel personnage, et ne rien traiter de cela et puis soudain faire une telle histoire de héros, et ainsi de suite. Et cela a été ensuite retravaillé pendant trois ans. Et puis, Julian Pölsler ne l’a malheureusement plus fait. Et puis, mais un merveilleux metteur en scène – Wolfgang Murnberger l’a fait et alors cela a été réécrit et ainsi de suite. Et alors c’était vraiment une occupation pour moi et je l’ai alors aimé, j’ai donc gagné d’aimer l’homme, bien qu’il ait été aussi extrêmement pénible pour moi.

(*)https://presseportal.zdf.de/biografie/Person/reinhold-elschot/


Gerald Matt:
Auch opportunistisch nicht?
Pas opportuniste aussi ?

Tobias:
Und diese Peinlichkeit kannte ich auch von meinem Vater. Weil der einfach diese Generation war. Diese Generation von Herren, die zu einer hübschen jungen Dame sagen: Sind Sie schon einmal in einem Merzedes gefahren? Darf ich Sie einladen oder so? Und wo du dann sagst: Das darf doch wohl nicht wahr sein und irgendwie so. Und das muss man erst einmal spielen. Also diese Peinlichkeiten, dass es einem selber …..Fremdschämen sagt man da heute und so... Das war so bei der Figur ein bisschen. Und dann ist mein Vater gestorben, genau bei der Arbeit. Und dann habe ich mich auch immer besonnen auf das….das war ganz interessant. Aber das hat mir Spaß gemacht. Und da war ich auch aufgehoben beim Murli - Murnberger.
Et je connais aussi cette pénibilité de mon père. Parce qu’il était simplement de cette génération. Cette génération d’hommes qui disent à une jolie jeune dame: „Etes-vous déjà montée dans une Mercèdés? Puis-je vous inviter ou ainsi? Et où tu dis alors : Cela n’est vraiment pas possible et en quelque sorte ainsi. Et on doit jouer cela seulement une fois. Mais cette pénibilité, que c’est une propre honte à la place d’autrui, dit-on aujourd’hui et ainsi de suite. Chez le personnage, c’était un peu ainsi. Et puis, mon père est mort, justement pendant le travail. Et alors, je me suis aussi toujours souvenu de cela … c’était tout à fait intéressant. Mais cela m’a fait plaisir. Et j’étais aussi entre de bonnes mains avec Murli – Murnberger.

Gerald Matt:
Gehen wir zum Theater nochmals. Sie haben ja den FAUST am Burgtheater gespielt. Gert Voss war in der Rolle des Mephisto. Kommt man da an dieser Aufführung mit Quadflieg und Gründgens – kommt man an der vorbei? Schaut man sich die an? Wie haben Sie den FAUST dann angelegt, wie man so schön sagt.
Revenons-en encore au théâtre. Vous avez joué FAUST au Burgtheater. Gert Voss était dans le rôle de Mephisto. On en vient à cette performance avec Quadflieg et Gründgens – on les évite ? Les regarde-t-on ? Comment avez-vous alors endossé FAUST, comme on dit si bien?

Tobias:
Also ich habe ein Problem gehabt. Also die Arbeit war keine schöne, damals. Weil einfach so wahnsinnig viel in dem Jahr war. Es war der „Jud Süß“ die Arbeit. Es war „Der Faust“ - die Vorarbeit. Dann war „Erzherzog Johann“ und es war mit Harnoncourt die Haydn-Oper „Il mondo della luna“. Und alle vier – schwere Arbeiten – in einem Jahr. Innerhalb sozusagen von sechs Monaten. Und das war einfach zu viel. Und deswegen war die Zeit – die habe ich wie im Schock irgendwie so überstanden. Und das andere Problem war, ich habe eine unglaublich gute Aufführung gesehen aus Hamburg. Mit dem Meyerhoff als Mephisto. Der es dann bei mir auch war. Und dem Selge. Und das war wirklich eine Hammer Aufführung. Und dadurch war man dann schon immer so ein bisschen ...ja...und das hat sich aber dann Gott sei Dank hat sich dass dann eingespielt nach einem Jahr. Der Voss Gert hat sich verletzt nach der dritten Vorstellung und dann habe ich das mit dem Meyerhoff spielen können und wir haben uns frei gespielt. Wir haben unheimlich gut miteinander harmoniert. Das ist einfach eine tolle Chemie gewesen. Und diese Figur ist sowieso irre schwer. Der FAUST ist einfach immer – da bekommst du einfach eine von deinem eigenen Beruf eine in den Hintern getreten oder auf den Kopf gehauen. Das kann man gar nicht bewältigen ohne Blessuren. Und dann hat sich das aber frei gespielt und dann kam Voss wieder und dann war es ganz anders als in der Probenarbeit. Das war plötzlich wirklich eine Kapriole von Miteinander und ich habe das dann sehr sehr gerne gespielt. Bis zum Schluss waren wir eigentlich dann, bis zum Schluss – bis Gert's Tod – waren wir eigentlich dann, ja man kann sagen, richtig befreundet. Am Schluss.
Donc, j’ai eu un problème. Donc, le travail n’était pas beau, à l’époque. Parce que simplement, c’était follement beaucoup dans l’année. Il y avait le travail sur „Jud Süss“. Il y avait ‚Faust‘, la préparation. Puis, il y avait „Erzherzog Johann“ et il y avait l’Opéra de Haydn „Il Mondo della Luna“ avec Harnoncourt. Et tous les quatre – des travaux difficiles – en une année. Pour ainsi dire, à l’intérieur de six mois. Et c’était simplement trop. Et c’est pourquoi c’était l’époque – que j’ai comme en état de choc en quelque sorte ainsi surmonté. Et l’autre problème était que j’ai vu une incroyablement bonne représentation à Hambourg. Avec Meyerhoff dans le rôle de Mephisto. Qui était cela chez moi aussi. Et Selge. Et c’était vraiment une représentation du tonnerre. Et de ce fait, on est alors toujours déjà un peu.. oui, et ensuite, cela a été que grâce à Dieu, cela s’est alors rodé après une année. Gert Voss s’est blessé après la troisième représentaiton et alors j’ai pu jouer avec Meyerhoff et nous avons joué librement. Nous nous sommes incroyablement bien harmonisés ensemble. C’est simplement devenue une super chimie. Et ce personnage est de toutes façons follement difficile. Faust est simplement toujours – là, tu reçois simplement de ta profession un coup de pied au cul ou un coup sur la tête. On ne peut pas du tout surmonter cela sans blessure. Et puis, cela s’est cependant joué librement et puis Voss est revenu et c’était tout à fait différent des répétitions. C’était soudain vraiment une cabriole de l’un à l’autre et alors, j’ai joué cela très, très volontiers. Jusqu’à, la fin, nous étions vraiment alors, jusqu’à la fin – jusqu’à la mort de Gert – nous nous étions vraiment alors, on peut dire, vraiment liés d’amitié. A la fin.

Gerald Matt:
Würden Sie den Mephisto auch gerne mal spielen?
Aimeriez-vous aussi jouer Mephisto.

Tobias hebt die Schultern/hausse les épaules:
Wenn es sein muss. (Matt lacht) Ich habe nie eine Rolle…
Si cela doit être (Matt rit) Je n’ai jamais un rôle..

Gerald Matt:
So Traumrolle oder so was gibt es nicht für Sie?
Un tel rôle de rêve ou n’y at-il rien comme cela pour vous ?

Tobias:
Nein. Nicht so richtig. Also es gibt schon...das gibt es schon. Also in letzter Zeit hat sich eine heraus kristallisiert, die hätte ich gerne am Theater gespielt. Aber da war ich zu spät. Denn es ist meistens so, dass die Klassiker, wenn sie gespielt werden, dann werden sie in einer Stadt so schnell nicht wieder gespielt. Ich habe dieses Jahr mit der Susanne Wolff, wenn sie die kennen. Das ist eine ganz großartige Schauspielerin, mit der ich einfach sehr gut arbeite und mit der ich befreundet bin. Wir haben in Hamburg „Macbeth“ gemacht. Und das war – pah – eine tolle Arbeit und das war aber, eigentlich in einem Festival war das so eine Arbeit. Und wir haben das interpretiert. Und als ich das dann dem Kusej gesagt habe oder so. Da hat er gesagt: Oh Scheiße, zu spät. Wir haben es schon...oder so. Oder hier war es ja auch. Das wird aber immer – in dem Beruf ist es ganz wichtig – zu begreifen – Adi wird das bestätigen, dass die Dinge – man darf auf nichts warten. Das kommt irgendwann wieder. Da muss man wirklich entspannt dem gegenüber stehen. Man muss sein Leben machen und muss einfach an dem arbeiten und an dem, was man hat, gerade was einen reizt, was einen erfüllt, was einen vielleicht überfordert – nur nicht warten.
Non. Pas si exactement. Donc, il y a déjà, il y a déjà. Donc, ces derniers temps, l’un d’eux s’est cristallisé, que j’aurais volontiers joué au théâtre. Mais, là, j’étais trop tard. Car c’est le plus souvent ainsi, que les classiques, quand ils ont été joués, alors ils ne sont pas joués de nouveau aussi vite dans une ville. Cette année, j’ai fait avec Susanne Wolf, si vous la connaissez. C’est une actrice tout à fait magnifique, avec laquelle je travaille simplement très bien et avec laquelle je suis ami. Nous avons fait „Macbeth“ à Hambourg. Et c’était – pah – un super travail et c’était cependant, à vrai dire dans un Festival et c’était un tel travail. Et nous avons interprété cela. Et quand j’ai alors dit cela à Kusej. Là, il a dit : Oh merde, trop tard. Nous l’avons déjà… ou ainsi. Ou ici, c’était déjà aussi. Mais cela sera toujours – dans la profession, c’est tout à fait important – à saisir – Adi confirmera cela, que les choses – on ne doit rien attendre. Cela revient à un moment donné. On doit vraiment rester détendu à cet égard. On doit faire sa vie et on doit simplement y travailler et à ce que l’on a, ce qui nous attire quelqu’un, ce qui nous fait plaisir, ce qui peut-être nous surmène – simplement ne pas attendre.

Gerald Matt:
Ich komme noch zu einer wichtigen Figur, die Sie wieder gespielt haben. Jetzt wieder im Film. Nämlich den Ferdinand Marian in „Jud Süß – ein Film ohne Gewissen“. Also eigentlich ein Film über diesen antisemistischen Propagandafilm, nicht. Darf ich vielleicht eine provokante Frage dazu stellen? Kann ein Schauspieler unschuldig bleiben, weil er den Ernst nur spielt? Oder hat es für Sie persönlich auch mal so was wie Gewissenskonflikte gegeben? Jetzt nicht in dieser verschärften Form wie sie in einer Diktatur geschehen können zwischen Opportunismus und Ablehnung. Sondern...hat es so was gegeben? Und kann ein Schauspieler unschuldig bleiben?
J’en viens encore à un personnage important, que vous avez de nouveau joué. Maintenant de nouveau au cinéma. A savoir, Ferdinand Marian dans „Jud Süss, Film sans conscience“. Donc en fait un film sur ce film de propagande antisémite, n’est-ce-pas. Puis-je peut-être poser une question provocante? Un acteur peut-il rester innocent, parce qu’il joue seulement le sérieux? Ou y-at-il eu aussi pour vous personnellement quelque chose comme un conflit de conscience? Pas maintenant dans cette forme aggravée comme cela peut se produire dans une dictature entre l’opportunisme et le refus.. Mais y-at-il eu quelque chose comme cela ? Et un acteur peut-il rester innocent?

Tobias:
Das ist eine unseriöse Frage, weil Sie die zur falschen Zeit stellen. Wenn Sie die mir jetzt gestellt hätten vor vierzig Jahren, vor fünfzig, vor sechzig Jahren, dann hätte man anders drauf antworten können.
Ce n’est pas une question sérieuse, parce que vous vous positionnez du mauvais côté,. Si vous me l’aviez maintenant posé il y a quarante ans, cinquante, soixante ans, alors on aurait pu y répondre autrement.

Gerald Matt:
Da hätte ich sie wahrscheinlich gar nicht stellen dürfen.
Là, je n’aurais probablement pas dû vous la poser.

Tobias:
Es ist und bleibt kokett, wenn ich darauf antworte. Ist und bleibt es kokett, weil ich nicht antworten kann.
Cela est et reste de la coquetterie, si j’y réponds, Cela est et reste de la coquetterie, si je ne peux pas répondre.

Gerald Matt:
Da haben Sie recht!
Vous avez raison.

Tobias:
Ich weiß zum Beispiel eines. Ich weiß, dass ich dieses Regime nicht überlebt hätte. Ich weiß es. Aber ich weiß es nicht, ob ich es als Schauspieler – gerade als Schauspieler weiß ich es nicht. Als Mensch vielleicht weiß ich es. Aber als Schauspieler weiß ich es nicht. Weil man sich da alles, also der Mensch ist ein Verdränger vor dem Herrn. Und….naaa. Aber vielleicht kommt es wieder, dass man sich das stellt.
Je sais quelque chose par exemple. Je sais, que je n’aurais pas survécu à ce régime. Je le sais. Mais je ne sais pas, si c’est en tant qu’acteur – justement en tant qu’acteur, je ne le sais pas. Je le sais peut-être en tant qu’homme. Mais en tant qu’acteur, je ne le sais pas. Parce qu’on a tout, donc l’homme est déplacé devant le Seigneur. Et, eh bien : peut-être que cela reviendra, si on se représente cela.

Gerald Matt:
Also das hoffen wir alle nicht.
Donc, nous ne l’espérons tous pas.

Tobias:
Ich wünsche das nicht. Aber das ist einfach...mmmh. Aber man merkt ja auch schon. Schauen Sie diese Zwänge. Sie sehen ja auch, wie sich eine Gesellschaft verändert. Gerade im Sinne einer, nicht nur einer nicht nur psychischen, sondern auch sozietären Veränderung durch eine mediale Gesellschaft. Wenn wir vorher von Kleinbürgern gesprochen haben – was ist denn die Essenz des Kleinbürgers? Das ist eigentlich, dass er sich nicht über sich selbst definiert, sondern über die Außenwelt. Über DAS, was MAN macht. Wo man konform ist. Konformismus ist zum Beispiel so eine Möglichkeit oder auch eine Konsequenz. Und in der heutigen Zeit sozusagen merkt man ja schon an der sogenannten politischen Korrektness, also an der politischen Korrektness, die wir vorher angesprochen haben, merkt man schon, dass heute Menschen gar keine Haltung mehr haben im Sinne einer Haltung. Sondern sie sind immer so, dass sie gar keine Fehler machen können. Unser ganzes Bildungssystem ist ja schon so. Eine hermetische Abriegelung von Fehlern...von Fehlern.
Je ne souhaite pas cela. Mais c’est simplement –hmmm. Mais on le remarque déjà aussi.
Regardez ces contraintes. Vous voyez aussi, comment une Société change. Justement dans le sens d’un, pas seulement un, pas seulement psychique, mais aussi un changement sociétaire au travers d’une société de médias. Quand nous avons auparavant parlé de petits bourgeois, qu’est-ce donc que l’essence du petit-bourgeois? C’est en fait qu’il ne se définit pas sur lui-même, mais sur le monde extérieur. Sur CE, que l’ON fait. Où on est conforme. Le conformisme est par exemple une telle possibilité ou aussi une conséquence. Et à l’époque actuelle, pour ainsi dire, on remarque déjà à la soi-disant correction politique, donc au politiquement correct, dont nous avons parlé auparavant, on remarque déjà, qu’aujourd’hui les hommes n’ont plus aucune position dans le sens d’une position. Mais ils sont toujours ainsi, qu’ils ne peuvent faire aucune faute. Tout notre système de formation est déjà ainsi. Un barrage hermétique contre les fautes – les fautes.

Gerald Matt:
Wobei diese politische Korrektness ja immer stärker in die Kunst eindringt. Nicht zu ihrem Vorteil.
Et cette correction politique pénètre de plus en plus fortement dans l’art. Pas à votre avantage.

Tobias:
Ja..ja.
Oui, oui.

Gerald Matt:
Wurden Sie schon mal kritisiert dafür, dass Sie nicht korrekt waren?
Avez-vous déjà été critiqué, comme quoi vous ne seriez pas correct?

Tobias:
Kann schon sein.
Cela se peut bien

Gerald Matt:
Ich könnte es mir vorstellen.
Je voudrais me représenter cela

Tobias:
Ja, kann schon sein.
Oui, cela se peut bien.

Gerald Matt:
Das Theater als moralische Anstalt gilt ja glaube ich so als geflügeltes Wort. Als Anspruch. Als moralische Anstalt – kann das Theater, ich will jetzt gar nicht so hochtrabend und voller Pathos so daher kommen. Aber haben Sie das Gefühl, dass das Theater heute noch was bewirken kann? Oder ist es nur ein Refugium.
Le théâtre comme institution morale est considéré, je crois, comme un mot familier. Comme revendication. Comme institution morale – le théâtre peut, je ne veux pas maintenant en arriver de façon tellement pompeuse ou pleine de pathos. Mais avez vous le sentiment que le théâtre peut encore provoquer quelque chose aujourd’hui? Ou est-ce seulement un refuge?

Tobias:
Das sind zwei verschiedene Fragen. Es sind zwei verschiedene Fragen. Wenn Sie sagen, kann das Theater was bewirken – JA! Natürlich! Kann das Theater eine moralische Anstalt sein – ganz schwierig in der heutigen Zeit. Denn es gibt immer so was wie Tendenzen. Da reden wir auch von Konformismus. Also wenn zum Beispiel heute Designer aus der Modebranche – weil es toll ist – einen IS-Bart tragen. Und das entpolitisieren, weil es einfach eine Mode ist. Was ist das dann für Sie?
Ce sont deux questions différentes. Ce sont deux questions différentes. Quand vous dites, le théâtre peut-il provoquer quelque chose – OUI ! bien sûr! Le théâtre peut être une institution morale– tout à fait difficile à l’époque actuelle. Car il y a toujours quelque chose comme les tendances. Là, nous parlons aussi de conformisme. Donc, quand par exemple, aujourd’hui, un Designer de la Branche de la mode – parce que c’est super – porte une barbe islamiste. Et dépolitise cela parce que c’est simplement une mode. Qu’est-ce que cela pour vous ?

Gerald Matt:
Für mich ist es schwierig….
Pour moi, c’est difficile…

Tobias:
Das ist eigentlich das gleiche, wenn ich mir so einen Bart mache (zeigt auf die Oberlippe) in einer anderen Zeit. Was ist das? Nur weil es Mode ist? Nur weil irgendwie, irgendwann mal einer sozusagen seine Texte gerappt hat, ist plötzlich ein anderer Hintergrund da und du reflektierst anders. Es ist plötzlich Mode. Und dann rennen sie alle mit diesen komischen Bärten herum und sie entpolitisieren das. Das ist aber gar nicht zu entpolitisieren. Es ist ein Statement. Naa oder so.
C’est en fait pareil, si je me fais une telle moustache (montre sa lèvre supérieure). Dans une autre époque. Qu’est-ce que cela ? Seulement parce que c’est une mode? Seulement parce que en quelque sorte, à un moment donné, quelqu’un a pour ainsi dire dit son texte en rappant, il y a soudain un autre arrière-plan et tu réfléchis autrement. C’est soudain une mode. Et puis, ils courent tous avec ces drôles de moustaches et ils dépolitisent cela. Mais ce n’est pas du tout à dépolitiser. C’est une déclaration. Eh bien et ainsi..

Gerald Matt:
Das ist mehr als dumm. Aber das ist meine Meinung.
C’est plus qu’idiot. Mais c’est mon opinion.

Tobias:
Aber ich sag ja nur. Es ist ganz schwierig zu sagen: Moralische Anstalt. Weil das natürlich auch von Moden abhängig ist. Und Moden sind natürlich auch in der Ästhetik ein gewisser Leitpfad. Und wenn Sie heute ….alle Theater in ganz Deutschland haben sich natürlich ganz stark gemacht sozusagen für diese ja..Asylanten kommt rein. Wir nehmen euch alle auf.
Mais je dis seulement. C’est tout à fait difficile de dire : Institution Morale. Parce que cela dépend bien sûr aussi des modes. Et les modes sont bien sûr aussi dans l’esthétique un certain chemin conducteur. Et si vous aujourd’hui… Tous les théâtres dans toute l’Allemagne ont bien sûr fait tout à fait fortement pour ainsi dire pour que ces .. demandeurs d’asile entrent. Nous vous prenons tous.

Gerald Matt:
Die Probleme der Welt.
Le problème du monde.

Tobias:
Sind aber am Problem vorbei damit. Und das weiß ich nicht, ob das auch zum Beispiel der richtige Umgang ist in der heutigen Zeit. Oder ob das nicht sozusagen auch eine wirkliche Auseinandersetzung damit, die auch politisch geführt gehört. Und dann dieser verblümten Mode, ach das machen wir jetzt auch, sagt der Intendant. Wenn es die machen, dann machen wir das auch. Dann machen wir so einen Abend und so weiter hin und her. Das ist doch letztendlich – muss auch Theater woanders hin. Theater, wenn man es politisch – muss man wirklich am Kern der Situation es anpacken. Und das ist natürlich schwer. Aber ich sage, auch ästhetisch gesehen, nicht nur inhaltlich, unterläuft da die Kunst – also oft auch durch die Mode – den Inhalt. Das können Sie auch in der bildenen Kunst sehen (deutet auf die Kunstwerke), das können Sie auch bei Ausstellungen sehen und so weiter hin und her. Dann gibt es wieder unheimlich tolle….bei der Biennale hat man wirklich direkte Konfrontation – haben die gemacht. Also das waren einfach interkulturelle Konfrontationen zwischen Muslimen, zwischen Christen. Zwischen Atheisten und so weiter hin und her. Zwischen verschiedenen sozietären Bereichen, die nichts haben. Wir leben ja auch noch, und vor allem gut in dieser komischen Divergenz unserer Zeit. Also diesem grausamen Hyperkapitalismus, dem wir ja irgendwie alle erlegen sind. Denn unser ganzes Bildungssystem ist darauf aufgebaut. Und andererseits dieser Basis, die da wurmt und niemand mehr...also das wird auch verdrängt sozusagen für eine Gesellschaft an ein Morgen zu denken. Zum Beispiel eine automatische, ganz natürliche Haltung dazu ist der Zwang, der von einer Familie ausgeht zum Beispiel. Da hast du automatisch eine Verantwortung für deine Kinder und so weiter hin und her. Der Zwang ist ja heute kaum mehr da. Gerade in meinem Dorf sind zum Beispiel zwei oder drei Paare jetzt. Sind irre nett, sympathisch. Junge Paare. Da denkst du: Ah, kommen da Kinder. Nein, wenn man sie wieder trifft, haben sie sieben Hunde. Und gehen spazieren mit denen. Das ist jetzt schon die zweite Familie, diese….irgendwie (macht Scheibenwischer mit der Hand)
Mais nous sommes à côté du problème avec cela. Et je ne sais pas, si cela est aussi par exemple la manière correcte à l’époque actuelle. Ou si cela pour ainsi dire est aussi un véritable débat, qui fait aussi partie de la direction politique. Et puis, cette mode voilée, que nous, ah, faisons cela aussi maintenant, dit le Directeur. S’ils le font, alors nous le faisons aussi. Alors nous faisons ainsi un soir et ainsi de suite. C’est pourtant finalement – le théâtre doit aussi aller autrement. Le théâtre, quand c’est politique, on doit vraiment faire face au coeur de la situation. Et c’est bien sûr difficile. Mais je dis, aussi d’un point de vue esthétique, pas seulement le contenu, l’art y échappe – donc souvent au travers de la mode – le contenu. Vous pouvez voir cela aussi dans les images d’art (il montre les travaux artistiques) Vous pouvez voir cela aussi dans les expositions et ainsi de suite. Car il y a de nouveau d’incroyablement super.. Lors de la Biennale, on a vraiment la confrontation directe – ils ont fait. Donc, c’était simplement une confrontation interculturelle entre musulmans, entre chrétiens. Entre athées, etc… Entre différents domaines sociétaires, qui n’ont rien. Nous vivons aussi encore, et avant tout bien dans cette drôle de divergence de notre temps. Donc ce cruel hypercapitalisme, auquel nous avons en quelque sorte tous succombé. Car tout notre système de formation est construit dessus. Et d’autre part, cette base, qui nous enquiquine et que plus personne.. Donc, cela sera aussi pour ainsi dire évincé pour une Société un matin pour penser. Par exemple, une attitude automatique, tout à fair naturelle est la contrainte qui émane d’une famille par exemple. Là, tu as automatiquement une responsabilité pour tes enfants et ainsi de suite. La contrainte n’est presque plus là aujourd’hui. Justement dans mon village, il y a maintenant deux ou trois couples. Ils sont follement gentils, sympathiques. De jeunes couples. Là, tu te dis : Ah, des enfants vont arriver. Non, si on les rencontre de nouveau, ils ont sept chiens. Et vont se promener avec eux. C’est maintenant déjà la deuxième famille, cette… n’importe comment ( fait un mouvement d’essuie glace avec les mains)

Gerald Matt:
Sie haben sich für Kinder entschlossen? Sie haben drei.
Vous vous êtes décidé pour les enfants? Vous en avez trois.

Tobias lacht/rit:
Dafür habe ich zwanzig Kühe.
C’est pourquoi j’ai vingt vaches.

Gerald Matt:
Da komme ich auch noch drauf.
Là, je viens aussi encore là-dessus.

Tobias:
Nein, aber das ist doch irgendwie – irgendwie ist doch auch komisch. Jedenfalls muss man in dieser Divergenz, wenn ….das ist nicht leicht zu orten, sagen wir mal so. Gar nicht zu entscheiden, was es ist, sondern zu orten.
Non, mais c’est pourtant n’importe comment – n’importe comment, c’est pourtant drôle aussi. En tout cas, on doit dans cette divergence quand – ce n’est pas facile à localiser, disons cela ainsi. Pas du tout pour décider, ce que cela est, mais pour localiser.

Gerald Matt:
Sie haben ja, wir haben ja ganz am Anfang angesprochen, den Joe gespielt in der Piefke-Saga. Wunderbare Satire – ist damals von Felix Mitterer gemacht worden auf den Massentourismus. Haben Sie das Gefühl, Sie leben ja in Tirol. Dass diese Alpträume Wirklichkeit geworden sind und was tun Sie persönlich dagegen. Und was kritisieren Sie? Ich meine, Sie haben selber ja glaube ich einen Bauernhof – ziehen Kühe.
Vous avez, nous en avons parlé tout à fait au début, joué Joe dans la Piefke Saga. Merveilleuse satire – cela a été fait à l’époque par Felix Mitterer sur le tourisme de masse. Avez-vous le sentiment, vous vivez au Tyrol. Que ce cauchemar est devenu réalité et que faites-vous personnellement contre. Et que critiquez-vous. Je veux dire, vous avez vous-même je crois, une ferme – trayez les vaches.

Tobias:
Wie viele?
Combien ?

Gerald Matt:
Kühe haben Sie nicht?
Vous n’avez pas de vaches?

Tobias:
Wie viele?
Combien?

Gerald Matt:
Kühe – Sie ziehen….
Les vaches – vous trayez..

Tobias:
Ach so. Ich habe verstanden sieben Kühe.
Ah bon, j’avais compris sept vaches.

Gerald Matt:
Nein, nein. Das nicht. Aber Sie leben quasi auch in dieser Welt. In einer landwirtschaftlichen, in einer bäuerlichen Welt. Haben Sie sich geschaffen. Wie sehen Sie da die Entwicklung? Ich meine, damals haben Sie da mit gespielt – wie schaut das heute aus?
Non, non. Pas cela. Mais vous vivez quasiment aussi dans ce monde. Dans un monde agricole, paysan. Vous vous l’êtes créé. Comment voyez vous le développement? Je veux dire, à l’époque, vous l’avez joué – comment cela vous paraît-il aujourd’hui?

Tobias:
Da hat jetzt das eine mit dem anderen nichts zu tun. Sozusagen eine touristische Welt, wie sie der Felix Mitterer beschrieben hat in der Piefke-Saga ist ja ein Teil unseres Landes. Der Tourismus ist ja glaube ich der zweithöchste Faktor (geldlich) und das andere ist eine andere…..also unsere ländliche Struktur ist halt mal einfach eine Agrarische. Ja da kann man sagen was man will. Und das ist auch eigentlich diejenige, die uns ernährt. Ja, das ist nur einfach wahnsinnig schwierig geworden, weil es einfach so komplex geworden ist. Also auch weil die Wirtschaft und alles sich da hinein verästelt in das. Aber da geht es eigentlich um die Frage, Gesellschaft oder wie wir in Österreich sozusagen, definieren wir uns als eine Disney-Kultur, die für andere sozusagen gemacht ist oder definieren wir uns so, wie wir sind? Das ist die Frage dazu, die man sich stellen muss.
Comme cela, l’un n’a maintenant rien à voir avec l’autre. Pour ainsi dire, un monde touristique, comme Felix Mitterer l’a décrit dans la Piefke Saga est une partie de notre pays. Le tourisme est, je crois, le deuxième plus haut facteur (monétairement) et l’autre est un autre.. Donc notre structure rurale est juste simplement une agricole. Oui on peut dire ce que l’on veut. Et c’est aussi en fait celle qui nous nourrit. Oui, c’est simplement devenu follement difficile, parce c’est simplement devenu tellement complexe. Mais aussi parce que l’économie et tout ce qui a essaimé dedans. Mais il s’agit en fait de la question, Société ou comme nous en Autriche pour ainsi dire, définissons-nous comme une culture Disney, qui est faite, pour ainsi dire, pour les autres ou nous définissons-nous tels que nous sommes? C’est la question à laquelle nous devons faire face.

Gerald Matt:
Piefke-Kultur, Tourismus bei Mitterer….
Culture Piefke. Le tourisme par Mitterer…

Tobias:
Der hat das schon voraus gesehen damals. Wahnsinn!
Qui a déjà prévu cela à l’époque. De la folie!

Gerald Matt:
Kunstschnee
Neige artificielle

Tobias:
Denn in den 90er-Jahren haben die noch alle gesagt, was ist das für ein Wahnsinniger. Und jetzt ist es so, dass es uns schon eingeholt hat.
Car dans les années 90, ils ont encore tous dit, qu’est-ce-que c’est que ce dingue. Et maintenant, c’est ainsi, que cela nous a déjà atteint.

Gerald Matt:
Richtig. Aber Sie sind, jetzt muss ich auf die Landwirtschaft kommen.
Exact. Mais nous sommes, nous devons maintenant en venir à l’agriculture.

Tobias:
Entschuldigung. Neulich war ich, da sind wir auf die Wildspitze gegangen, geklettert. Also Touren-Skifahren. Da sind wir die ersten 1000 Meter mit dem Lift gefahren. Die zweiten sind wir dann zu Fuß gegangen, geklettert. Am Schluss ist eine Eiswand. Und die ersten 1000 Meter mit dem Lift. Da wenn man aussteigt aus dem Lift, da ist hier ein Standl und da und da (deutet mit der Hand in verschiedene Richtungen). Und die drei haben verschiedene, mit Riesen Lautstärken verschiedene Musik drinnen. Der eine macht Mp Mp Mp Mp…(Techno) .der andere macht Hollerrädi dijäh di jo (Jodler)und die anderen so...Ich habe gedacht, wenn das ein Außerirdischer, ein Außerirdischer sähe von oben und sagt, was habt ihr da für eine Welt da unten, dann werden wir irgendwie alle eingesperrt. Ein Irrsinn nicht! Und so! Da kann man natürlich lachen, aber letztendlich sieht es schon komisch aus.
Pardon. Dernièrement, j’étais, nous sommes allés sur le Wildspitze, avons grimpé. Donc, du ski de randonnée. Nous avons monté les 1000 premiers mètres avec l’ascenseur. Ensuite, nous avons grimpé à pieds les deuxièmes 1000 mètres. A la fin, il y a un mur de glace. Et les premiers 1000 mètres avec l’ascenseur. Là, quand on sort de l’ascenseur, il y a une estrade et là et là (il montre différentes directions avec les mains) Et les trois ont des différentes, avec d’immenses haut-parleurs, différentes musiques dedans. L’un fait Mp Mp Mp (Techno), l’autre fait Hollerrädi dijäh di jo (Jodler, chant tyrolien) et l’autre ainsi.. Je me suis dit, si un étranger, si un étranger nous voit du haut et dit, quel monde avez-vous là en bas, alors nous sommes en quelque sorte tous enfermés. Pas de la folie! Et ainsi! Là, on peut bien sûr rire, mais finalement cela paraît déjà comique.

Gerald Matt:
Ich komme nochmal kurz doch noch zur Landwirtschaft. Sie sind ja Ökonomierat, also offenkundig wurde das ja entsprechend gewürdigt. Aber wie, wie ist Tobias Moretti drauf gekommen, ich mache einen Bauernhof?
J’en viens encore une fois brièvement à l’agriculture. Vous êtes conseil en économie, donc, évidemment, honoré en conséquence. Mais comment, comment Tobias Moretti en est-il arrivé là, je prends une ferme?

Tobias:
Das war eine private Entscheidung, weil ich das Angebot bekommen habe, das familiär zu übernehmen.
C’était une décision privée, parce que j’ai reçu l’offre de reprendre la familiale.

Gerald Matt:
Aha, das war also keine große Sehnsucht, über all die Jahre irgendwas am Land zu machen (Tobias schüttelt verneinend den Kopf), nein! Aber jetzt fühlen Sie sich wohl.
Aha, ce n’était donc pas une grande nostalgie, de faire quelque chose sur toutes les années au pays (Tobias secoue la tête en niant) non ! Mais vous sentez-vous bien maintenant ?

Tobias:
Das war eher schwer, weil es natürlich gegen meinen Beruf war. Und jetzt lässt sich das super vereinbaren. Das lässt sich insofern vereinbaren, weil ich einfach einen gewissen Freiheitsraum, einen Freiraum habe und einen Status habe. Wenn ich jetzt am Burgtheater angestellt wäre und jede Produktion mitmachen müsste, ginge das natürlich nicht.
C’était plutôt dfficile, parce que c’était bien sûr contre ma profession. Et maintenant, cela convient de façon super. Cela peut convenir jusqu’à ce point, parce que j’ai simplement un certain espace de liberté, j’ai un espace de liberté et un statut. Si j’étais engagé maintenant au Burgtheatter et que je devais participer à chaque production, cela n’irait bien sûr pas.

Gerald Matt:
Ginge es gar nicht. Jetzt ein weiter Sprung von der Landwirtschaft zur Oper. Sie haben ja einige Opern inszeniert. Was macht Sie zum Liebhaber der Oper? Woher kommt die Leidenschaft?
Cela n’irait pas du tout. Maintenant, un autre saut de l’agriculture à l’Opéra. Vous avez mis en scène quelques Opéras. Qu’est-ce qui fait de vous un amoureux de l’Opéra? D’où vient la passion?

Tobias:
Oper - Opernliebhaber, das ist ein komisches Wort. Das weiß ich gar nicht, ob das bin.
Opéra – Amoureux de l’Opéra, c’est un drôle de mot. Je ne sais pas du tout si je suis cela.

Gerald Matt:
Was fasziniert Sie dran?
Qu’est-ce qui vous fascine?

Tobias:
Es ist für mich immer so gewesen, dass jede theatralische Form, ob das jetzt ein Gang ist, ob das jetzt was Vorspielen ist – alles hängt bei mir mit Musik zusammen. Immer, schon als Kind. Wenn man rum spielt und zieht man die Schuhe aus und man geht so (Zieht einen Schuh aus und macht es vor), das ist Musik. Eins, zwei, drei und dag dag dag und dag dag dag...das ist schon Musik. Was soll man da machen? Es ist sozusagen alles – jeder Gang hat mit Musik zu tun. Da können Sie machen…..alles hat mit Rhythmus zu tun, nicht mit Harmonie! Und die Oper läuft Gefahr, dass sie sozusagen in dieses Sittenbild der Harmonie hinein fällt. Aber das ist ja Blödsinn.
Cela a toujours été ainsi pour moi, que chaque forme théâtrale, que ce soit maintenant un passage, ou que ce soit maintenant un prologue, tout cela est lié chez moi à la musique. Toujours, déjà quand j’étais enfant. Quand on jouait et qu’on retire ses chaussures et qu’on marche ainsi (il retire une chaussure et marche) c’est de la musique. Un, deux, trois, et dag dag dag et dag dag dag, c’est déjà de la musique? Que doit-on faire? C’est pour ainsi dire tout – chaque passage a à voir avec la musique. Là, vous pouvez faire, cela a à voir avec le rythme, pas avec l’harmonie. Et l’Opéra court le danger, que pour ainsi dire, il tombe dans cette fresque de l’harmonie. Mais c’est de la bêtise.

Gerald Matt:
Haben Sie das versucht?
Avez-vous essayé cela?

Tobias:
Der Dramatik…
La dramaturgie

Gerald Matt:
Haben Sie versucht, das zu unterlaufen in Ihren Produktionen?
Avez-vous essayé d‘échapper à cela cela dans vos productions?

Tobias:
Bitte????
Pardon???

Gerald Matt:
Haben Sie versucht, diese Harmonie zu unterlaufen? Dem was entgegen zu setzen.
Avez vous essayé d’échapper à cette harmonie? A mettre quelque chose au devant?

Tobias:
Ja natürlich. Das versucht man immer.
Oui, bien sûr, on essaie toujours cela.

Gerald Matt:
Ja, was? Also Ihre Opernproduktionen.
Oui, quoi ? Donc, vos productions d’Opéra.

Tobias:
Mehr oder weniger. Aber da war zum Beispiel das Tolle, weil der Harnoncourt ja genau das immer gesagt hat und erkannt hat auch letztendlich. Und sozusagen auch – ich mag ja das Wort nicht – aber er hat es, er hat es demokratisiert. Das ist ein blödes Wort. Aber er hat sozusagen, auch hier – es war immer wie Geschichtsunterricht - wenn Sie sagen Walzer, hat er zum Beispiel im Don Giovanni da kommt ein Zweierrhythmus auf einen Dreier! Und der Zweier ist in der Volksmusik zum Beispiel – und alles geht von der Volksmusik aus – auch die ganze Klassik letztendlich, ist die Polka ein Zweier, der Walzer ein Dreier. Und wo die zusammen kommen ja, da gibt es eine Schnittmenge bei 12 und das kommt bei Don Giovanni vor, das ist irrsinnig interessant so zu arbeiten. Und letztendlich auch, was ist das für ein, also der Walzer war ja eine Unglaublichkeit im höfischen Sinne. Das war ja fast eine Provokation, als würde man dafür eingesperrt werden können, dass man sich berührt. Vorher gab es sozusagen die Menuette oder die höfischen Tänze, wo man sich so (zeigt es) gegenüber – da hat man sich ja nie berührt. Und plötzlich kommt ein Volkstanz und wird Mode in der Aristokratie, dass man sich irgendwie am Arsch fasst, oder irgendwie (zeigt es wieder) rumm bumm geht es dahin. Das war eine Provokation. Und wenn man diese Musik im Rhythmus bamm bamm, bamm bamm, bamm bamm. Das hat natürlich eine gewisse Aggression, das hat eine Akzentuierung und das ist zum Beispiel spannend mit Musik. Und solche Dinge sind dramatische Elemente, die mich interessieren. Und in der Oper gibt es die zur Genüge, aber es ist nicht so, dass mich die Opernwelt per se fasziniert – gar nicht.

Plus ou moins. Mais c’est par exemple ce qui est super, parce qu’Harnoncourt a dit exactement cela et l’a reconnu aussi en fin de compte. Et pour ainsi dire aussi – je n’aime pas le mot – mais il l’a, il l’a démocratisé. C’est un mot stupide. Mais il a pour ainsi dire, ici aussi - c’était toujours comme l’enseignement de l’histoire – si vous dites la valse, il a par exemple dans Don Giovanni, là un rythme à deux temps devient un rythme à trois temps : Et le deux temps est dans la musique populaire par exemple – et tout part de la musique populaire – tout le classique aussi finalement, la polka est un deux-temps, la valse un trois-temps. Et où cela se rassemble, il y a une coupure à 12 et cela se produit dans Don Giovanni, c’est follement intéressant de travailler ainsi. Et finalement aussi, ce qu’est cela pour quelqu‘un, donc la valse est une invraisemblance dans le sens courtisan. C’était presque une provocation, comme l’on pouvait être emprisonné pour cela, que l’on se touche. Auparavant, il y avait les menuets ou les danses de cour, où l’on se trouvait ainsi (il montre) face à face – on ne se touchait jamais. Et soudain, arrivait une danse populaire et devenait une mode dans l’aristocratie, où en quelque sorte on se saisit le cul, ou n’importe comment (il montre encore) Rumm bummm, et on y va. C’était une provocation. Et quand cette musique en rythme bamm bamm, bamm bamm, bamm bamm…Cela a bien sûr une certaine agression, cela a une accentuation et c’est par exemple passionnant avec la musique. Et de telles choses sont des éléments dramatiques, qui m’intéressent. Et dans l’Opéra, il y en a suffisamment, mais ce n’est pas ainsi que l’Opéra en soi me fascine, pas du tout.

Gerald Matt:
Aber haben Sie jetzt abseits der Musik auch….
Mais vous avez maintenant à l‘écart de la musique aussi..

Tobias:
Die Oper – in der Oper findet man wahnsinnig viele….es gibt tolle Aufführungen, die man nie mehr vergisst im Leben. Aber ich habe auch schon oft gelitten. Mit Phasen, wo man einfach schläft und so. Sich auf das Bier freut.
L’Opéra – dans l’Opéra, on trouve follement beaucoup – Il y a de super représentations, que l’on oublie plus jamais dans la vie. Mais j’ai aussi souvent souffert. Avec des phases, où l’on dort simplement et ainsi de suite. On se réjouit d’une bière.

Gerald Matt:
Oder geht.
Ou on part.

Tobias:
Ja, das gibt es halt auch.
Oui, il y a juste cela aussi.

Gerald Matt:
Zu Ihrem Don Giovanni nur. Was sind für Sie die Inhalte der Opern, haben die auch eine Bedeutung? So Narrativ? (Tobias sieht in fragend an) Hat das Narrativ auch eine Bedeutung, der Inhalt? (Tobias nickt) Und beim Don Giovanni, wie haben Sie den zum Beispiel ausgelegt? Als Frauenheld? Als skrupelloser Held? Hedonist? Anarchist? Oder mehr als schwacher Mann, der quasi vor sich selber auf der Flucht ist?
Sur votre Don Giovanni seulement. Qu’est pour vous le contenu de l’Opéra, a-t-il aussi une signification? Narratif ainsi (Tobias le regarde d’un air interrogateur) Le narratif a-til aussi une signification, le contenu (Tobias hoche la tête) et chez Don Giovanni, comment l’avez-vous par exemple représenté ? Comme homme à femmes? Comme héros sans scrupules? Hedoniste? Anarchiste? Ou davantage comme un homme faible, qui est quasiment en fuite devant lui-même?

Tobias:
Ja, aber das wäre doch dann zu einfach, wenn man ihn sozusagen ….natürlich hat der seine Schwächen und in der Analyse ist es klar. Irgendwann mal bleibt nur noch ein – wie bei dem Gyros da (macht schneidende Bewegungen) nur noch das Ding über. Aber letztendlich musst du ihn doch erzählen als einen, als einen egozentrischen Berserker. Aber letztendlich ist es auch nur ein Prototyp einer gewissen Haltung und einer Gesellschaftsform gewesen. DER GRAF! Der sich alles letztendlich nimmt und dann das Interessante sozusagen in der direkten Konfrontation mit seiner eigenen Moralität - das ist auch das Schicksal unserer Zeit, dass wir die gar nicht mehr, dass wir die Moralität gar nicht mehr als Gegenüber, nicht einmal als Möglichkeit einer Auseinandersetzung wählen. Das ist auch das Problem des Atheismus heute. Dass das gar keine wirklichen Atheisten sind, sondern eigentlich nur so, weil das halt jetzt so ist. Das sind eigentlich die Betschwestern von gestern, sind heute die Atheisten. Und das ist beim Don Giovanni schon ein bewusster Schritt, dass der her geht und sagt: So wie ich gelebt habe, so will ich sterben! So will Ich – eigentlich ein Gegenmodell zu einem hierarchischen Triptychon – mit Gott und Mensch sein – sozusagen dieses klassische Konzept.

Oui, mais cela serait pourtant alors trop simple, si on le, pour ainsi dire, bien sûr, il a ses faiblesses et dans l’analyse, c’est clair. A un moment donné, il reste seulement encore une chose – comme chez le Gyros (plat grec)(il fait des mouvements tranchants) seulement encore une couche. Mais finalement, tu dois pourtant le raconter comme quelqu’un, comme un guerrier égocentrique. Mais finalement, il a aussi seulement été un prototype d’une certaine attitude et d’un type de Société. LE COMTE ! Qui prend finalement tout et alors pour ainsi dire, ce qui est intéressant dans sa confrontation directe avec sa propre moralité – c’est aussi le destin de notre temps, que nous ne la choisissons plus, que nous ne choisissons plus la moralité comme vis-à-vis même pas comme possibilité lors d'une confrontation.. C’est aussi le problème de l’athéisme aujourd’hui. ce ne sont plus du tout de véritables athées, mais en fait seulement ainsi, parce cela est justement ainsi maintenant. Ce sont en fait les bigotes d’hier, elles sont aujourd’hui les athées. Et c’est déjà chez Don Giovanni un pas conscient, qu’il parte et dise : Ainsi que j’ai vécu, je veux mourir: Ainsi je veux – en fait un contre modèle à un triptyque hiérarchique – être avec Dieu et l’homme – pour ainsi dire ce concept classique.

Gerald Matt:
Wir haben jetzt über sehr viele Erfolge gesprochen. Gibt es etwas, dass Sie künstlerisch und beruflich als Misserfolg ansehen in Ihrem Leben?
Nous avons maintenant beaucoup parlé de succès. Y-a-t-il quelque chose dans votre vie que vous considérez comme un échec, artistiquement et professionnellement?

Tobias:
Einen richtigen Misserfolg?! Ja..es gab einen richtigen Misserfolg. Das war… und das war….ja, das war eigentlich meine...das war hier in Wien. Da habe ich in München in den Kammerspielen schon gespielt und so. Habe tolle Sachen spielen dürfen. Und da kam ein griechischer Regisseur, Paris Kosmidis, der wollte „den Verschwender“ machen am Volkstheater. Und das war ein wirklicher Misserfolg. Denn der hat...eigentlich hat der immer den Zadek nachmachen wollen. Aber er war nicht Zadek! Er war ein griechischer Regisseur namens Paris Kosmidis und war sozusagen immer eine, eine Zadek nachmachende Persönlichkeit. Und da hat er uns so, ich war völlig verloren, dann hat man sich gerettet irgendwie und die Emmi Werner, die damals das Volkstheater hatte, hat sich auch nicht ….niemand hat sich mehr ausgekannt. Das war eine grauenhafte...Jeder war: Rette sich wer kann, das war ein Misserfolg und so. Das war ganz….aber das ist auch wichtig wahrscheinlich gell? Aber in dem Moment ist es nicht so lustig. Und das ist der Unterschied zwischen Film und Theater. Du spielst dann die „Scheiße“ vierzig Mal. Und jedes Mal versinkst du im Boden. Und beim Film sagt man: Ja….booh (macht Handbewegungen)

Un véritable échec ? Oui, il y a eu un véritable échec. C’était… et c’était… Oui.. C’était en fait mon.. C’était ici à Vienne. J’avais déjà joué à Munich au Kammerspiel. J’ai pu jouer des choses formidables. Et là, arrivait un metteur en scène grec, Paris Kosmidis, qui voulait faire „Le Prodigue“ au Volkstheater. Et c’était un véritable fiasco. Car en fait, il a toujours voulu imiter Zadek. Mais il n’était pas Zadek! C’était un metteur en scène grec nommé Paris Kosmidis et il était pour ainsi dire toujours une personnalité imitant Zadek. Et là, il nous a ainsi, j’étais totalement perdu, et puis on s’est en quelque sorte sauvé et Emmi Werner, qui avait le Volkstheater à l‘époque, ne l’a pas non plus … personne ne s'y est plus reconnu. C’était horrible.. chacun était: Sauve qui peut, c’est un fiasco et ainsi de suite. C’était tout à fait, .....mais c’est aussi important, probablement, hein,? Mais sur le moment, ce n’est pas tellement drôle. Et c’est la différence entre le cinéma et le théâtre. Tu joues alors de la merde quarante fois. Et chaque fois, tu t’enfonces dans le sol. Et au cinéma on dit : Oui… bahh (fait des mouvements de la main)

Gerald Matt:
Tobias Moretti. Wir sind fast am Schluss und wir sollten nicht mit dem sogenannten Misserfolg enden. Ich denke, wir sollten über einen zukünftigen Erfolg reden. Sie drehen im Moment gerade „Die Hölle“ mit dem Oscarpreisträger Ruzowitzky. Ich habe gelesen, es soll der schnellste, härteste Thriller werden. Was erwartet uns, wenn „Die Hölle“, ich glaube Anfang nächsten Jahres in die Kinos kommt?
Tobias Moretti, nous en sommes presque à la fin et nous ne devrions pas terminer avec le soi-disant échec. Je pense que nous devons parler d’un futur succès. Vous tournez justement en ce moment ‚L’enfer‘ avec le lauréat de l’Oscar Ruzowitsky. J’ai lu que cela serait le thriller le plus rapide, le plus dur. Qu’est-ce qui nous attend, quand „L’enfer“ arrivera dans nos cinémas, je crois au début de l’année prochaine?

Tobias:
Nein, das habe ich ja schon im Frühjahr fertig gedreht. Das kommt im Januar im Kino und das dauert wie bei allen Kinofilmen ein dreiviertel Jahr, bis es…
Non, j’ai déjà terminé de tourner cela au printemps. Cela arrive en Janvier dans les cinémas et cela dure comme pour tous les films de cinéma trois trimestres, jusqu’à ce que..

Gerald Matt:
Es soll aber der härteste, habe ich gelesen, der härteste und schnellste Thriller werden (Tobias zieht unwissend die Schultern hoch)
Mais cela doit être le plus dur, ai-je lu, le thriller le plus dur et le plus rapide (Tobias hausse les épaules d’un air d’ignorance)

Tobias:
Das weiß ich nicht.
Je ne sais pas.

Gerald Matt:
Ja gut, das ist Werbung. Aber was erwartet uns? Auf was können wir uns freuen?
Bon, c’est la publicité. Mais qu’est-ce qui nous attend ? De quoi pouvons nous nous réjouir ?

Tobias:
Der Ruzowitzky einfach ein toller Dramatiker, ein Regisseur, der wirklich irgendwie auch anders arbeitet, wie er wirkt. Der ist wie eine Degenspitze im Minimalismus, arbeitet sich der so hinein. Und behaut das Angebot des Schauspielers, bis er wirklich DAS findet. Und das hat mir wahnsinnig Freude und Spaß gemacht mit dem zu arbeiten, weil er auch nicht nachlässt. Der ist ja so ein unerbittlicher, so ein kleiner….bleibt immer so dran. Und das ist aber toll, weil er einfach ein unglaublicher, so anders ist, als er wirkt. Einfach ein toller Regisseur ist. Und genau weiß, was er will. Und wikrlich ein Konzept hat erster Güte und genau im Kopf hat, was er da will. Und wenn er das nicht genau findet, dann schraubt er herum, nach links und nach rechts. Das ist schön, von so einem Menschen als Instrument sozusagen ausgenützt zu werden. Und überhaupt – weil er es auch kann. Weil er sozusagen die Tastatur ausreizt. Und das ist lässig. Als Schauspieler, dann hat man nicht irgendwie umsonst gearbeitet.
Ruzowitzky est simplement un super dramaturge, un metteur en scène qui en fait travaille aussi en quelque sorte autrement, comme il agit. Il est comme une pointe d’épée dans le minimalisme, qui travaille ainsi en dedans. Et il sculpte l’offre de l’acteur, jusqu’à ce quil trouve vraiment CELA. Et cela m’a follement réjoui et fait plaisir de travailler avec lui, parce qu’il ne se relâche pas. Qui est un tel impitoyable, un tel petit… il reste toujours ainsi. Et c’est cependant super, parce qu’il est simplement incroyable, il est autrement ainsi, qu’il agit. Simplement un metteur en scène formidable. Et qui sait exactement ce qu’il veut. Et vraiment un concept de première classe et qui a exactement en tête ce qu’il veut. Et quand il ne trouve pas cela exactement, alors, il resserre la vis, vers la gauche et vers la droite. C’est bien, d’être pour ainsi dire utilisé par un tel homme comme un instrument. Et donc, parce qu’il le peut aussi. Parce qu’il épuise pour ainsi dire le clavier. Et c’est cool. En tant qu’acteur, car on n’a, en quelque sorte, pas travaillé en vain.

Gerald Matt:
Wir freuen uns auf diesen Film und ich darf….
Nous nous réjouissons de ce film et je dois…

Tobias:
Das ist ein harter Film. Aber cool.
C’est un film dur. Mais cool.

Gerald Matt:
Also wie gesagt, Anfang nächsten Jahres. Herzlichen Dank Tobias Moretti. Und Ihnen danke für das Zuhören.
Donc, comme on l’a dit, au début de l’année prochaine. Merci infiniment, Tobias Moretti. Et merci à vous d’avoir écouté.

Tobias:
Danke (viel Beifall)
Merci (beaucoup d’applaudissements)


1205 appréciations
Hors-ligne

La vidéo avec le texte sur facebook :

https://www.facebook.com/Tobias.Moretti.fr/videos/vb.147754671938064/1190354454344742/?type=2&theater

Répondre
Pseudo :
Adresse e-mail:


Se souvenir de mes infos ( pseudo et e-mail ) :
Cochez la case ci-contre :

Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 64 autres membres